March 22, 2019 / 9:51 AM / a month ago

Les indices PMI jettent un froid en Europe

PARIS (Reuters) - Hésitants à l’ouverture, les principaux indices boursiers européens évoluent en net repli un peu plus d’une heure plus tard après les chiffres inférieurs aux attentes des indices PMI “flash”, qui provoquent aussi une baisse de l’euro et des rendements des emprunts d’Etat de la région, avec en particulier un rendement du Bund à 10 ans passé dans le négatif.

Hésitants à l'ouverture, les principaux indices boursiers européens évoluent en net repli un peu plus d'une heure plus tard après les chiffres inférieurs aux attentes des indices PMI "flash". À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,78% à 5.337,07 points vers 09h15 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,62% et à Londres, le FTSE cède 0,82%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 perd 0,78% à 5.337,07 points vers 09h15 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,62% et à Londres, le FTSE cède 0,82%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,79%, le FTSEurofirst 300 0,48% et le Stoxx 600 0,43%.

Les premiers résultats des enquêtes mensuelles Markit auprès des directeurs d’achats de la zone euro montrent une poursuite de la contraction de l’activité dans le secteur privé en mars en Allemagne comme en France et l’indice PMI “flash” manufacturier, à 47,6, est tombé au plus bas depuis avril 2013

Ces nouveaux signes plus marqués qu’attendu de détérioration de la conjoncture tranchent avec les indicateurs globalement rassurants publiés jeudi aux Etats-Unis, qui ont favorisé la hausse de Wall Street.

Ils éclipsent aussi le soulagement lié aux décisions du Conseil européen sur le dossier du Brexit: les chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union ont accepté de reporter la sortie du Royaume-Uni de l’Union du 29 mars au 22 mai ou au 12 avril, selon la ratification ou non de l’accord de retrait la semaine prochaine au Parlement britannique.

Goldman Sachs a revu à la hausse la probabilité estimée d’un Brexit sans accord à 15% contre 5% auparavant et ramené celle d’une ratification de l’accord négocié par Theresa May de 60% à 50%.

Pour Neil Wilson, de Markets.com, “il y a un risque très réel que cela ne fasse que repousser le problème pour arriver au même résultat: une sortie sans accord accidentelle”.

CHANGES

L’euro a piqué du nez après les chiffres des PMI flash français et allemands, tombant sous 1,13 dollar pour la première fois depuis le 13 mars alors qu’il se traitait à plus de 1,1390 avant la publication des premiers résultats des enquêtes Markit en France.

L’indice dollar, qui mesure les fluctuations du billet vert face à un panier de devises de référence en profite pour repasser en territoire positif (+0,27%).

La livre sterling est quasi stable face au dollar et prend 0,6% face à l’euro après les décisions du Conseil européen.

TAUX

Autre impact des chiffres des PMI “flash” en zone euro: une baisse marquée des rendements des emprunts d’Etat de la région. Celui du Bund allemand à dix ans est brièvement devenu négatif, pour la première fois depuis octobre 2016, puis a remonté à 0,005%.

Son équivalent français a fléchi à 0,364%, au plus bas niveau depuis octobre 2016 lui aussi.

Le dix ans américain suit le mouvement et revient sous 2,505%, non loin du plus bas de 14 mois touché la veille .

La séance de jeudi sur les marchés obligataires américains a surtout été marquée par un nouvel aplatissement de la courbe des taux: l’écart entre les rendements des bons du Trésor américain à trois mois et des titres à dix ans est retombé à son plus bas niveau depuis août 2007.

VALEURS

Les signes de ralentissement de l’activité en Europe pénalisent la majorité des grands secteurs de la cote, avec un repli de 0,68% pour l’indice Stoxx européen de la chimie, de 0,87% pour celui de l’industrie ou de 0,95% pour celui de l’automobile.

Le compartiment bancaire (-0,78%) est en outre pénalisé par la baisse des rendements.

Deutsche Bank gagne toutefois 0,19% après la publication de son rapport annuel, dans lequel la banque précise avoir revu en légère hausse sa prévision de revenus et en petite baisse sa prévision de coûts.

A Paris, STMicroelectronics (+0,20%), l’une des rares hausses du CAC, profite de la bonne tenue des valeurs technologiques jeudi à Wall Street.

EN ASIE

A la Bourse de Tokyo, qui était restée fermée jeudi, l’indice Nikkei a terminé la journée sur une progression de 0,09%. Sur l’ensemble de la semaine, il a gagné 0,82%.

L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) a quant à lui atteint son plus haut niveau depuis six mois et demi.

Les “techs” asiatiques bénéficient entre autres d’un regain d’optimisme sur l’issue des discussions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine après l’annonce jeudi de la venue la semaine prochaine à Pékin du représentant au Commerce de Donald Trump, Robert Lighthizer, et du secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin.

Les marchés chinois ont néanmoins fini sur une note mitigée, le SSE Composite de Shanghai gagnant 0,09% tandis que le CSI 300 des principales capitalisations de Chine continentale cédait 0,08%, les financières n’échappant pas au mouvement général de repli du secteur.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini en hausse jeudi, à la faveur d’un rally des valeurs technologiques qui a contrebalancé la baisse du secteur bancaire après les annonces plus accommodantes qu’attendu de la Réserve fédérale la veille.

L’indice Dow Jones a gagné 216,84 points, soit 0,84%, à 25.962,51, sa meilleure séance depuis plus d’un mois. Le S&P-500, plus large, a pris 30,65 points ou 1,09% à 2.854,88 et le Nasdaq Composite s’est adjugé 109,99 points (1,42%) à 7.838,96, signant une cinquième séance consécutive de hausse.

La plus forte hausse a été pour l’indice des technologiques (+2,47%), sous l’impulsion d’Apple (+3,68%) et du compartiment des semi-conducteurs.

Nike (+1,52%) a inscrit une clôture record à 88,01 dollars mais rétrogradait de 3% dans les échanges d’après-Bourse en réaction à des résultats en demi-teinte.

PÉTROLE

Les cours du brut se stabilisent juste en dessous des plus hauts de l’année atteints ces derniers jours, le marché restant dominé par la perspective d’une baisse de l’offre de l’Opep et de l’impact des nouvelles sanctions américaines visant l’Iran et le Venezuela.

Le Brent se traite autour de 67,90 dollars le baril, contre un pic à 68,69 dollars jeudi, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) juste en dessous de 60 dollars après un plus haut à 60,39 dollars la veille.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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