March 19, 2019 / 9:25 AM / 3 months ago

Hausse prudente en Europe avec le Brexit et avant la Fed

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en hausse modérée mardi dans la matinée, la prudence restant de mise face aux incertitudes entourant le Brexit et avant la décision de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) mercredi.

Les Bourses européennes évoluent en hausse modérée mardi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 avance de 0,24% vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,43% et à Londres, le FTSE prend 0,48%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 avance de 0,24% à 5.425,79 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,43% et à Londres, le FTSE prend 0,48%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro s’adjuge 0,37%, le FTSEurofirst 300 progresse de 0,35% et le Stoxx 600 monte de 0,41%.

“Le temps s’est arrêté sur les marchés boursiers en ce début de semaine, volumes et volatilité sont au point mort. Les opérateurs devraient rester sur la touche jusqu’à la mise à jour de la Fed sur sa politique monétaire mercredi soir”, observe Nicolas Chéron, responsable de la recherche marchés pour Binck.fr.

Les investisseurs surveilleront notamment les prévisions en matière de taux de la banque centrale américaine et des précisions sur un éventuel arrêt du programme de réduction de son bilan.

“Etant donné le niveau d’inflation, Jerome Powell devrait juger la politique de taux appropriée et confirmer sa stratégie attentiste, ce qui pourrait rassurer les marchés. Néanmoins, il ne pourra nier une certaine robustesse de l’économie et le fait d’évoquer une ultime hausse de taux en fin d’année 2019 pourrait ébranler les indices boursiers”, prévient Nicolas Chéron.

En Europe, le dossier du Brexit reste toujours aussi tumultueux. Alors que Theresa May espérait solliciter à nouveau le Parlement sur son projet d’accord de sortie, le président de la Chambre des communes, le conservateur John Bercow, a bouleversé ses plans en déclarant que le gouvernement ne pouvait pas demander aux parlementaires de revoter sur un texte identique à celui qu’ils ont rejeté la semaine dernière.

De ce fait, la proposition de Brexit soutenue par la Première ministre a peu de chances d’être présentée pour un troisième vote à la Chambre des communes cette semaine, a reconnu mardi le secrétaire au Brexit Steve Barclay.

“En rendant plus difficile pour la Première ministre Theresa May de mettre en oeuvre un troisième vote sur son accord de Brexit, le ‘speaker’ de la Chambre des communes a accru les chances pour que Theresa May soit désormais obligée de quémander jeudi à Bruxelles un délai prolongé (possiblement jusqu’à la fin de 2020) pour laisser le temps au Royaume-Uni de résoudre ses querelles internes sur le Brexit”, commente Kallum Pickering, économiste chez Berenberg.

VALEURS

Parmi les plus fortes baisses à Paris et en Europe, Iliad chute de 6,07% à 85 euros, l’annonce d’un projet de cession de tours mobiles ne suffisant pas à contrebalancer la faiblesse des performances de l’opérateur télécoms en 2018.

Le secteur de la distribution se distingue quant à lui à la hausse (+0,92%) avec la progression du britannique Ocado (+3,26%) en réaction à la publication de ses ventes trimestrielles et celle du groupe de luxe Kering (+1,93%).

Les valeurs françaises du luxe, avec aussi Hermès (+1,02%) et LVMH (+0,96%), constituent le principal soutien au CAC 40.

A Londres, le spécialiste du prêt-à-porter Asos recule de 1,71% après la publication d’un chiffre d’affaires trimestriel inférieur aux attentes.

A contrario, Fiat Chrysler (+2,97%) est dopé par les propos de la famille Peugeot, l’un des trois actionnaires de référence de PSA (+0,31%), qui a dit soutenir une nouvelle acquisition du constructeur automobile si une opportunité se présentait. Or, Fiat Chrysler (+0,39%) est régulièrement cité comme un candidat possible à de futures opérations de consolidation.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,08%, les valeurs tournées vers l’export ayant subi des prises de bénéfice avec la poursuite de la hausse du yen.

Les Bourses chinoises ont aussi été victimes de prises de profits après leur forte progression de la veille, qui les a portées à des plus hauts de près de six mois et demi. L’indice CSI 300 des grandes capitalisations a reculé de 0,46%.

À WALL STREET

La Bourse de New York a fini en légère hausse lundi une séance hésitante, prise entre les pertes de Boeing et Facebook et l’attente d’une confirmation de la position de prudence de la Réserve fédérale américaine à l’issue de sa réunion de politique monétaire.

L’indice Dow Jones a gagné 0,25%, le S&P-500 a pris 0,37% et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 0,34%.

CHANGES

La livre sterling se stabilise face au dollar et à l’euro après avoir chuté lundi en réaction aux déclarations du “speaker” de la Chambre des communes, John Bercow, sur le Brexit.

Elle évolue à 1,3259 dollar, après un creux à 1,3181 lundi.

Le dollar reste par ailleurs pénalisé par les anticipations d’un discours “dovish” de la Fed mercredi et recule de 0,15% face à un panier de devises de référence.

L’euro en profite pour se maintenir autour de 1,1350 dollar, à un plus haut de trois semaines, avant la publication à 10h00 GMT de l’indice ZEW du moral des investisseurs en Allemagne.

TAUX

Les mouvements sont limités sur le marché obligataire avant les annonces de la Fed. Le rendement des bons du Trésor à dix ans évolue sous 2,6%, le marché anticipant la poursuite d’un ton accommodant de la part de la banque centrale américaine.

En Europe, le rendement du Bund allemand de même échéance évolue sur le seuil de 0,08%.

PÉTROLE

Les cours du brut sont proches de leurs récents plus hauts annuels, soutenus par la perspective d’une réduction prolongée de l’offre pétrolière. L’Opep et ses alliés, dits “Opep+”, ont annulé leur réunion prévue le mois prochain et ne devraient donc pas remettre en cause avant juin les baisses de production appliquées depuis janvier.

Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) se traite à plus de 59 dollars et le Brent oscille autour de 67,80 dollars.

MÉTAUX

Le cours du palladium a touché un plus haut historique, le risque d’une interdiction de certaines exportations russes de métaux précieux alimentant les craintes sur l’offre de ce métal, utilisé notamment pour fabriquer des pots catalytiques de voitures.

Le cours spot du palladium a atteint 1.606,00 dollars l’once en séance.

La presse russe a rapporté la semaine dernière que le ministère russe du Commerce et de l’Industrie envisageait une interdiction temporaire des exportations de résidus de métaux précieux afin de soutenir son industrie de raffinage.

Édité par Marc Angrand

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