February 28, 2019 / 10:39 AM / 25 days ago

Plainte d'Alteo pour le vol de tonnes de bauxite

L'usine de production de Alteo à Gardanne. La société a annoncé jeudi avoir porté plainte pour le vol de plusieurs tonnes de minerai de bauxite qui ont été déversées le 12 février devant le ministère de la Transition écologique par des militants opposés aux rejets en mer effectués par l'usine de Gardanne (Bouches-du-Rhône). /Photo d'archives/REUTERS/Jean-Paul Pelissier

MARSEILLE (Reuters) - La société Alteo a annoncé jeudi avoir porté plainte pour le vol de plusieurs tonnes de minerai de bauxite qui ont été déversées le 12 février devant le ministère de la Transition écologique par des militants opposés aux rejets en mer effectués par l’usine de Gardanne (Bouches-du-Rhône).

L’association ZEA de protection de l’océan avait revendiqué l’opération devant le ministère, à Paris, soulignant que les “responsables allaient devoir apprendre à vivre avec ces pollutions de boues rouges”.

“Alteo a porté plainte pour vol, des militants de l’association ZEA s’étant introduits sur son site de ‘Mange Garri’, qui est privé et fermé, pour prélever un matériau de manière illégale et ce à des fins calomnieuses et mensongères”, précise le groupe dans un communiqué.

Alteo indique que la matière déversée ne présentait “aucune toxicité” et qu’il n’y a plus “aucun rejet de boues rouges dans la mer” depuis le 1er janvier 2016 et la mise en service d’une nouvelle station de traitement des eaux.

Le groupe Alteo est régulièrement pointé du doigt par les associations de défense de l’environnement pour avoir déversé pendant des années des boues rouges dans la Méditerranée.

L’usine d’alumine bénéficiait depuis 1966 du droit de rejeter les résidus solides du traitement de la bauxite à une profondeur de 320 mètres dans un canyon marin au coeur du parc national.

Au total, en un demi-siècle, quelque 20 millions de tonnes de boues rouges ont été déversées sur plus de 2.000 km2 de fonds marins.

Le site des Bouches-du-Rhône, qui représente 440 emplois directs et 300 indirects, a obtenu en décembre 2015 l’autorisation de poursuivre jusqu’au 31 décembre 2021 le rejet en mer d’effluents liquides dérogeant aux valeurs limites d’émissions pour six paramètres dont l’arsenic, l’aluminium et le fer - une dérogation ramenée à la fin 2019 par le tribunal administratif de Marseille.

Jean-François Rosnoblet, édité par Sophie Louet

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