February 27, 2019 / 10:27 AM / 5 months ago

L'Europe dans le rouge, Air France-KLM et Beiersdorf pèsent

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en baisse mercredi dans la matinée, les investisseurs affrontant une salve d’annonces d’entreprises mal accueillies avant la nouvelle audition de Jerome Powell au Congrès.

Les principales Bourses européennes évoluent en baisse mercredi dans la matinée. À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,34% à 5.220,85 points vers 9h45 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,75% et à Londres, le FTSE cède 0,54%. /Photo prise le 12 février 2019/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, l’indice CAC 40 perd 0,34% à 5.220,85 points vers 9h45 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,75% et à Londres, le FTSE cède 0,54%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,54%, le FTSEurofirst 300 se replie 0,43% et le Stoxx 600 perd 0,56%.

Au cours de son audition par la Commission bancaire du Sénat, Jerome Powell a affirmé mardi que la croissance de l’économie américaine devrait rester solide cette année malgré la montée des risques et des indicateurs conjoncturels moins soutenus récemment et il a redit que la Fed resterait “patiente” en ce qui concerne de futures hausses de taux.

Une nouvelle intervention du président de la Réserve fédérale est prévue auprès de la Commission des Services financiers de la Chambre des représentants, à 15h00 GMT.

Autre rendez-vous du jour, la rencontre prévue entre Kim Jong-un et le président américain Donald Trump qui s’est dit impatient de s’entretenir avec le dirigeant nord-coréen, avec lequel est prévu un deuxième sommet, mercredi soir et jeudi à Hanoï, huit mois après celui inédit de Singapour entre les deux hommes.

Sur le plan macroéconomique en Europe, les intervenants attendent la publication à 10h00 GMT du climat des affaires en zone euro.

VALEURS

L’action Air France-KLM accuse sa plus mauvaise séance depuis octobre 2008 avec une chute de 14,02% après l’annonce de l’entrée au capital de l’Etat néerlandais, qui entend détenir le même niveau de participation que l’Etat français, ce qui alimente les craintes d’un conflit politique susceptible de freiner la restructuration de la compagnie aérienne.

Cette chute boursière pèse sur l’ensemble du secteur des transports, en repli de 1,57%.

Autre forte baisse sectorielle, celle des biens de consommation personnelle dont l’indice Stoxx perd 1,3%, pénalisé par la prévision de marge d’exploitation décevante de l’allemand Beiersdorf. Le titre perd 8,69%, pour tomber à un plus bas de deux ans.

Dans son sillage, Henkel, Reckitt et Unilever perdent entre 1,5% et 2,5%.

Egalement en baisse, Marks and Spencer cède 8,64% après l’annonce de la création d’une coentreprise avec Ocado (+1,62%) dans la distribution alimentaire en ligne qu’il financera via une augmentation de capital et une baisse de 40% du dividende.

Parmi les valeurs en hausse, bioMérieux (+5,79%) se distingue en prenant la tête du Stoxx, le spécialiste des diagnostics in vitro ayant publié une croissance organique de son chiffre d’affaires supérieure au consensus.

Après avoir chuté d’environ 10% à l’ouverture, SES gagne 0,59%, les analystes de Jefferies soulignant la solide performance trimestrielle du l’opérateur de satellites. Les résultats trimestriels de Bayer sont également bien accueillis (+4,51%), idem pour le bénéfice semestriel d’Adyen (2,88%).

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,5%, proche d’un plus haut de cinq mois, portée par des achats de valeurs défensives.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai a gagné 0,4% mais le CSI 300 des grandes capitalisations a cédé 0,2%.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini en légère baisse mardi une séance en dents de scie après des indicateurs économiques et des résultats d’entreprise mitigés qui ont favorisé des prises de bénéfice, même si les déclarations au Sénat de Jerome Powell ont quelque peu rassuré.

Le Dow Jones a perdu 0,13%, la plus forte baisse de l’indice étant revenu à Caterpillar (-2,43%) après l’abaissement de la recommandation d’UBS à “vendre” contre “acheter”. L’indice élargi S&P-500 a cédé 0,08% et le Nasdaq Composite 0,07%.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans évolue autour de 2,6393% après avoir reculé la veille dans le foulée des déclarations du président de la Fed et de la baisse plus forte que prévu de la confiance du consommateur américain.

En Europe, le dix ans allemand est repassé au-dessus de 0,12%.

CHANGES

Le dollar se stabilise face un panier de devises et reste proche d’un creux de trois semaines touché mardi après que Jerome Powell a réaffirmé la patience de la Réserve fédérale en matière de taux.

“La baisse du dollar a été un peu déconcertante car Powell n’a rien annoncé de nouveau. Mais le dollar était sensible à de potentiels facteurs baissiers et le renchérissement du sterling a aussi joué”, a déclaré Masafumi Yamamoto, responsable de la stratégie changes chez Mizuho Securities.

La livre est stable à 1,3258 dollar, après un pic de cinq mois à 1,3288 à la suite du discours mardi de Theresa May laissant la porte ouverte à un report du Brexit au-delà du 29 mars.

Au lendemain du discours de la Première ministre britannique, la Chambre des communes va débattre dans la journée d’une motion symbolique déposée par le gouvernement indiquant qu’elle “prend note de la déclaration du 26 février de la Première ministre sur la sortie de l’UE et observe que les discussions entre le Royaume-Uni et l’UE se poursuivent”.

L’euro est quasiment inchangé autour de 1,139 dollar.

PÉTROLE

Les cours du brut sont en hausse après la publication par l’American Petroleum Institute (API) de chiffres montrant une baisse inattendue des stocks de brut aux Etats-Unis la semaine dernière.

Le marché anticipe par ailleurs un maintien de la politique de production de l’Opep malgré les critiques de Donald Trump.

Le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) monte autour de 56 dollars le baril et le Brent à 65,5 dollars.

Les statistiques hebdomadaires de l’Energy Information Administration (EIA) sur les stocks seront publiées après 18h00 GMT.

EMERGENTS

La roupie indienne est tombée à un plus bas d’une semaine à 71,48 pour un dollar après que le Pakistan a annoncé avoir abattu deux chasseurs de l’armée de l’air indienne mais en précisant n’avoir pas eu d’autre choix et ne pas vouloir une escalade entre les deux puissances nucléaires.

“En Asie, ce risque est probablement un peu sous-estimé”, a déclaré Frank Benzimra, responsable de la stratégie actions asiatiques chez Société Générale à Hong Kong. “Avec les événements de ces derniers jours, nous constatons maintenant que le marché y accorde plus d’attention.”

Édité par Blandine Hénault

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