June 11, 2019 / 12:20 PM / 6 months ago

Wall Street devrait ouvrir en hausse, l'appétit pour le risque domine

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes progressent mardi à mi-séance, soutenus par les progrès sur le commerce entre Washington et Mexico et les espoirs de baisse de taux aux Etats-Unis.

Wall Street est attendue en hausse et les Bourses européennes progressent mardi à mi-séance. À Paris, le CAC 40 gagne 0,82% vers 11h55 GMT. À Francfort, le Dax prend 1,34% et à Londres, le FTSE monte de 0,5%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en territoire positif, avec une progression attendue d’environ 0,45% pour le Dow Jones et le S&P-500 et de 0,6% pour le Nasdaq.

Le Dow affiche déjà six séances consécutives de hausse, du jamais vu depuis 13 mois.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,82% à 5.426,44 vers 11h55 GMT, au plus haut depuis le 20 mai. À Francfort, le Dax prend 1,34% et à Londres, le FTSE monte de 0,5%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,9%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro gagne 0,82% et le Stoxx 600 s’octroie 0,9%.

Le soulagement semble toujours dominer les places boursières après l’accord conclu entre le Mexique et les Etats-Unis sur le commerce vendredi soir, même si les discussions entre Washington et Pékin, principale source d’inquiétude des marchés, restent au point mort.

Ajoutant aux incertitudes dans ce dossier, Donald Trump s’est dit prêt lundi à imposer de nouveaux tarifs douaniers sur les produits chinois en l’absence d’avancées lors du sommet du G20 à la fin du mois.

Selon les économistes de Mirabaud Securities, la progression des marchés est également “alimentée une nouvelle fois par l’espoir que les banques centrales prennent le relais de la morosité économique constatée ces derniers mois surtout en Europe”.

Les marchés intègrent une probabilité d’environ 20% d’une baisse de taux de la Fed à l’issue de sa réunion du 18 et 19 juin mais de près de 100% d’un assouplissement d’ici fin juillet.

VALEURS EN EUROPE

Sur les marchés européens, la hausse des cours des métaux industriels et l’apaisement sur le commerce USA-Mexique profitent aux secteurs des ressources de base et de l’automobile, dont les indices prennent respectivement 2,94% et 1,94%.

Continental, Volkswagen et Daimler gagnent entre 3,45% et 1,93% à la Bourse de Francfort, restée fermée lundi pour la Pentecôte.

A Paris, ArcelorMittal affiche de loin la plus forte hausse du CAC 40 avec un gain de plus de 6%.

En baisse, l’action du groupe britannique de mode Ted Baker chute de 27,19% à la Bourse de Londres, ses prévisions étant bien inférieures aux attentes des investisseurs.

CHANGES

Le dollar est pratiquement inchangé face à un panier de devises de référence mais reste au-dessus du plus bas de deux mois et demi touché vendredi après les chiffres inférieurs aux attentes de l’emploi américain en mai.

L’euro se maintient autour de 1,1310 dollar.

La livre sterling est orientée à la hausse mais elle a réduit ses gains après avoir pris jusqu’à 0,35% face au dollar et 0,3% face à l’euro en réaction à l’annonce d’une hausse supérieure aux attentes des salaires en Grande-Bretagne sur la période février-avril.

TAUX

La hausse des actions mondiales continuer de s’accompagner d’une remontée des rendements obligataires aux Etats-Unis, où le 10 ans évolue à 2,17%, au plus haut depuis le 31 mai.

En Europe, le rendement du Bund allemand à 10 ans recule en revanche à -0,224%.

PÉTROLE

Les cours du brut profitent de la hausse des actions et des anticipations de prolongation de l’accord d’encadrement de l’offre par l’Opep et ses alliés, Russie incluse.

Le baril de Brent évolue autour de 62,40 dollars et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) autour de 53,70 dollars.

MÉTAUX

Les cours des métaux sont soutenus par les espoirs de mesures supplémentaires de soutien à l’économie en Chine. Le cuivre a touché un pic de deux semaines à 5.740 dollars la tonne.

L’or est retombé à un plus bas d’une semaine, à 1.320,75 dollars l’once, pénalisé par le regain d’appétit pour des actifs plus risqués après l’accord entre les Etats-Unis et le Mexique.

Édité par Marc Angrand

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