February 21, 2019 / 6:12 AM / 10 months ago

Axa salué sur l'opérationnel malgré le coût des catastrophes

PARIS (Reuters) - En dépit d’une facture des catastrophes naturelles élevée, Axa a montré sa capacité à accélérer la croissance de ses activités en 2018, année marquée par le rachat de l’assureur bermudien XL Group qui lui a permis de se renforcer dans l’assurance dommages des entreprises.

Axa a fait état jeudi de résultats inférieurs aux attentes en 2018 en raison de lourdes charges exceptionnelles liées notamment à l'introduction en Bourse de ses activités d'assurance vie et de gestion d'actifs. /Photo d'archives/REUTERS/Christian Hartmann

L’an passé, l’assureur français, numéro deux du secteur en Europe derrière l’allemand Allianz, a vu son résultat opérationnel progresser de 6% à changes constants, à 6,18 milliards d’euros.

Ses revenus ont crû de 4%, avec une nette accélération de l’activité en France et dans le reste de l’Europe, de 10% dans les deux cas.

Le titre Axa se place parmi les principales hausses de l’indice CAC 40 en milieu de journée. Il gagne 1,8% à 21,54 euros et surperforme l’indice européen de l’assurance (+0,47%). Il a pris 14,22% depuis le début de l’année.

Pour les analystes de Bryan, Garnier & Co, les résultats publiés par Axa sont “solides”.

“Nous ne voyons pas pourquoi Axa ne pourrait pas retrouver son niveau d’avant l’acquisition de XL”, note l’intermédiaire.

Pour Axa, l’année 2018 aura été particulièrement coûteuse sur le front des catastrophes naturelles. La facture s’est ainsi élevée à 2 milliards d’euros.

A eux seuls, l’ouragan Michael aux Etats-Unis et les feux de forêt en Californie ont coûté quelque 600 millions d’euros à sa nouvelle entité Axa XL qui affiche du coup une perte opérationnelle de 233 millions d’euros au quatrième trimestre.

A l’image d’American International Group (AIG) ou du français Scor, plusieurs grands assureurs et réassureurs ont vu leurs comptes tomber dans le rouge au cours du quatrième trimestre à cause des catastrophes naturelles.

LOURDES CHARGES EXCEPTIONNELLES

Les résultats d’Axa ont aussi été affectés l’an dernier par des charges exceptionnelles, dont 3 milliards d’euros liés à l’amortissement de l’écart d’acquisition de sa filiale américaine Axa Equitable à la suite de sa mise en Bourse aux Etats-Unis en mai 2018.

Lors d’une conférence téléphonique, Gérald Harlin, le directeur financier d’Axa, a aussi indiqué que la restructuration du portefeuille d’assurance vie en Suisse et les charges exceptionnelles liées à l’acquisition du groupe XL avaient coûté à l’assureur environ 700 millions.

Au final, le résultat net d’Axa a chuté l’an dernier de 66% à 2.140 millions d’euros, là où les analystes attendaient en moyenne 2.473 millions, d’après le consensus Infront Data.

Pour 2019, la direction de l’assureur français a insisté sur la poursuite de l’intégration de XL et sur le souhait de réduire l’endettement du groupe.

En raison de plusieurs émissions de dettes l’an dernier, le ratio d’endettement d’Axa a augmenté de sept points et s’élève à fin 2018 à 32%.

Le groupe ambitionne d’atteindre un taux d’endettement compris entre 25% et 28% d’ici 2020.

Lors d’une conférence de presse, Thomas Buberl, le directeur général d’Axa, a confirmé les objectifs à horizon 2020 avec notamment une croissance annuelle moyenne du résultat opérationnel par action entre 3% et 7% et un ratio de solvabilité compris entre 170% et 220%.

Le groupe a prévu de verser à ses actionnaires un dividende de 1,34 euro au titre de l’exercice 2018 en hausse de 6%.

Avec Inti Landauro, édité par Jean-Michel Bélot et Bertrand Boucey

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