March 5, 2019 / 9:48 AM / 4 months ago

Modeste reprise dans le secteur privé en zone euro

(Reuters) - Principaux résultats définitifs, publiés mardi, des enquêtes Markit auprès des directeurs d’achat du secteur des services en Europe au mois de février :

L'activité du secteur privé a accéléré plus que prévu en février dans la zone euro mais est restée faible, une reprise dans les services ne masquant que partiellement la mauvaise passe du secteur manufacturier, montrent les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d'achat. /Photo d'archives/REUTERS/Leonhard Foeger

ZONE EURO-MODESTE REPRISE DANS LE SECTEUR PRIVÉ EN FÉVRIER

L’activité du secteur privé a accéléré plus que prévu en février dans la zone euro mais est restée faible, une reprise dans les services ne masquant que partiellement la mauvaise passe du secteur manufacturier, montrent les résultats définitifs des enquêtes IHS Markit auprès des directeurs d’achat.

L’indice PMI composite, considéré comme un indicateur fiable de la situation économique de la zone euro, a progressé à 51,9 contre 51,0 en janvier. Ce niveau est supérieur à l’estimation “flash” de 51,4 publiée le 21 février mais reste proche du seuil de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction de l’activité.

“L’enquête montre une accélération du rythme de croissance trimestriel à 0,2% en février après 0,1% en janvier, ce qui veut dire que l’économie de la zone euro pourrait avoir du mal à faire mieux que la croissance de 0,2% du quatrième trimestre”, commente Chris Williamson, chef économiste chez IHS Markit.

L’activité dans le secteur manufacturier s’est contractée en février pour la première fois depuis juin 2013, selon IHS Markit, mais dans les services l’indice PMI a progressé à 52,8 contre 51,2 en janvier.

Même si ce chiffre est supérieur à l’estimation flash (52,3), il revient au niveau de décembre qui constituait alors un plus bas de quatre ans.

“Le secteur des services fait preuve de résilience mais les entrées de nouvelles commandes restent faibles, laissant peu d’espoir pour une amélioration notable des performances dans les prochains mois”, souligne Chris Williamson.

Le sous-indice des nouvelles affaires n’est que légèrement remonté à 51,4 après 50,1 en janvier, qui marquait un plus bas depuis plus de quatre ans.

L’ALLEMAGNE PEUT ENCORE COMPTER SUR SES SERVICES

Une hausse de la demande a propulsé le secteur allemand des services à un pic de cinq mois en février, ce qui suggère que ce pan de la première économie d’Europe continuera de soutenir la croissance alors que l’activité manufacturière se contracte.

L’indice final de l’enquête réalisée par Markit auprès des directeurs d’achat (PMI) ressort à 55,3 pour les services contre 53,0 en janvier et une première estimation pour février à 55,1.

Les résultats définitifs de cette même enquête pour le secteur manufacturier, publiés vendredi, ont signalé une contraction pour le deuxième mois consécutif, en raison notamment d’une baisse des exportations de l’industrie allemande.

L’indice composite, qui combine industries et services, s’affiche à 52,8 pour le mois dernier, ce qui suggère, selon l’économiste de Markit Phil Smith, que l’Allemagne renouera avec la croissance au premier trimestre 2019 après avoir stagné sur les trois derniers mois de l’an dernier.

“Avec la production manufacturière et les exportations en déclin, le tableau général dressé par ces enquêtes reste toutefois celui d’une croissance sous-jacente qui demeure modeste”, ajoute l’économiste.

FRANCE-LE SECTEUR DES SERVICES RENOUE AVEC LA CROISSANCE

L’activité dans les services a renoué avec une très légère croissance en février en France après un trou d’air de deux mois, et ce malgré un volume de nouveau contrats toujours en baisse, selon la version définitive de l’indice IHS Markit.

L’indice PMI d’activité des services s’est établi à 50,2 le mois dernier, soit un niveau supérieur à celui de sa première estimation publiée le 21 février (49,8) et en progression de 2,4 points par rapport à janvier, où il avait touché un plus bas de cinq ans.

Il repasse ainsi la barre des 50 qui distingue croissance et contraction de l’activité après avoir évolué sous ce seuil pendant deux mois.

