April 15, 2019 / 4:47 PM / 11 days ago

La hausse des actions plus hésitante en Europe, Wall St recule

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles écarts lundi en l’absence de catalyseurs susceptibles d’imposer une tendance claire aux marchés entre les incertitudes sur l’issue des discussions commerciales USA-Chine et le démarrage en demi-teinte de la période des publications de résultats aux Etats-Unis.

Les Bourses européennes ont terminé sur de faibles écarts lundi en l'absence de catalyseurs susceptibles d'imposer une tendance claire aux marchés. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,11%. A Londres, le FTSE 100 a clôturé inchangé et à Francfort, le Dax a progressé de 0,17%. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,11% (6,03 points) à 5.508,73 points après avoir évolué entre 5.497,53 et 5.518,37 points, son plus haut niveau depuis le 1er octobre. A Londres, le FTSE 100 a clôturé inchangé et à Francfort, le Dax a progressé de 0,17%.

L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,08%, le FTSEurofirst 300 0,08% et le Stoxx 600 0,15%.

Si Steven Mnuchin, le secrétaire au Trésor américain, a évoqué de nouveaux progrès dans les discussions USA-Chine, il a ajouté que de nombreuses questions restaient à régler.

Par ailleurs, selon deux personnes informées des discussions, les négociateurs américains se sont résignés à revoir à la baisse leurs exigences en matière de réduction des aides publiques chinoises à l’industrie pour ne pas compromettre un accord plus large.

“L’enthousiasme lié aux progrès des discussions commerciales USA-Chine est compréhensible”, admet dans une note Jamie Thompson, responsable des scénarios Macro chez Oxford Economics, mais “si un accord commercial semble à portée de main, une paix durable reste une perspective plus lointaine”.

Il souligne en outre que l’impact sur les marchés financiers des bonnes nouvelles liées au dossier des tensions commerciales s’est régulièrement amplifié ces derniers mois, notamment en Chine, alors que les retombées économiques d’un éventuel accord pourraient être limitées.

Parallèlement, les pays membres de l’Union européenne ont donné leur accord définitif à l’ouverture de négociations commerciales avec Washington, malgré l’opposition de la France.

VALEURS

En Europe, l’incertitude sur le commerce international a freiné les secteurs les plus exposés comme celui des matières premières, dont l’indice Stoxx de référence a cédé 0,83%, ou les hautes technologies (-0,22%).

A la hausse, le secteur bancaire a de nouveau bénéficié des résultats supérieurs aux attentes publiés vendredi par JPMorgan Chase. L’indice Stoxx des banques a progressé de 0,44%, BNP Paribas de 1,16%, Crédit agricole de 2,18%.

EDF a gagné 3,01%. La réorganisation du groupe sera lancée le 28 mai, a-t-on appris de source proche du dossier, un processus qui pourrait inclure une renationalisation des activités nucléaires.

Publicis s’est adjugé 1,19% au lendemain de l’annonce officielle du rachat du spécialiste du marketing ciblé Epsilon à l’américain Alliance Data Systems pour 3,9 milliards d’euros.

Vivendi a pris 0,34%, le marché saluant l’annonce d’une nouvelle hausse de ses revenus au premier trimestre à la faveur du bond des ventes de sa maison de disques Universal Music Group, pour laquelle les préparatifs en vue d’une ouverture du capital se poursuivent.

A la baisse, Nokia a perdu 3,96% après l’abaissement de la recommandation de Goldman Sachs à “vendre”.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait dans le rouge, le Dow Jones cédant 0,24%, le Standard & Poor’s 500 0,24% et le Nasdaq Composite 0,35%.

Lanterne rouge du Dow, Goldman Sachs abandonnait 3,05%, le marché sanctionnant une baisse des revenus dans la quasi-totalité de ses grandes divisions, qui occultent un bénéfice par action supérieur au consensus.

Citigroup perdait 0,76% en dépit d’un bénéfice en hausse, certains analystes doutant de la capacité du groupe à conserver cet élan.

JPMorgan Chase, qui avait bondi de 4,7% vendredi après ses résultats, reculait de 1,52%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aux Etats-Unis, l’indice d’activité manufacturière de la Fed de New York, l’”Empire State”, est ressorti en hausse et supérieur aux attentes pour le mois d’avril à 10,1 contre 6,7 attendu après 3,7 en mars.

CHANGES

Le dollar est en légère baisse face à un panier de devises de référence (-0,04%) et l’euro en profite pour remonter juste au-dessus du seuil de 1,13.

Parallèlement, le yen, défavorisé en début de journée par le regain général d’appétit pour le risque, est revenu à l’équilibre face au billet vert comme à la monnaie unique.

La livre sterling a gagné du terrain au fil des heures pour repasser le seuil de 1,31 dollar, après des déclarations du secrétaire au Foreign Office, Jeremy Hunt, sur le caractère plus constructif qu’attendu des discussions entre le gouvernement et l’opposition travailliste.

TAUX

Les marchés obligataires sont très calmes des deux côtés de l’Atlantique et les rendements à dix ans américain comme allemand sont pratiquement inchangés, à 2,5525% pour le premier et 0,057% pour le second après un pic en séance à 0,08%, son plus haut niveau depuis le 20 mars.

Parmi les faits marquants du jour, le rendement à dix ans grec est tombé à son plus bas niveau depuis septembre 2005 à 3,266% après l’annonce d’un excédent primaire supérieur aux attentes sur les trois premiers mois de l’année et les informations selon lesquelles Athènes envisage de rembourser par anticipation des prêts du Fonds monétaire international (FMI).

PÉTROLE

Le marché pétrolier poursuit son mouvement de yo-yo et le Brent comme le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) sont en net repli, après les déclarations ce week-end du ministre russe des Finances, Anto Silouanov, sur la possibilité d’une hausse de la production de la Russie comme de l’Opep.

Le Brent revient vers 71 dollars le baril et le WTI vers 63 dollars.

A SUIVRE MARDI:

La séance de mardi sera animée entre autres par les statistiques mensuelles de l’emploi et des salaires au Royaume-Uni et par l’indice ZEW du sentiment des investisseurs en Allemagne, en attendant les chiffres de la production industrielle aux Etats-Unis.

Édité par Blandine Hénault

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below