March 1, 2019 / 5:55 AM / 5 months ago

Les grandes entreprises tenues de publier leur note sur l'égalité

PARIS (Reuters) - Les entreprises de plus de 1.000 salariés ont l’obligation à partir de ce vendredi de publier leur score en matière d’égalité hommes-femmes sur leur site internet, une initiative du gouvernement visant à lutter contre les inégalités au travail.

Grâce à l’index de l’égalité femmes-hommes, le gouvernement entend éradiquer les inégalités injustifiées au travail d’ici 2022.

Cette note sur 100 mesure à la fois l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes, la répartition des augmentations et des promotions, le pourcentage de salariées ayant bénéficié d’une augmentation au retour d’un congé maternité et le nombre de femmes parmi les dix plus hautes rémunérations.

Si le score global est inférieur à 75, les entreprises auront trois ans pour se mettre en conformité et atteindre le seuil requis, faute de quoi elles se verront imposer une sanction financière pouvant aller jusqu’à 1% de leur masse salariale.

Les entreprises de 250 à 1.000 salariés seront soumises à la même obligation de divulgation d’ici le 1er septembre et celles de 50 à 250 salariés d’ici le 1er mars 2020.

Des simulations publiées en janvier par le ministère du Travail ont révélé que les entreprises de plus 1.000 salariés faisaient meilleure figure en terme d’égalité salariale mais que le plafond de verre y était le plus tenace.

Pour 83% d’entre elles, les écarts de rémunération entre hommes et femmes à tranche d’âge et poste équivalent sont inférieurs à 8% (après une marge de tolérance). Seules 1% de ces entreprises sont irréprochables.

Pour plus de 54% d’entre elles, aucune femme ou une seule femme figurait parmi les dix salariés ayant perçu les plus hautes rémunérations. Cette proportion est de 44% chez les entreprises de 250 à 1.000 salariés et de 41% pour celles de 50 à 250 salariés.

Les secteurs les moins performants étaient la construction, les activités financières et d’assurances, ainsi que les activités spécialisées et scientifiques.

A l’inverse, les meilleures élèves étaient les entreprises de l’hébergement et de la restauration, où les petits salaires ne permettent pas d’accentuer les écarts, le transport et l’entreposage, et les services d’administration, d’enseignements et de santé, lesquels sont plus féminisés, selon le ministère du Travail.

Seul l’index global sera rendu public sur le site internet de l’entreprise, précise le ministère du Travail. Le détail du score sera divulgué au comité social et économique (CSE).

“Il appartient aux représentants des salariés de les rendre public pour faire bouger les choses lorsque c’est nécessaire”, dit-on dans l’entourage de la ministre du Travail.

Caroline Pailliez, édité par Danielle Rouquié

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