June 7, 2019 / 7:36 AM / in 4 months

Fiat peut encore changer d'avis sur Renault, dit Pannier-Runacher

PARIS (Reuters) - Fiat-Chrysler peut encore revenir sur sa décision de retirer son offre de fusion avec Renault, a estimé vendredi la secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher.

Fiat-Chrysler peut encore revenir sur sa décision de retirer son offre de fusion avec Renault, a estimé vendredi la secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie et des Finances Agnès Pannier-Runacher. /Photo d'archives/REUTERS/Giorgio Perottino

Interrogée sur RTL, elle a défendu l’attitude de l’Etat français actionnaire de Renault, qui avait demandé un délai supplémentaire de cinq jours pour se prononcer afin d’obtenir le soutien explicite de son partenaire japonais Nissan.

“Nous avons accueilli avec une grande ouverture la sollicitation de Fiat-Chrysler pour ce projet de fusion. On a posé quatre conditions (...) qui visaient à préserver les intérêts industriels de Renault”, a-t-elle rappelé.

“Nous avons joué notre rôle d’actionnaire soucieux des intérêts industriels de Renault”, a-t-elle ajouté.

Trois des conditions étaient satisfaites - préservation des emplois et sites, gouvernance équilibrée, participation à un projet batteries électriques. La France souhaitait aussi que l’opération se fasse dans le cadre de l’alliance avec Nissan.

“Ça a achoppé sur le fait qu’il y ait un avis franchement positif de la part de Nissan sur ce projet”, a souligné Agnès Pannier-Runacher. “Lorsqu’on est dans une alliance avec un partenaire stratégique, ça me paraît le minimum.”

Pour la secrétaire d’Etat, “il n’y avait pas d’urgence” et demander quelques jours supplémentaires pour obtenir “de manière ferme” le soutien japonais n’aurait pas dû poser de problème.

“Le fait que Fiat retire son offre face à ça, c’est un choix de Fiat”, a-t-elle ajouté. “Cette décision leur appartient et elle n’est peut-être pas définitive (...) Je pense que rien n’interdit à Fiat de revenir à la table des négociations.”

Agnès Pannier-Runacher a estimé que l’offre de Fiat-Chrysler était certes un projet industriel “intéressant” mais que Renault avait des “atouts suffisamment forts pour pouvoir vivre sans”.

“Dans les opérations de fusion-acquisition il faut que les choses soient bien posées dès le départ”, a-t-elle fait valoir. “Quand vous faites un mariage, il vous que vous soyez serein sur votre fiancée et qu’il y ait un bon contrat de mariage.”

Emmanuel Jarry, édité par Yann Le Guernigou

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