March 14, 2019 / 6:07 AM / 9 days ago

Bourbon: Offres sur la dette, possible conversion en capital

PARIS (Reuters) - Bourbon a confirmé jeudi avoir reçu des propositions de partenaires financiers pour alléger sa dette de 2,4 milliards d’euros et financer son développement après un exercice 2018 marqué par un contexte de marché toujours difficile et une nouvelle perte nette.

Le groupe de services maritimes pour l’offshore pétrolier et gazier, plombé par la réduction drastique des investissements de ses clients depuis quatre ans, a cependant précisé dans un communiqué qu’aucune “décision ou engagement” n’avait été pris à ce stade et qu’aucun partenaire financier potentiel avec lequel il est en discussion ne bénéficiait d’une exclusivité.

Le quotidien Les Echos a rapporté début mars que le géant bancaire chinois ICBC, premier crédit bailleur de Bourbon avec environ un milliard d’euros de créances, pourrait devenir un actionnaire significatif de la société en cas de conversion de cette dette en capital, à l’instar des banques françaises BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Natixis (détentrices d’environ 1,3 milliard de dettes).

Toujours selon Les Echos, les créanciers français projetteraient, en plus de leur conversion en capital, d’injecter une centaine de millions d’euros dans l’entreprise.

Au final, les créanciers prendraient environ 93% de Bourbon, aux côtés du président de la société Jacques de Chateauvieux, détenteur aujourd’hui d’environ 61% du capital avec sa famille.

Bourbon, qui ne confirme pas ces informations, a cependant indiqué jeudi avoir reçu “plusieurs propositions soumises à conditions notamment de due diligences” et prévoyant “de nouveaux financements et une réduction de la dette avec, pour certaines d’entre elles, une conversion d’une partie de la dette en capital”.

“A ce stade, les termes et conditions, et notamment les paramètres financiers de ces propositions, sont en cours d’évaluation par la société et ses conseils”, a précisé le groupe, qui espère aboutir à une solution d’ici à l’été.

Bourbon explique en outre la durée des discussions par la multiplicité d’acteurs à prendre en compte.

“Nous sommes en discussions avec les différents acteurs pour comprendre comment sont traités les ‘leasers’, comment sont traités les créanciers et comment sont traités les obligataires. Les offres que nous avons pu recevoir à ce stade ne mentionnent pas suffisamment de détails sur les paramètres”, a dit son directeur financier, Thierry Hochoa, lors d’une conférence téléphonique.

Bourbon a enregistré au titre de 2018 une perte nette part du groupe de 457,8 millions d’euros (contre -576 millions en 2017), un excédent brut d’exploitation hors loyers coque-nue (Ebitdar) et hors plus-values de 142,7 millions (-43,5%) et un chiffre d’affaires ajusté de 689,5 millions (-19,9%).

Le groupe souligne que le début de reprise de son secteur “ne sera durable que si le marché parvient à absorber la surcapacité globale de navires et si les principaux acteurs des services à l’Offshore trouvent des solutions financières leur permettant de réarmer les navires les plus modernes”.

Benjamin Mallet, édité par Jean-Michel Bélot

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