May 25, 2019 / 9:54 AM / a month ago

Senard n'exclut pas une fusion Renault-Nissan à l'avenir

PARIS (Reuters) - Le débat autour d’une éventuelle fusion entre Renault et Nissan a pris une tournure “dramatique” qui n’était pas nécessaire, même si la question se posera sans doute à l’avenir, a déclaré samedi le président du constructeur automobile français, Jean-Dominique Senard.

Le débat autour d'une éventuelle fusion entre Renault et Nissan a pris une tournure "dramatique" qui n'était pas nécessaire, même si la question se posera sans doute à l'avenir, a déclaré samedi le président du constructeur automobile français, Jean-Dominique Senard. /Photo prise le 12 mars 2019/REUTERS/Kim Kyung-Hoon

Les relations entre Renault et Nissan se sont tendues dans les dernières semaines, alimentées par des rumeurs de fusion entre les deux groupes, projet que le constructeur français souhaiterait voir aboutir mais que son partenaire japonais refuse.

“On a beaucoup évoqué ces jours-ci cette question de fusion, en faisant en quelque sorte un petit peu peur à tout le monde”, a déclaré Jean-Dominique Senard sur France Inter.

“La réalité est plus simple que cela. Chaque entreprise dans le monde, quelque soit son activité, (...) doit réfléchir au meilleur moyen de se renforcer et, notamment lorsqu’il s’agit d’une alliance, vérifier comment on peut l’optimiser”, a-t-il ajouté.

“Ces discussions autour d’une fusion capitalistique (...) ont été ressorties récemment un peu de façon dramatique. Je pense que ce n’était pas nécessaire.”

“Je pense que c’est le devoir de toute entreprise de réfléchir à son avenir. Je pense que, dans la suite des évènements, tant Renault, que Nissan, que Mitsubishi réfléchiront à ce sujet dans la sérénité.”

Le ministre français de l’Economie, Bruno Le Maire, a jugé mercredi que le statu quo actuel fragilisait l’alliance Renault-Nissan et qu’il n’était pas possible de le maintenir.

Jean-Dominique Senard a rappelé que cette alliance puisait sa force dans le respect des cultures des uns et des autres et qu’il n’y aurait “pas d’évolution dans l’avenir, quelle qu’elle soit, sans ce respect-là”.

Une administratrice indépendante de Nissan a déclaré jeudi à Reuters qu’une fusion n’était pas à l’ordre du jour, soulignant que le groupe se concentrait sur l’amélioration de ses résultats.

Nissan, qui peine à tourner la page de la crise provoquée par la disgrâce de son président Carlos Ghosn, prévoit une chute de 28% de son bénéfice opérationnel à 230 milliards de yens (1,9 milliard d’euros) sur l’exercice qui s’achèvera en mars 2020, contre 318 milliards de yens sur l’exercice passé.

Caroline Pailliez, édité par Tangi Salaün

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