February 26, 2019 / 9:45 AM / 3 months ago

L'Europe boursière sous le coup de prises de bénéfices

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en baisse mardi, leur progression de la veille, liée à l’optimisme sur les négociations commerciales entre Washington et Pékin, donnant l’occasion aux investisseurs de prendre leurs bénéfices après la progression quasi-linéaire des marchés d’actions depuis le début de l’année.

Les principales Bourses européennes évoluent en baisse mardi. À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,5% à 5.205,75 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,32% et à Londres, le FTSE perd 0,83%. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

À Paris, l’indice CAC 40 recule de 0,5% à 5.205,75 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax abandonne 0,32% et à Londres, le FTSE perd 0,83%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro cède 0,38%, le FTSEurofirst 300 recule de 0,3% et le Stoxx 600 se replie de 0,34%.

Les indices boursiers mondiaux ont salué lundi l’annonce par Donald Trump du report de la date limite qui avait été fixée au 1er mars pour trouver un accord commercial avec la Chine, le président américain ayant pris acte des “progrès subtantiels” réalisés dans les négociations entre les deux puissances économiques.

Mais les analystes de JPMorgan ont appelé mardi les investisseurs à tempérer leur enthousiasme sur les discussions commerciales.

“Beaucoup présumaient que cette action (le report de la date-butoir) allait se produire. Et il est notable que 1) aucune nouvelle date n’ait été fixée et que 2) il n’y ait eu aucun communiqué officiel publié des deux côtés après les discussions à Washington”.

D’autres observateurs jugent que les marchés d’actions, qui sont revenus à des niveaux techniques clés, sont mûrs pour une consolidation après des hausses de l’ordre de 10% depuis le début de l’année.

VALEURS

En Europe, la séance reste en outre animée par les publications de résultats. A Paris, PSA (-3,91%) a publié des résultats records en 2018 mais néanmoins inférieurs aux attentes pour le chiffre d’affaires et le bénéfice net.

Thales (-1,92%) n’a pas non plus convaincu en dépit de résultats annuels en hausse, le chiffre d’affaires étant notamment ressorti en deçà des attentes.

A l’inverse, BASF avance de 3,29% après des résultats trimestriels légèrement meilleurs que prévu et une prévision jugée rassurante pour 2019.

En dehors du bal des publications, le transporteur aérien IAG, propriétaire des compagnies British Airways et Iberia, recule de 3,75%, le fournisseur d’indice MSCI ayant annoncé qu’il comptait retirer la valeur de son indice espagnol.

A Paris, Société générale (-1,45%) est affectée par l’abaissement du conseil de Jefferies à “neutre” contre “achat”, l’intermédiaire financier mettant en avant le manque de visibilité sur la solvabilité de la banque en dépit du repositionnement de la division de banque d’investissement et des cessions d’actifs.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en baisse de 0,37%, après avoir atteint en séance un plus haut depuis la mi-décembre.

Au terme d’une séance volatile, les Bourses chinoises continentales ont clôturé dans le rouge après leur bond de plus de 5% la veille grâce aux espoirs d’un accord commercial avec les Etats-Unis.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai a reculé de 0,67% et le CSI 300 des grandes capitalisations a perdu 1,2%.

A WALL STREET

Les contrats à terme sur les indices new-yorkais signalent un repli de 0,2% à 0,4% mardi à l’ouverture.

La veille, la Bourse de New York a terminé en hausse, portée par les valeurs industrielles et technologiques, après que Donald Trump a repoussé la date-butoir pour les négociations commerciales avec la Chine.

Les trois grands indices ont toutefois terminé sous leurs plus hauts du jour dans l’attente de nouvelles avancées, ayant déjà repris beaucoup du terrain perdu à la fin de l’an dernier.

L’indice Dow Jones a gagné 0,23% et le S&P-500 a pris 0,12%, clôturant à 2.796,11 points, après avoir franchi en séance la barre de résistance majeure de 2.800 points, qui correspond à son niveau de décrochage de début novembre. L’indice large américain n’est plus qu’à 4,6% de son record de clôture atteint fin septembre.

De son côté, le Nasdaq Composite a avancé de 0,36%.

TAUX

Le regain de prudence sur les marchés d’actions se traduit par un retour sur les obligations d’Etat, le rendement du Bund allemand à dix ans, référence pour la zone euro, retombant sur le seuil de 0,10%.

Celui de l’OAT française a touché un plus bas depuis novembre 2016, un analyste mettant en avant l’affaiblissement du mouvement des “Gilets jaunes” et le regain de popularité du président Macron comme un élément de soutien.

Outre-Atlantique, le rendement des Treasuries à dix ans recule de près de deux points base, à 2,6572%, après avoir progressé jusqu’à 2,684% la veille.

Les investisseurs suivront avec attention l’audition à 15h00 GMT du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, par la commission bancaire du Sénat.

“Le marché recherchera des signes que la Fed reste confortable avec sa politique actuelle”, indique Steven Dooley, stratège sur les changes chez Western Union Business Solutions. “Le marché voudra aussi entendre des détails sur un éventuel arrêt du programme de réduction du bilan de la Fed”.

CHANGES

En attendant l’intervention de Jerome Powell, l’”indice dollar”, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de devises, est pratiquement inchangé et l’euro est stable face à la devise américaine, autour de 1,1355.

De son côté, la livre sterling est dopée par l’évocation d’un report de la date de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, fixée au 29 mars, alors que les cambistes s’inquiètent d’un éventuel Brexit sans accord négocié.

La devise britannique gagne 0,4% face au dollar, à 1,3146, à un plus haut depuis la fin janvier. Elle prend aussi 0,45% contre l’euro.

PÉTROLE

Les cours du brut tentent de se stabiliser après avoir chuté de plus de 3% la veille, pénalisés par des déclarations de Donald Trump qui a, une nouvelle fois, jugé les prix trop élevés.

Le baril de Brent évolue sous les 65 dollars et celui du brut léger américain (WTI) se traite autour de 55,30 dollars.

MÉTAUX

Le cours du palladium a touché un record mardi, au-delà de 1.550 dollars l’once, la menace d’une grève des mineurs en Afrique du Sud ayant nourri les craintes déjà fortes sur l’offre.

De son côté, le cours du cuivre recule légèrement après avoir touché 6.540 dollars la tonne la veille, un plus haut depuis le 4 juillet.

Avec Swati Pandey et Abhinav Ramnarayan, édité par Wilfrid Exbrayat

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