February 20, 2019 / 5:41 PM / 10 months ago

L'Europe termine en hausse, optimisme prudent sur le commerce

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi, à des pics de plus de quatre mois, dans un climat d’optimisme prudent sur les négociations commerciales entre Washington et Pékin qui a surtout profité au secteur automobile.

Les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi. À Paris, l'indice CAC 40 a pris 0,69% sa meilleure clôture depuis le 10 octobre. Le Footsie britannique a gagné 0,69% et le Dax allemand a pris 0,82%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 a pris 0,69% à 5.195,95 points, sa meilleure clôture depuis le 10 octobre. Le Footsie britannique a gagné 0,69% et le Dax allemand a pris 0,82%.

L’indice EuroStoxx 50 a progressé de 0,62%, le FTSEurofirst 300 0,62% et le Stoxx 600 0,67%, ce dernier ayant aussi retrouvé ses plus hauts de mi-octobre.

“Les Bourses européennes ont bénéficié d’un courant d’achats aujourd’hui, les traders étant un peu plus optimistes sur l’état des relations commerciales sino-américaines”, écrit David Madden, analyste de marché chez CMC Markets. “L’absence de mauvaise nouvelle a favorisé les prises de positions.”

Le président américain Donald Trump a déclaré mardi que les discussions entre les Etats-Unis et la Chine se passaient bien et laissé entendre qu’il pourrait prolonger le délai donné aux négociateurs, expliquant que la date limite du 1er mars n’était pas “magique”.

La prudence des investisseurs a parallèlement été nourrie par l’attente, après la clôture en Europe, de la publication, à 19h00 GMT, du compte rendu de la réunion de fin janvier de la Fed, à l’issue de laquelle la banque centrale américaine a laissé entendre que le cycle de resserrement de sa politique monétaire pourrait être déjà achevé.

VALEURS

Le secteur de l’automobile, particulièrement sensible aux tensions sur le commerce international, a continué à tirer le marché vers le haut avec un gain de 2,3%, de loin la plus forte hausse sectorielle du jour.

Le groupe de médias M6 a bondi de 9,34%, sa plus importante progression sur une séance depuis 2001, après la publication d’un résultat opérationnel courant et d’un chiffre supérieurs aux attentes. Dans son sillage, l’action TF1 a pris 1,7%.

Air France-KLM s’est adjugé 6,12%, ses résultats annuels étant jugés encourageants. Kiplink souligne dans une note à ses clients une “bonne résistance malgré les grèves et la hausse du carburant”.

Plus forte baisse du SBF 120, Nexity a reculé de 6,84%, pénalisée par la perspective d’une nouvelle baisse du marché de l’immobilier résidentiel en France cette année.

Sainsbury a chuté de 18,55%, la plus mauvaise performance du Stoxx 600. L’autorité britannique de la concurrence a déclaré que le projet d’acquisition d’Asda, filiale de Walmart, par le distributeur britannique pourrait être purement et simplement bloqué ou nécessiter la vente d’un grand nombre de magasins, voire de l’une des deux marques.

A WALL STREET

La Bourse de New York marque une pause, autour de ses pics de plus de trois mois, en attendant les “minutes” de la Fed et l’issue des négociations commerciales en cours à Washington entre la Chine et les Etats-Unis.

Au moment de la clôture en Europe, le Dow Jones et le Standard & Poor’s 500 sont stables. Le S&P a pris 18% depuis ses plus bas de décembre, et le Nasdaq gagne 0,2%.

CVS perd 7,05% et entraîne l’ensemble du secteur de la santé (-0,17%) qui accuse le plus net repli des indices S&P sectoriels.

LES INDICATEURS DU JOUR

Aucun indicateur économique américain n’est venu influencer la tendance.

En Europe, la journée a été ponctuée par les commandes à l’industrie britannique, qui se sont redressées en février, et les prix producteurs allemands, qui ont augmenté plus que prévu en janvier.

CHANGES

Le dollar, en hausse en début de séance aux Etats-Unis, est reparti à la baisse dans l’attente des “minutes” de la Fed.

L’”indice dollar”, qui mesure les fluctuations de la devise américaine par rapport à un panier de devises de référence, est en baisse de près de 0,2%.

Le billet vert se traite à 1,1363 pour un euro.

La livre sterling a fait un bond en avant face au dollar et à l’euro en réaction à une information de presse selon laquelle le ministre des Affaires étrangères espagnol, Josep Borrell, a déclaré qu’un accord révisé du Brexit était en train d’être bouclé. Mais elle a réduit ses gains par la suite, Madrid ayant précisé que l’UE n’entendait pas renégocier l’accord.

Le yuan chinois gagne 0,5% face au dollar, au plus haut depuis trois semaines, après une information de Bloomberg selon laquelle les Etats-Unis cherchent à obtenir que Pékin s’engage à ne pas dévaluer sa monnaie dans le cadre des négociations commerciales entre les deux pays.

TAUX

L’écart entre les taux courts et longs américain s’est creusé avant le compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale, dont les investisseurs espèrent des précisions concernant la réduction du bilan de la banque centrale américaine et la pause dans le relèvement des taux.

Le rendement des emprunts d’Etat américains à 10 ans est quasi stable à 2,64% alors que celui du deux ans cède un point à 2,49%.

Le rendement du Bund allemand a fini la journée sous le seuil de 0,1%.

Son équivalent italien est nettement remonté, à 2,901%, les investisseurs restant prudents en attendant de voir quel soutien sera apporté par la Banque centrale européenne (BCE) aux banques italiennes.

Le chef économiste de la BCE, Peter Praet, a déclaré que la banque centrale allait discuter “très bientôt” de l’éventualité d’une nouvelle salve de prêts à long terme au secteur bancaire en laissant entendre que cette nouvelle facilité pourrait ne pas être aussi généreuse que la précédente.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont en hausse de plus de 1% dans l’espoir d’un prochain rééquilibrage du marché. Le ministre saoudien de l’Energie, Khalid al Falih, a déclaré espérer que le marché pétrolier serait équilibré d’ici le mois d’avril et que les sanctions américaines visant l’Iran et le Venezuela, deux pays de l’Opep, ne perturberaient pas l’approvisionnement.

Le brut léger américain remonte à plus de 57 dollars le baril, en hausse de plus d’un dollar. Le Brent prend 75 cents 67,19 dollars, malgré la perspective d’une poursuite de la hausse de la production américaine.

Édité par Marc Angrand

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