May 30, 2019 / 1:03 PM / 3 months ago

La croissance américaine du 1er trimestre revue en légère baisse, à 3,1%

WASHINGTON (Reuters) - La croissance économique a accéléré au premier trimestre aux Etats-Unis, a confirmé le gouvernement jeudi, mais il semble que le stimulant des exportations et de la reconstitution des stocks n’est déjà plus aussi efficace, si l’on en croit le ralentissement de la production du secteur industriel.

La croissance économique a accéléré au premier trimestre aux Etats-Unis, a confirmé le gouvernement jeudi, mais il semble que le stimulant des exportations et de la reconstitution des stocks n'est déjà plus aussi efficace, si l'on en croit le ralentissement de la production du secteur industriel. /Photo d'archives/REUTERS/Gary Cameron

Le produit intérieur brut (PIB) a augmenté de 3,1% annualisés au premier trimestre, suivant la deuxième estimation publiée jeudi par le département du Commerce, un peu moins que les 3,2% donnés le mois dernier, après 2,2% au dernier trimestre de 2018. La nouvelle estimation est conforme au consensus des économistes interrogés par Reuters.

Le département a revu en baisse sa première estimation de l’investissement dans les stocks mais il a relevé celle de la croissance des exportations. Ces deux éléments instables ont été les principaux moteurs de la croissance des trois premiers mois de l’année.

Il y a eu également une révision à la hausse modeste de la croissance des dépenses de consommation, tandis que l’investissement des entreprises s’est en fait contracté au premier trimestre et que le marché immobilier est plus faible qu’on ne l’avait mesuré précédemment.

Hors commerce, stocks et dépense publique, le taux de croissance du premier trimestre est de 1,3%, identique à celui publié le mois dernier et qui est le plus faible depuis le deuxième trimestre 2013.

L’économie américaine aura connu, en juillet, dix années de croissance ininterrompue, une série sans précédent.

Mais la croissance ralentit: les commandes à l’industrie ont baissé en avril car les entreprises doivent au préalable écouler leurs stocks. Les ventes au détail ont faibli en mai tandis que le marché immobilier reste à la peine.

LES BÉNÉFICES DES ENTREPRISES EN BAISSE

Ce ralentissement témoigne surtout de la dissipation des effets bénéfiques du coup de pouce fiscal du gouvernement et de la hausse de la dépense publique de l’an dernier, sans parler des effets dommageables du conflit commercial qui oppose Washington à Pékin.

Le gouvernement a également annoncé jeudi que les bénéfices des entreprises après impôt et hors valorisation des stocks et ajustements de la consommation de capital, ce qui correspond aux profits de l’indice S&P-500, avaient baissé de 0,8%, soit de 15,9 milliards de dollars, au premier trimestre, après un recul de 1,7% à 34,2 milliards au dernier trimestre 2018.

Quant au produit national brut (PNB), une autre mesure de la croissance économique, il a crû de 1,4% au premier trimestre après +0,5% au dernier trimestre 2018.

La moyenne du PIB et du PNB, considérée comme une mesure plus précise de l’activité économique, affiche une croissance de 2,2% de janvier à mars contre 1,3% d’octobre à décembre 2018.

La croissance des exportations a été revue en hausse au premier trimestre, à 4,8%. Le commerce international a ajouté 0,96 point au PIB et non pas 1,03 point comme estimé le mois dernier.

La croissance des stocks a été revue en baisse, conséquence indirecte du conflit commercial sino-américain, à 125,5 milliards de dollars au premier trimestre (128,4 milliards en première estimation).

L’accumulation de stocks s’explique en partie par un accès de faiblesse de la demande, surtout dans l’automobile. La contribution des stocks à la croissance du premier trimestre a été révisée à 0,60 point contre 0,65 point annoncé en mai.

La croissance des dépenses des ménages, qui représentent plus deux tiers de l’activité économique, a été de 1,3% et non pas de 1,2%, tandis que l’investissement des entreprises a diminué de 1,0% et non pas augmenté de 0,2% comme cela avait été annoncé le mois dernier.

La dépense publique a elle progressé de 2,5% au premier trimestre, un peu plus que les 2,4% de la première estimation.

Wilfrid Exbrayat pour le service français, édité par Patrick Vignal

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