May 31, 2019 / 8:34 AM / 5 months ago

Trump et la Chine font chuter les actions et les taux

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes baissent nettement vendredi à l’ouverture après le double choc provoqué par la décision de Donald Trump de taxer tous les produits mexicains et par l’annonce d’une contraction de l’activité manufacturière en Chine.

A la Bourse de Londres. Les principales Bourses européennes baissent nettement vendredi à l'ouverture. À Paris, l'indice CAC 40 perd 1,04% vers 07h40 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,37% et à Londres, le FTSE abandonne 0,78%. /Photo d'archives/REUTERS/Simon Dawson

Ces deux nouvelles réveillent chez les investisseurs la peur d’une récession et entraînent un climat d’aversion au risque illustré par la chute des rendements obligataires.

À Paris, l’indice CAC 40 perd 1,04% à 5.194,48 points vers 07h40 GMT. À Francfort, le Dax cède 1,37% et à Londres, le FTSE abandonne 0,78%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 1,15%, le FTSEurofirst 300 de 0,88% et le Stoxx 600 de 0,86%.

Le président américain a annoncé jeudi que les Etats-Unis prélèveraient à partir du 10 juin des droits de douane de 5% sur tous les produits importés du Mexique et que ces taxes, progressivement relevées, seraient en vigueur tant que les flux de migrants clandestins traversant le Mexique ne seraient pas stoppés.

“Donald Trump utilise le commerce et la puissance économique des Etats-Unis comme une arme”, commente l’analyste Neil Wilson (Markets.com). “Nous devons partir du principe que les discussions avec la Chine n’iront nulle part et qu’en l’absence d’un nouveau bâton pour taper sur Pékin, Trump s’est trouvé un nouvel ‘ennemi’ à attaquer”.

Autre nouvelle inquiétante pour les marchés, l’activité dans le secteur manufacturier chinois s’est contractée en mai après deux mois de faible croissance, accentuant la pression sur Pékin pour mettre en oeuvre des mesures supplémentaires de soutien à l’économie chinoise dans un contexte de vives tensions commerciales avec Washington.

VALEURS EN EUROPE:

Le nouveau coup d’éclat de Donald Trump frappe en premier lieu le secteur de l’automobile, parce que de nombreux constructeurs se servent du Mexique comme base pour exporter vers les Etats-Unis mais aussi parce que les constructeurs européens ne peuvent que craindre d’être les suivants sur la liste.

L’indice Stoxx de l’automobile perd 2,28%. Renault cède 4,16%, PSA 1,8%, Faurecia 3,35% et Volkswagen 2,9%.

L’indice Stoxx des ressources de base, très sensible lui aussi à la thématique commerciale, perd 1,74% avec notamment un repli de 2,14% pour ArcelorMittal.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a laissé 1,63%, pénalisée par le secteur automobile après les annonces de Donald Trump, et l’indice SSE Composite de la Bourse de Shanghai recule de 0,2%.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les indices de Wall Street sont orientés dans le rouge. La Bourse de New York avait fini jeudi en légère hausse, pour la première fois de la semaine, les investisseurs saluant timidement un mince espoir sur le front du commerce.

TAUX

Sur le marché obligataire, l’aversion au risque se traduit par une nette baisse des rendements des emprunts d’Etat. Celui du 10 ans américain évolue à un creux de 20 mois sous 2,18%. Il a perdu plus de 30 points de base depuis le début du mois.

La baisse des rendements est alimentée en outre par les propos du vice-président de la Réserve fédérale, Richard Clarida, qui a déclaré jeudi que la banque centrale américaine serait prête à agir si l’inflation refusait de décoller. Les traders ont interprété le message comme un signal renforçant la probabilité d’une baisse de taux.

En Europe, le Bund allemand à 10 ans, taux de référence de la zone euro, est tombé à -0,194% dans les premiers échanges, au plus bas depuis près de trois ans.

CHANGES

Le dollar est stable face à un panier de devises de référence dont l’euro, qui varie peu, autour de 1,1127.

Le yen joue pour sa part son rôle de valeur refuge et prend 0,6% face au dollar.

PÉTROLE

Les contrats à terme sur le brut perdent plus de 1%, autour de 66 dollars pour le baril de Brent et de 56 dollars pour le brut léger américain.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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