L’indice composite, qui associe des éléments de l’indice des services et de celui du secteur manufacturier - dont la croissance de l’activité a légèrement accéléré en février - s’est quant à lui inscrit à 50,4, au-dessus lui aussi de son estimation flash (49,9), après 48,2 en février.

Il évolue de même à nouveau en zone de croissance après deux mois de contraction où le mouvement des “Gilets jaunes” a pesé sur la confiance des chefs d’entreprise.

Ce faible rebond s’est produit en dépit d’une nouvelle diminution, toutefois marginale, du volume des nouvelles affaires, qui reflète notamment un ralentissement de la baisse des nouvelles affaires à l’export.

Le très léger regain d’activité s’est accompagné d’une hausse modérée des effectifs des entreprises de services.

Les perspectives d’activité restent d’autre part bien orientées dans le secteur des services français, la confiance des chefs d’entreprise se redressant à un plus haut depuis trois mois : environ 32% des entreprises interrogées anticipent une hausse de leur activité dans les 12 prochains mois contre 11% d’entre elles prévoyant une baisse.

* L’ACTIVITÉ STAGNE AU ROYAUME-UNI AVANT LE BREXIT

L’activité a continué de stagner au Royaume-Uni en février avec en toile de fond les incertitudes liées au Brexit et le ralentissement de l’économie mondiale, selon l’enquête IHS Markit/CIPS publiée mardi.

L’indice PMI services est légèrement remonté à 51,3 contre 50,1 en janvier, niveau qui était son plus bas depuis l’immédiat après-référendum de 2016. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une baisse à 49,9, qui aurait dénoté une contraction de l’activité.

Selon Chris Williamson, chef économiste chez Markit, l’enquête pointe vers une croissance de 0,1% au premier trimestre par rapport aux trois mois précédents, et “le pire est peut-être à venir” en cas de Brexit sans accord le 29 mars.

A l’approche de l’échéance, les entreprises gèlent leurs décisions d’investissement et les clients européens reportent leurs commandes, montre l’enquête. Les entrées de commandes à l’export se sont contractées pour le sixième mois consécutif et l’emploi s’est contracté à son rythme le plus élevé depuis novembre 2011, nombre de firmes ne remplaçant pas les départs volontaires.

* ITALIE-RETOUR À LA CROISSANCE POUR LES SERVICES

ROME - Le secteur italien des services a enregistré une légère croissance en février après sa contraction du mois précédent, mais les entrées de commandes sont passées en territoire négatif pour la première fois en quatre ans, selon l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achat.

L’indice PMI des services a progressé à 50,4 contre 49,7 en janvier, au-dessus de la barre de 50 qui marque la frontière entre croissance et contraction. Quatorze économistes interrogés par Reuters l’attendaient en moyenne à 49,4.

Le sous-indice des entrées de commandes a reculé à 49,8, au plus bas depuis février 2015, contre 50,8.

L’indice PMI manufacturier, publié vendredi, avait montré un cinquième mois de contraction consécutif dans l’industrie.

* ESPAGNE-PMI SERVICES MEILLEUR QUE PRÉVU EN FÉVRIER

MADRID - La croissance du secteur espagnol des services a ralenti en février mais moins que prévu, aidée par un rebond des entrées de commandes, selon les résultats de l’enquête IHS Markit auprès des directeurs d’achat.

L’indice PMI services a reculé à 54,5 contre 54,7 en janvier, au-dessus du consensus qui le donnait à 54,2.

La composante des entrées de commandes a progressé à 54,1 contre 53,0 en janvier, niveau qui marquait un plus bas depuis la fin 2016.

“La croissance de l’économie espagnole est restée soutenue en février, avec les données des PMI qui suggèrent une croissance raisonnable au premier trimestre”, commente Paul Smith, directeur des études économiques chez IHS Markit, tout en notant des “tendances divergentes” entre les services et le secteur manufacturier, dont l’activité s’est contractée en février pour la première fois en cinq ans d’après l’indice PMI publié vendredi.

Bureaux européens de Reuters, Véronique Tison, Yann Le Guernigou et Patrick Vignal pour le service français

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