March 19, 2019 / 12:05 PM / a month ago

Merkel ne veut pas se mêler du dossier Deutsche Bank-Commerzbank

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré mardi que seuls Deutsche Bank et Commerzbank pouvaient décider d'une éventuelle fusion, laissant clairement entendre qu'elle ne prendrait pas position dans ce dossier. /Photo prise le 19 mars 2019/REUTERS/Fabrizio Bensch

BERLIN (Reuters) - La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré mardi que seuls Deutsche Bank et Commerzbank pouvaient décider d’une éventuelle fusion, laissant clairement entendre qu’elle ne prendrait pas position dans ce dossier.

S’exprimant pour la première fois sur le sujet depuis que les deux premières banques d’Allemagne ont confirmé dimanche discuter d’un possible rapprochement, Angela Merkel a ajouté qu’elle attendait de connaître l’issue des pourparlers.

“Je crois qu’une question comme celle-là relève d’une décision économique privée et je suis très favorable à ce que le gouvernement allemand ne s’immisce pas”, a-t-elle dit lors d’une conférence à Berlin.

“Si les deux partenaires aboutissent à un résultat, alors nous aurons un certain intérêt à l’étudier puisque nous détenons une participation de 15% dans Commerzbank, mais il s’agit d’une petite participation et il s’agit donc d’une décision d’ordre absolument privé”, a-t-elle ajouté.

“Le fait que l’on assiste à une nouvelle consolidation du marché bancaire européen n’a rien de nouveau mais à titre personnel, j’attends de savoir ce que me diront les acteurs économiques et je ne prends pas position”, a poursuivi la chancelière.

Son ministre des Finances, Olaf Scholz, passe pour avoir favorisé l’ouverture des discussions entre Deutsche Bank et Commerzbank.

Une conseillère économique du gouvernement a toutefois exprimé mardi son opposition à une éventuelle fusion entre les deux banques.

“Je me prononcerais fermement contre la création d’un champion national encore plus gros”, a dit Isabel Schnabel, expliquant que les réductions de coûts projetées ne seraient sans doute pas faciles à réaliser, que l’intérêt économique de l’opération n’était pas évident et qu’une fusion ne ferait qu’amplifier “la garantie d’Etat implicite”.

Madeline Chambers et Tassilo Hummel, avec Klaus Lauer et Reinhard Becker; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison

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