February 19, 2019 / 5:24 PM / 3 months ago

L'Allemagne discute toujours du rôle de Huawei dans le réseau 5G

BERLIN (Reuters) - Le gouvernement allemand discute toujours d’une participation ou pas du chinois Huawei au réseau 5G de téléphonie mobile de l’Allemagne, a déclaré mardi le ministre de l’Economie, Peter Altmaier.

Le gouvernement allemand discute toujours d'une participation ou pas du chinois Huawei au réseau 5G de téléphonie mobile de l'Allemagne. /Photo prise le 12 février 2019/REUTERS/Dado Ruvic

Prié de commenter un article du Wall Street Journal selon lequel une décision interministérielle préliminaire a été prise autorisant Huawei à participer à la construction de ce réseau de nouvelle génération, le ministre a répondu: “Je ne peux pas confirmer explicitement cette information car nous en sommes toujours au stade des discussions avec d’autres ministères.”

Huawei, premier fournisseur mondial d’équipements de télécommunications, est soupçonné de laisser le gouvernement chinois s’adonner à l’espionnage d’autres Etats, ce qu’il dément. Les Etats-Unis ont demandé à leurs alliés de ne pas utiliser les technologies de Huawei.

Reuters a appris mardi d’une source gouvernementale allemande que Berlin ne prendrait sans doute pas sa décision rapidement.

La vente aux enchères du réseau mobile 5G devrait commencer après la mi-mars et il apparaît de plus en plus que le gouvernement allemand n’exclura pas complètement Huawei.

Peter Altmaier a déclaré à Reuters la semaine dernière que Berlin envisageait de renforcer les exigences de sécurité des entreprises de télécoms qui souhaitent participer à la 5G, rendant ainsi possible une surveillance plus étroite de Huawei.

Le patron de Huawei en Allemagne a déclaré au quotidien Handelsblatt que le gouvernement chinois ne s’était pas immiscé dans ses activités et que la société ferait en sorte d’assurer sa transparence.

“L’Etat n’a pas de participation dans Huawei et il reste en dehors de notre entreprise”, a dit Dennis Zuo au journal.

Ulrich Kelber, commissaire à la protection des données, a déclaré au Handelsblatt qu’il ne disposait d’aucun élément allant dans le sens d’une exploitation secrète de données, sans exclure que la Chine puisse faire des choses incompatibles avec la législation européenne.

“C’est pourquoi nous devrions avoir une certaine autonomie technologique - du matériel jusqu’aux solutions logicielles”, a-t-il ajouté.

Michael Nienaber et Andreas Rinke, Dominique Rodriguez pour le service français

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