February 19, 2019 / 6:59 PM / a month ago

COR-UE:Perquisitions chez des éleveurs de saumon, soupçons d'entente

Les autorités européennes de la concurrence ont procédé mardi à des perquisitions dans des fermes d'élevage de saumon de plusieurs pays de l'Union européenne dans le cadre d'une enquête pour entente présumée. /Photo d'archives/REUTERS/Alvaro Vidal

BRUXELLES/OSLO (Reuters) - Au §7, bien lire que la réaction de SalMar émane de son directeur financier et non de son directeur général.Les autorités européennes de la concurrence ont procédé mardi à des perquisitions dans des fermes d’élevage de saumon de plusieurs pays de l’Union européenne dans le cadre d’une enquête pour entente présumée.

La Norvège ne fait pas partie de l’UE mais plusieurs entreprises norvégiennes ont dit être concernées par ces perquisitions.

“La Commission craint que les entreprises inspectées aient pu enfreindre les règles de la concurrence de l’UE qui interdisent les ententes et les pratiques restreignant l’activité”, déclare l’exécutif européen dans un communiqué.

La Commission n’a pas cité les entreprises concernées mais Mowi, premier producteur mondial de saumon d’élevage, a dit à Reuters que deux de ses sites avaient été fouillés, un en Ecosse et un autre aux Pays-Bas.

“Nous n’avons rien à cacher, nous coopérons avec la Commission européenne”, a dit Ola Helge Hjetland, porte-parole du groupe norvégien.

Autre entreprise norvégienne, Grieg Seafood a dit qu’une perquisition avait été menée dans une de ses fermes des Iles Shetland, en Ecosse, et qu’elle transmettrait toutes les informations nécessaires aux autorités européennes.

Trond Tuvstein, directeur financier du norvégien SalMar, a déclaré que la Commission avait fait procéder à des perquisitions dans des fermes en Ecosse exploitées en coentreprise avec Leroey Seafood. Lui aussi a dit que son entreprise coopérait à l’enquête.

Parmi les autres grands éleveurs, Norway Royal Salmon a dit ne pas être concerné.

Ces perquisitions ne constituent qu’une première étape dans l’enquête et ne signifient pas que les entreprises visées sont coupables, a souligné la Commission européenne, qui ne se fixe pas de date butoir pour la fin de ses investigations.

Foo Yun Chee à Bruxelles et Nerijus Adomaitis et Terje Solsvik à Oslo; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Jean-Philippe Lefief

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