March 8, 2019 / 5:59 PM / 16 days ago

Actions européennes et pétrole reculent face aux craintes sur la croissance

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi, les craintes pour l’économie mondiale s’intensifiant après des indicateurs inférieurs aux attentes aux Etats-Unis, en Europe et en Chine, au lendemain de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

Les Bourses européennes ont terminé en baisse vendredi. À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,7%. Le Footsie britannique a cédé 0,74% et le Dax allemand a abandonné 0,52%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, le CAC 40 a terminé en baisse de 0,7% à 5.231,22 points. Le Footsie britannique a cédé 0,74% et le Dax allemand a abandonné 0,52%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,76%, le FTSEurofirst 300 de 0,85% et le Stoxx 600 de 0,89%.

Sur la semaine, le Stoxx a cédé 0,98% et le CAC a perdu 0,65%.

Les indices européens ont accentué leur repli après la publication du rapport sur l’emploi par le département du Travail, marqué par 20.000 créations d’emplois non-agricoles le mois dernier, contre 311.000 en janvier et alors que le consensus Reuters tablait sur 180.000.

Ce chiffre confirme un ralentissement de l’économie après près de 10 ans de croissance et justifie l’approche patiente adoptée par la Réserve fédérale américaine dans la poursuite du resserrement de sa politique monétaire.

“C’est un choc. Un effondrement des créations d’emplois de près de 290.000 emplois est assez rare et laisse planer plusieurs questions : Est-ce la décélération de l’économie que nous attendions au premier trimestre? Le shutdown peut-il tout expliquer? Comment va réagir la Fed dans deux semaines? Is bad news… bad news ?”, s’interroge Mirabaud Securities dans une note.

Le sentiment baissier des marchés boursiers mondiaux était déjà nourri par des indicateurs décevants: les exportations et les importations chinoise ont reculé plus qu’attendu, suggérant que le ralentissement de l’économie va se poursuivre malgré une série de mesures de soutien prises par Pékin. En Allemagne, les commandes à l’industrie ont enregistré en janvier leur plus fort recul en sept mois, montrant à leur tour que la première économie européenne a commencé l’année 2019 en berne.

Dans l’actualité des banques centrales, la BCE a réduit jeudi ses prévisions de croissance et repoussé la normalisation de sa politique monétaire en raison d’un contexte d’”incertitude généralisée”.

VALEURS EN EUROPE

La quasi totalité des indices sectoriels ont fini dans le rouge avec en tête celui des ressources de base (-1,83%) dans le sillage des métaux industriels après les chiffres inférieurs aux attentes de la balance commerciale chinoise.

L’indice Stoxx de l’énergie (-1,8%) a été délaissé après l’annonce par le gouvernement norvégien du désengagement de son fonds souverain, le plus important du monde, des sociétés pétrolières et gazières, afin de réduire son exposition à la baisse des cours. Le compartiment est également plombé par la baisse des prix de l’or noir.

Les seuls compartiments à avoir fini en hausse sont les télécoms (+0,32%) et l’immobilier (+0,99%) grâce à la faiblesse des rendements obligataires. A l’inverse, les banques ont perdu 1,48%.

A Paris, Unibail-Rodamco a signé la plus forte hausse du CAC avec un gain de 1,61%. Société générale et BNP Paribas ont cédé respectivement 2,47% et 1,93%.

EssilorLuxottica a enregistré l’une des plus fortes baisses du Stoxx (-6,3%) en raison d’inquiétudes sur la gouvernance du groupe, du report du calendrier d’une journée investisseurs prévue de longue date et de la baisse de la marge opérationnelle en 2018.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture à Europe, les trois indices de Wall Street étaient en baisse : le Dow Jones perdait 0,54%, le S&P-500 reculait de 0,7% et le Nasdaq Composite cédait 0,43%.

TAUX

Le rendement des Treasuries à 10 ans se stabilise après être tombé à un plus bas de deux mois à 2,607% dans le sillage des chiffres des créations d’emploi.

Le Bund allemand de même maturité, référence de la zone euro, a fini à 0,07% après avoir touché un creux de plus de deux ans sous 0,05% en réaction à la baisse des commandes à l’industrie.

CHANGES Le dollar a légèrement accentué ses pertes (-0,34%) face à un panier de devises internationales après le rapport sur l’emploi.

L’euro remonte au-dessus de 1,12 dollar après être tombé la veille à 1,1174 dollar - son plus bas niveau depuis juin 2017 - à la suite des annonces de la BCE d’une baisse de ses prévisions de croissance et du report de sa première hausse de taux à 2020 au plus tôt.

Le yen, devise refuge en période difficile, gagne 0,4% à 111,15 pour un dollar.

De son côté, la livre sterling recule face au dollar (-0,7%) et à l’euro (-1%) après que la Première ministre britannique Theresa May a réclamé à l’Union européenne qu’elle fasse un dernier effort pour que les deux parties sortent de l’impasse, à quatre jours d’un nouveau vote crucial à la Chambre des Communes sur le Brexit.

PÉTROLE

Les cours du brut, déjà en repli après les annonces de la BCE et la balance commerciale chinoise, ont accentué leur repli à la suite du rapport sur l’emploi américain qui ravive les inquiétudes concernant l’économie mondiale et la baisse de la demande.

Le Brent perd plus de 2,5% sous 65 dollars le baril et le brut léger américain (WTI) abandonne près de 3% à 55 dollars.

Édité par Juliette Rouillon

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