March 14, 2019 / 5:43 PM / 7 days ago

L'Europe finit en hausse face à la perspective d'un report du Brexit

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi, le soulagement des investisseurs après le rejet par les députés britanniquees d’un Brexit brutal et la perspective d’un report du divorce entre la Grande-Bretagne et l’Union européenne l’emportant sur les craintes liées au dossier commercial.

Les Bourses européennes ont terminé en hausse jeudi. À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,82%. Le Footsie britannique a pris 0,37% et le Dax allemand a gagné 0,13%. /Photo prise le 14 mars 2019/REUTERS/Ralph Orlowski

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 0,82% à 5.349,78 points, un plus haut depuis le début octobre 2018. Le Footsie britannique a pris 0,37% et le Dax allemand a gagné 0,13%.

L’indice EuroStoxx 50 a avancé de 0,56%, le FTSEurofirst 300 de 0,84% et le Stoxx 600 de 0,78%, à un plus haut de cinq mois.

Après avoir exclu mercredi l’hypothèse d’une sortie sans accord de l’Union européenne, les députés britanniques se prononcent dans la soirée sur un éventuel report du divorce programmé le 29 mars.

Quatre amendements ont été retenus pour être soumis aux députés. L’un d’eux propose la tenue d’un second référendum sur le maintien ou non au sein de l’UE.

“L’accord et la sortie sans accord ont été refusés par le Parlement. Les parlementaires devraient donc voter pour un délai aujourd’hui. Mais qu’en faire ?”, s’interroge Frédéric Rollin, conseiller en stratégie d’investissement chez Pictet AM.

“Tout d’abord il faudra convaincre l’Europe de l’accepter. Sur ce point, la position européenne est ferme, l’accord négocié est le seul possible. Une renégociation pour un accord plus souple, à la norvégienne, semble désormais loin. L’option la plus citée est celle d’un nouveau référendum où la question même du Brexit serait posée”.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture européenne, Wall Street évoluait sans grand changement, l’annonce d’une baisse plus forte que prévu des ventes dans l’immobilier neuf et les appréhensions vis-à-vis de l’évolution de la crise commerciale entre Pékin, Washington et Bruxelles limitant la progression des indices new-yorkais.

Selon une information de presse, la rencontre entre Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping n’aura pas lieu ce mois-ci mais plutôt en avril.

LES INDICATEURS DU JOUR

La publication d’une hausse supérieure aux attentes des inscriptions hebdomadaires au chômage et des prix à l’importation en février n’a pas eu d’effet sur la tendance.

En Allemagne, l’inflation est restée en février éloignée de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) pour le troisième mois d’affilée, montrant que les pressions sur les prix restent contenues dans la première économie d’Europe en dépit de taux d’intérêt très bas.

VALEURS

La Bourse est restée animée par des publications de résultats: Lufthansa a enregistré la plus forte baisse du Stoxx (-6,31%) après s’être montré prudente sur son chiffre d’affaires et son bénéfice annuels.

A l’inverse, le groupe de défense Leonardo a bondi de 13,23% grâce à un chiffre d’affaires 2018 meilleur que prévu.

A Paris, TechnipFMC est arrivé en tête du CAC avec un gain de 5,06%, profitant du niveau élevé des cours du brut.

Lagardère a pris 8%, le groupe ayant déclaré qu’il espérait engranger au total plus d’un milliard d’euros d’un vaste programme de cessions.

Casino a reculé de 2,99% après avoir annoncé de nouvelles cessions d’actifs et livré des objectifs de résultats à trois ans fraîchement accueillis par le marché.

L’indice Stoxx des ressources de base a enregistré l’une des rares baisses sectorielles (-0,34%) dans le sillage du repli des métaux industriels, la production industrielle de la Chine ayant enregistré lors des deux premiers mois de l’année sa plus faible croissance en 17 ans.

CHANGES

Sur le marché des changes, la livre sterling abandonne près 0,3% face à l’euro et 0,5% face au dollar à 1,327, après avoir gagné 2% la veille et atteint 1,3383 dollar, un plus haut depuis juin 2018.

Les cambistes se préparent en effet au nouveau vote des Communes sur la possibilité d’un report du Brexit. “Avec l’incertitude entourant (le Brexit) (...) ce n’est pas le moment de s’engager; le rapport risque/rétribution pousse toujours à attendre plus de clarté”, dit Charles Tomes (Manulife Asset Management).

Profitant du coup de mou de la livre, l’”indice dollar”, qui mesure ses fluctuations face à un panier de devises de référence, prend 0,22%. L’euro retombe parallèlement sur le seuil de 1,13 dollar.

TAUX

L’optimisme prudent des investisseurs sur le Brexit se traduit par une hausse des actions et pénalise légèrement les emprunts d’Etat: le rendement du 10 ans allemand s’approche ainsi de 0,09%.

Sur le marché obligataire américain, le rendement des Treasuries à dix ans prend près de deux points de base, autour de 2,63%.

PÉTROLE

Les contrats de référence sur le brut ont atteint des plus hauts de quatre mois grâce à l’Opep qui prône une prolongation de l’encadrement de l’offre - en vigueur depuis le début de l’année - au-delà de juin.

Dans son rapport mensuel, l’organisation réduit sa prévision de la demande de ses bruts cette année et prévoit en revanche une forte croissance de l’offre hors-Opep.

Le baril de Brent revient à 67,5 dollars après avoir franchi les 68 dollars et le baril de brut léger américain (WTI) évolue autour de 58,60 dollars.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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