April 9, 2019 / 12:09 PM / 3 months ago

Ouverture stable en vue à Wall Street, la prudence domine

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue sans grand changement mardi à l’ouverture, à l’instar de la variation limitée des Bourses européennes à la mi-journée, les investisseurs restant prudents à la veille de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne, du compte-rendu de la Réserve fédérale et d’une nouvelle journée importante sur le Brexit.

La variation des Bourses européennes reste limitée à la mi-journée. À Paris, le CAC 40 est pratiquement inchangé (+0,01%) vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,24% et à Londres, le FTSE grappille 0,02%. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street proche de l’équilibre: le Nasdaq et le S&P 500 pourraient perdre 0,1% et le Dow Jones devrait rester stable.

À Paris, le CAC 40 est pratiquement inchangé (+0,01%) à 5.472,34 vers 11h40 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,24% et à Londres, le FTSE grappille 0,02%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 s’octroie 0,18%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro est stable tandis que le Stoxx 600 avance de 0,07%.

“Les futures sur les principaux indices américains évoluent sans grande tendance dans l’attente de la publication des “minutes” de la Fed et du début des résultats d’entreprises” aux Etats-Unis en fin de semaine, commente dans une note Mirabaud Securities.

“La réunion de la BCE est bien évidemment aussi un sujet de préoccupation (plus que d’inquiétude) car si aucune nouvelle annonce n’est à attendre, les investisseurs seront attentifs aux précisions de Mario Draghi concernant les impacts des taux négatifs sur les banques ou encore la mise en place des TLTROs en septembre”.

Si aucun indicateur économique n’est attendu ce mardi, le Fonds monétaire international publiera à 13h00 GMT ses nouvelles prévisions de croissance mondiale.

En janvier, le FMI avait déjà ramené de 3,7% à 3,5% sa prévision de croissance pour cette année mais ce chiffre semble déjà hors d’atteinte au vu du choc subi ces derniers mois par les échanges commerciaux mondiaux, de la poursuite du ralentissement en Chine et des signes de dégradation de la conjoncture aux Etats-Unis et dans la zone euro.

La saga sur le Brexit continue par ailleurs de nourrir l’incertitude. A la veille d’un Conseil européen extraordinaire, le négociateur en chef de l’UE sur le Brexit, Michel Barnier, a déclaré que l’Union était prête à accorder un délai supplémentaire pour parvenir à un accord de divorce soutenu par les députés britanniques.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

A Wall Street, Boeing pourrait réagir à l’annonce par la Commission européenne de possible représailles concernant les subventions dont bénéficie l’avionneur, au lendemain de la publication par Washington d’une liste de produits européens pouvant faire l’objet de droits de douane en raison de subventions accordées à Airbus.

VALEURS EN EUROPE

L’indice Stoxx des banques (+0,82%) et de l’assurance (+0,55%) enregistrent les deux plus fortes progression en Europe à la veille de la réunion de la BCE, qui pourrait évoquer des mesures de soutien au secteur financier. A Paris, Société générale et BNP Paribas prennent respectivement 1,28% et 1,29%.

A l’inverse, Airbus recule de 1,36% après la publication par le bureau du représentant américain au Commerce (USTR) d’une liste de produits européens qui pourraient faire l’objet de droits de douane en représailles aux subventions accordées par l’Union au groupe d’aéronautique et de défense. Cette liste comprend notamment les avions gros porteurs commerciaux européens ainsi que leurs pièces détachées.

Les équipementiers de l’avionneur européen, comme Safran, déjà pénalisé par les déboires de Boeing sur son 737 MAX, Leonardo et Rolls Royce perdent autour de 1%.

Parmi les plus fortes baisses du Stoxx 600, l’italien Prysmian recule de 3,82% après avoir averti qu’il avait rencontré un problème sur le câble à haute tension WesternLink reliant l’Ecosse à l’Angleterre, ce qui soulève de nouveaux doutes sur l’infrastructure.

Les déboires du groupe italien profitent à son concurrent français Nexans, qui bondit de 5,89%.

CHANGES

Le dollar reste sous pression, pénalisé par la statistique décevante des commandes à l’industrie aux Etats-Unis et la progression des devises sensibles aux matières premières comme les dollars australien et canadien avec la hausse des cours du brut.,

L’”indice dollar”, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence, recule encore de 0,15% après avoir perdu 0,35% la veille, son plus fort repli journalier depuis le 20 mars.

L’euro en a profité pour revenir autour de 1,1275 avant la réunion de la BCE mercredi.

La livre sterling est presque inchangée face au dollar et à l’euro, avant la rencontre en fin d’après-midi entre le président français Emmanuel Macron et la Première ministre britannique Theresa May à l’Elysée.

TAUX

Le rendement des Treasuries à 10 ans progresse légèrement, à plus de 2,52%. Le 10 ans allemand, référence pour la zone euro, varie peu, à 0,007%.

PÉTROLE

Les cours du brut ont atteint un plus haut de cinq mois, toujours soutenus par la réduction de production liée aux quotas de l’Opep et aux sanctions américaines contre l’Iran et le Venezuela et par les tensions en Libye.

Le baril de Brent de la mer du Nord revient sous 71 dollars après un pic depuis la fin novembre à 71,34 atteint plus tôt en séance. Le baril de brut léger américain (WTI) monte autour de 64,5 dollars.

Édité par Blandine Hénault

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