February 6, 2019 / 10:12 AM / in 3 months

L'Europe en manque de catalyseur après le discours décevant de Trump

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge mercredi matin après le discours annuel sur l’état de l’Union de Donald Trump, qui a déçu des investisseurs en attente d’avancées concrètes sur le commerce et le “shutdown”, tandis que les résultats de Daimler et BNP ternissent la tendance.

Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge mercredi. À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,43% à vers 09h20 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,48% et à Londres, le FTSE cède 0,29%. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 perd 0,43% à 5.061,73 points vers 09h20 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,48% et à Londres, le FTSE cède 0,29%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,43%, le FTSEurofirst 300 recule de 0,19% et le Stoxx 600 perd 0,19%.

Le discours sur l’état de l’Union de Donald Trump a douché les espoirs des investisseurs d’obtenir de bonnes nouvelles sur les affaires commerciales et la construction du mur entre les Etats-Unis et le Mexique.

Devant le Congrès américain, le président Trump n’a pas reculé dans son projet d’ériger un mur entre les deux pays, évoquant même la perspective d’une nouvelle fermeture des administrations américaines (“shutdown”) en cas de non-financement.

Concernant le conflit entre Washington et Pékin sur le commerce, Trump a estimé qu’un accord éventuel devrait inclure la fin des pratiques commerciales injustes de la Chine, la réduction du déficit commercial entre les deux pays et la protection des emplois américains.

Certains investisseurs espéraient que le président américain apporterait des éléments concrets dans ce dossier, qui pèse sur les marchés depuis plusieurs mois, note Nick Twidale chez Rakuten Securities.

Selon deux sources proches du dossier, le secrétaire au Trésor, Steve Mnuchin, et le représentant au Commerce, Robert Lighthizer, doivent se rendre à Pékin la semaine prochaine pour poursuivre les négociations commerciales avec la Chine.

VALEURS

Plus forte baisse sectorielle, l’indice Stoxx de l’automobile perd 0,81%, avec comme principal contributeur à ce repli, l’allemand Daimler (-2,36%) qui a annoncé une chute plus importante que prévu de son bénéfice d’exploitation en raison des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et du coût croissant du développement des véhicules électriques et autonomes.

Le secteur bancaire est également délaissé (-0,26%). A Paris, BNP Paribas, en queue de peloton du CAC, perd 1,85% après avoir revu à la baisse certains de ses objectifs financiers pour 2020.

Société générale abandonne 1,94%.

A l’opposé, le compartiment technologique signe la plus forte progression sectorielle en début de séance, porté par Dassault Systèmes (+8,87%) qui prend la tête du SBF 120, après avoir publié un chiffre d’affaires trimestriel supérieur à ses objectifs.

Le cimentier CRH prend 3,04% à la Bourse de Londres en réaction aux informations de Reuters sur l’entrée à son capital du fonds activiste Cevian Capital.

A WALL STREET

La Bourse de New York a fini une nouvelle fois en hausse mardi, soutenue par des publications de résultats bien accueillies, avant le discours de Donald Trump. [.NFR]

L’indice Dow Jones a gagné 0,68% à 25.411,52 points, un plus haut de deux mois. Le S&P-500 a pris 0,47%, signant ainsi une cinquième séance de hausse d’affilée. De son côté, le Nasdaq Composite a avancé de 0,74%.

Les publications d’Estée Lauder, qui a relevé ses prévisions de bénéfice trimestrielle, et de Ralph Lauren ont notamment été saluées avec des envolées respectives de 11,64% et 8,38%, permettant à l’indice S&P de la consommation discrétionnaire de signer la meilleure performance sectorielle de la séance (+0,96%).

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en légère hausse (+0,14%) une séance hésitante en l’absence, dans le discours sur l’état de l’Union prononcé par Donald Trump, d’élément susceptible de déclencher des mouvements de marchés marqués.

Coté entreprises, les fabricants de cosmétiques et notamment Shiseido (+4,57%) ont profité des prévisions meilleures que prévu d’Estée Lauder à Wall Street.

Les marchés chinois sont restés fermés et le resteront jusqu’à la fin de la semaine pour le nouvel an lunaire.

CHANGES

Le dollar prend 0,06% face à un panier de devises de référence, dont l’euro qui peine à remonter au-dessus de 1,14 dollar après être tombé à 1,1375 en réaction à la baisse inattendue des commandes à l’industrie en Allemagne en décembre.

La livre sterling avance de 0,2% face au dollar mais reste proche du plus bas de deux semaines touché mardi, les cambistes peinant visiblement à juger de la crédibilité des informations du Telegraph selon lesquelles plusieurs ministres de Theresa May débattent d’un report de huit semaines de la sortie de l’Union européenne.

La devise britannique pourrait, selon une enquête de Reuters, s’apprécier de 2% à 5% si la Grande-Bretagne sort de l’Union européenne fin mars dans le cadre d’un accord négocié avec Bruxelles mais elle risque de perdre entre 5% et 10% si ce Brexit a lieu sans cadre clairement défini.

A noter, le repli d’environ 1,5% du dollar australien après les déclarations de Philip Lowe, le gouverneur de la banque centrale d’Australie (RBA), qui, dans son premier discours public de l’année, a ouvert la porte à une possible baisse des taux.

TAUX

Le rendement du Bund allemand à 10 ans est pratiquement stable à 0,167%.

Son équivalent américain, lui, recule de près de deux points de base autour de 2,685%.

Le Trésor américain doit émettre ce mercredi 27 milliards de dollars d’emprunts à dix ans puis, jeudi, 19 milliards de dollars de dette à 30 ans.

La Réserve fédérale (Fed) devrait laisser inchangés ses taux d’intérêt jusqu’à ce que les perspectives pour l’économie américaine s’éclaircissent, ce qui pourrait prendre plusieurs mois, a déclaré mardi Robert Kaplan, le président de l’antenne de Dallas de la banque centrale américaine.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, les cours reculent modestement: le Brent évolue sous les 62 dollars et le brut léger américain autour de 53,50 dollars le baril.

Édité par Marc Angrand

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