February 4, 2019 / 9:33 AM / 7 months ago

Le fonds Ciam demande des comptes au PDG de Scor dans le dossier Covea

Le fonds activiste CIAM a annoncé lundi avoir écrit au PDG de Scor Denis Kessler pour lui reprocher d'avoir, par une "stratégie judiciaire très agressive", contraint le groupe mutualiste Covéa à renoncer à son projet de rapprochement, ce qui a effacé, selon le fonds, 900 millions d'euros de capitalisation boursière. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

PARIS (Reuters) - Le fonds activiste CIAM a annoncé lundi avoir écrit au PDG de Scor Denis Kessler pour lui reprocher d’avoir, par une “stratégie judiciaire très agressive”, contraint le groupe mutualiste Covéa à renoncer à son projet de rapprochement, ce qui a effacé, selon le fonds, 900 millions d’euros de capitalisation boursière.

Covéa a annoncé le 29 janvier qu’il renonçait à prendre le contrôle de Scor, ce qui a fait dévisser ce jour là le titre de 11,4% pour terminer à 36,48 euros, un cours qui efface tous les gains enregistrés depuis la révélation le 4 septembre de l’offre de l’assureur (GMF, MAAF et MMA).

Le jour même de l’annonce de ce rejet, Scor a annoncé sa volonté d’engager des actions pénales contre Covéa, son principal actionnaire avec une part de 8,22%, coupable à ses yeux d’avoir annoncé en pleine séance de Bourse l’abandon de son projet de rachat, accusations rejetées le lendemain par Covéa.

Dans sa lettre adressée à Denis Kessler, Catherine Berjal, présidente de CIAM, dit avoir pris connaissance “avec stupeur” des termes du communiqué relatif aux poursuites civiles et pénales engagées notamment contre Covéa et Thierry Derez, le PDG du groupe mutualiste.

“Cette stratégie judiciaire très agressive a eu pour conséquence directe le retrait par Covéa de tout projet de rapprochement”, a-t-elle souligné, ajoutant que le groupe avait formulé une proposition “a priori (...) potentiellement créatrice de valeur actionnariale”, poursuit-elle.

“Je souhaite par conséquent que vous informiez le marché (...) des mesures concrètes que vous entendez prendre en matière de création de valeur”, poursuit Catherine Berjal, dont le fonds qu’elle préside détient 0,94% du capital.

“A défaut et en l’absence de création de valeur, je n’hésiterai pas à faire valoir nos droits pour défendre nos intérêts d’actionnaires minoritaires.”

Benoit Van Overstraeten, édité par Jean-Michel Bélot

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