February 11, 2019 / 5:08 PM / 4 months ago

L'Europe finit en nette hausse, espoir sur le commerce et les banques

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse lundi, profitant d’un regain d’intérêt pour les actions après une semaine de repli des principaux indices mondiaux, la reprise des discussions entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce ayant ravivé l’appétit pour le risque.

Les Bourses européennes ont terminé en nette hausse lundi. À Paris, le CAC 40, qui avait perdu 2,39% sur les trois séances précédentes, a terminé en hausse de 1,07% (52,83 points) à 5.014,47 points. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,82% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,99%. /Photo prise le 23 août 2018/REUTERS/Peter Nicholls

À Paris, le CAC 40, qui avait perdu 2,39% sur les trois séances précédentes, a terminé en hausse de 1,07% (52,83 points) à 5.014,47 points. A Londres, le FTSE 100 a gagné 0,82% et à Francfort, le Dax a progressé de 0,99%. L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,96%, le FTSEurofirst 300 0,86% et le Stoxx 600 0,85%.

Avant eux, l’indice SSE Composite de la Bourse de Shanghai avait clôturé sur un gain de 1,36% après une semaine de fermeture, donnant le ton de la journée.

Les discussions entre les Etats-Unis et la Chine sur le commerce ont repris à Pékin et les deux parties ont exprimé leur optimisme quant à la possibilité d’un compromis. La conseillère de la Maison blanche Kellyanne Conway n’a en outre pas exclu que les présidents Donald Trump et Xi Jinping se rencontrent avant la date limite du 2 mars, à laquelle les Etats-Unis menacent de relever les droits de douane sur des centaines de produits chinois.

“L’optimisme ne repose sur rien de concret puisque nous n’avons aucune information sur l’évolution des relations commerciales USA-Chine mais les intervenants voient le simple fait qu’elles aient lieu comme un signe positif”, résume David Madden, de CMC Markets.

Autres négociations suivies de près, celles entre parlementaires démocrates et républicains à Washington visant à éviter un nouveau blocage (“shutdown”) partiel des administrations fédérales.

VALEURS

Tous les grands indices sectoriels Stoxx ont fini dans le vert mais Le climat général a profité davantage aux secteurs les plus sensibles à l’évolution des tensions liées aux barrières commerciales: parmi les meilleures performances du jour, l’indice Stoxx des valeurs industrielles européennes a pris 1,28%, celui des hautes technologies 1,12%.

Le compartiment des banques a gagné de son côté 1,21%, profitant de la nette progression des valeurs financières italiennes après l’annonce par la Banque d’Italie d’une nouvelle diminution des créances douteuses.

A Milan, l’indice des banques italiennes a progressé de 1,91%. Intesa Sanpaolo a gagné 1,23%, l’une des meilleures performances de l’EuroStoxx 50, et dans le peloton de tête du Stoxx 600, Banco BPM a bondi de 7,03%.

Oslo Bors, l’opérateur de la Bourse norvégienne, a pris 4,52% après le relèvement de l’offre d’achat d’Euronext 52,55, la réplique de l’européen à l’américain Nasdaq.

A Londres, Smith & Nephew a cédé 3% après les informations du Financial Times selon lesquelles l’équipementier médical a engagé des discussions en vue de racheter l’américain NuVasive pour plus de trois milliards de dollars.

A WALL STREET

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé: freinés entre autres par les valeurs pétrolières, le Dow Jones abandonnait 0,18% et le Standard & Poor’s 500 0,03% tandis que le Nasdaq Composite prenait 0,08%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Le chiffre macroéconomique le plus attendu du jour était celui de la croissance économique au Royaume-Uni au quatrième trimestre de l’an dernier: à 0,2% par rapport aux trois mois précédents, il est conforme au consensus, mais le chiffre publié pour l’ensemble de l’année 2018, à 1,4%, est le plus faible enregistré depuis six ans.

En France, la croissance devrait être de 0,4% au premier trimestre, selon la Banque de France.

CHANGES

Les chiffres du produit intérieur brut (PIB) britannique ont pénalisé la livre sterling, qui a cédé du terrain face au dollar et à l’euro, mais le fait du jour est l’accélération de la hausse du billet vert.

Au moment de la clôture en Europe, l’”indice dollar”, qui mesure ses fluctuations face à un panier de devises de référence, prenait 0,42% après avoir atteint son plus haut niveau depuis le 26 décembre.

L’euro revenait ainsi autour de 1,1275 dollar après être tombé brièvement à 1,1273, au plus bas depuis le 14 décembre.

Au même moment, le franc suisse cédait 0,4% face au dollar. Il avait subi un “flash crash” en tout début de journée en Asie, tombant très brièvement à 1,0095 pour un dollar avant d’effacer la majeure partie de ses pertes, ce que plusieurs intervenants expliquent par le manque de liquidité, la journée étant fériée au Japon.

TAUX

Sur les marchés obligataires, les rendements de la zone euro ont retrouvé quelques couleurs, celui du Bund allemand à dix ans, référence pour la région, remontant à 0,119% alors qu’il était tombé jeudi dernier à 0,077%, son plus bas niveau depuis octobre 2016.

Les rendements italiens ont au contraire reflué en réaction aux chiffres de la Banque d’Italie sur les créances douteuses des banques: ceux des titres à deux et cinq ans ont reculé d’environ dix points de base, à 0,598% et 1,934% respectivement, et le dix ans a abandonné plus de huit points pour revenir à 2,9%.

PÉTROLE

En légère baisse à la mi-journée en Europe, les cours du brut ont amplifié leur recul après l’ouverture des marchés américains.

Au moment de la clôture des Bourses européennes, le Brent cédait plus de 1,3%, autour de 61,25 dollars le baril, et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) plus de 2% à 51,50 dollars.

Ce mouvement s’explique par une conjonction de facteurs défavorables, parmi lesquels figurent l’augmentation du nombre de puits en exploitation aux Etats-Unis, un incendie dans une importante raffinerie américaine, la crainte toujours présente d’un échec des discussions sino-américaines ou encore le ralentissement de la croissance, autant d’éléments qui l’emportent sur la réduction de l’offre de l’Opep et de ses alliés ou sur la perspective de nouvelles sanctions américaines visant le Venezuela.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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