April 4, 2019 / 5:39 PM / 19 days ago

ADP vise une hausse de 40-50% de son activité entre 2018-2025

PARIS (Reuters) - ADP, en passe d’être privatisé par l’Etat français qui détient 50,6% de son capital, a annoncé jeudi tabler sur une progression de son activité de 40% à 50% entre 2018 et 2025, tirée à la fois par le développement international du groupe et par la croissance de ses aéroports parisiens d’Orly et Roissy-CDG.

ADP, en passe d'être privatisé par l'Etat français qui détient 50,6% de son capital, a annoncé jeudi tabler sur une progression de son activité de 40% à 50% entre 2018 et 2025, tirée à la fois par le développement international du groupe et par la croissance de ses aéroports parisiens d'Orly et Roissy-CDG. /Photo d'archives/REUTERS/Benoit Tessier

L’opérateur aéroportuaire, qui a publié sur son site les documents qui seront présentés vendredi lors d’une réunion avec les investisseurs, vise une croissance du même ordre de son Ebitda et de 50% à 60% de son résultat opérationnel courant sur la même période, avec un taux de distribution du dividende de 60% de son résultat net.

ADP a déjà publié mardi son “Contrat de régulation économique” (CRE), qui prévoit de doubler ses investissements dans les activités “coeur” des aéroports parisiens, à hauteur de six milliards d’euros, entre 2021 et 2025.

Cette période sera marquée notamment par le lancement des travaux préparatoires du futur terminal T4 de Roissy-CDG, dont la première tranche doit être livrée en 2028.

La présentation du CRE et de la stratégie du groupe aux investisseurs intervient au moment où les modalités de sa privatisation n’ont pas encore été annoncées par l’Etat.

Le cadre légal est en revanche fixé précisément via la loi “Pacte” sur les entreprises, qui comporte un volet permettant la privatisation du groupe ainsi que celle de la Française des Jeux (FDJ).

UNE LOI PACTE QUI PRÉSERVE L’ESSENTIEL POUR ADP

Ce projet de loi, qui doit encore être examiné le 9 avril prochain par le Sénat, avant une dernière lecture par l’Assemblée, préserve l’essentiel aux yeux d’ADP.

Il pérennise en effet le système dit de caisse aménagée séparant les revenus des activités régulées - les taxes aéroportuaires - des revenus commerciaux des boutiques et parkings. Il prévoit également le retour à l’Etat de la propriété foncière et des infrastructures à l’issue d’une concession de l’exploitation dont la période a été fixée à 70 ans.

Parmi les candidats potentiels à la privatisation figure le groupe Vinci, qui détient déjà 8% du capital d’ADP, est représenté à son conseil d’administration et souhaite avoir le plein contrôle du groupe.

Il n’est toutefois pas seul: il risque d’être confronté aux candidatures de nombreux fonds d’infrastructures, dotés de moyens financiers très importants, comme l’australien Macquarie. Le fonds européen Ardian envisage pour sa part de s’associer à plusieurs départements d’Ile-de-France dans le cadre d’une reprise qui serait limitée à 29,9% du capital, soit une partie seulement de la participation de l’Etat.

L’Etat n’a pas encore indiqué s’il entendait céder tout ou partie de sa participation de 50,6%, dont la valeur boursière avoisine actuellement 9,0 milliards.

Jean-Michel Bélot, édité par Bertrand Boucey

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