February 4, 2019 / 9:23 AM / 16 days ago

Début de séance terne en Europe, l'effet de l'emploi US s'estompe

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse en début de séance lundi, la prudence reprenant le dessus après la hausse qui a salué vendredi le chiffre bien supérieur aux attentes des créations d’emplois aux Etats-Unis en janvier.

Les principales Bourses européennes évoluent en légère baisse en début de séance lundi. À Paris, l'indice CAC 40 perd 0,44% à 09h00 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,34% et à Londres, le FTSE recule de 0,1%. /Photo d'archives/REUTERS/Lucas Jackson

À Paris, l’indice CAC 40 perd 0,44% à 4.997,14 points à 09h00 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,34% et à Londres, le FTSE recule de 0,1%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro abandonne 0,38%, le FTSEurofirst 300 0,08% et le Stoxx 600 0,22%.

Ils avaient tous fini dans le vert vendredi après la publication du rapport mensuel sur l’emploi aux Etats-Unis, qui a confirmé la bonne santé de l’économie américaine en dépit du blocage (“shutdown”) d’une partie des administrations fédérales.

Les 304.000 créations d’emplois enregistrées le mois dernier, contre 165.000 seulement attendues, ont ainsi occulté en partie la hausse plus modeste qu’anticipé des salaires (+0,1% contre +0,3% attendu).

“Les investisseurs sont plus prudents dans leur approche des chiffres de l’emploi américain”, constate Naeem Aslam, analyste de Think Markets. “Personne n’a envie de voir les chiffres des salaires perdre de leur élan.”

En Chine, l’indice Caixin-Markit des directeurs d’achats du secteur des services est ressorti légèrement au-dessus du consensus samedi.

En Europe, en attendant les indices PMI des services mardi, les investisseurs prendront connaissance à 9h30 GMT du chiffre de l’indice Sentix du sentiment du consommateur dans la zone euro. Côté américain, on surveillera les statistiques des commandes à l’industrie à 15h00 GMT.

Sur le front des discussions commerciales sino-américaines, le week-end n’a pas apporté d’élément nouveau. Vendredi, Larry Kudlow, conseiller économique de Donald Trump, a déclaré que le climat des discussions était constructif mais qu’il était trop tôt pour envisager un accord. Le président américain devrait évoquer le sujet lors de son discours sur l’état de l’Union mardi soir à Washington.

VALEURS

Parmi les plus fortes baisses sectorielles en Europe le secteur de l’automobile (-1,05%) et celui des matières premières (-0,94%) sont de nouveau pénalisés par les inquiétudes persistantes liées à la croissance en Chine.

ArcelorMittal (-2,22%) est lanterne rouge du CAC et Renault cède 1,58%.

A l’opposé, le compartiment du pétrole et du gaz progresse de 0,58% avec la remontée continue des cours du baril.

A Paris, TechnipFMC (+1,09%) et Total (+0,18%) figurent parmi les meilleures performances du CAC 40.

En tête du Stoxx 600, WireCard rebondit de 13,59%; le spécialiste allemand des technologies de paiement a de nouveau réfuté les informations du Financial Times sur des soupçons de malversations liées à sa filiale à Singapour.

Ryanair perd 3,86% après l’annonce d’une perte de 20 millions d’euros sur le trimestre octobre-décembre, conséquence d’une baisse des prix que la compagnie aérienne s’attend à voir perdurer. Dans son sillage, Easyjet cède 2,79%.

Dans l’actualité des fusions-acquisitions, Euronext prend 0,09% après avoir réaffirmé sa détermination à racheter la Bourse d’Oslo, ce qui pourrait le conduire à modifier son offre pour contrer celle de l’américain Nasdaq.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en hausse de 0,46%, tirée par les valeurs financières avec la remontée des rendements obligataires américains liée aux chiffres de l’emploi aux Etats-Unis. Mais Sony (-8,07%) et Honda (-3,48%) ont souffert des résultats inférieurs aux attentes publiés vendredi.

Les marchés chinois sont fermés et le resteront toute la semaine pour le nouvel an lunaire, ce qui limite les volumes d’échanges ailleurs en Asie. Hong Kong, ouverte pour une demi-séance, a pris 0,21%.

A WALL STREET

Les indices de Wall Street ont été portés vendredi par les chiffres de l’emploi, rassurants pour la santé de l’économie américaine, mais le Nasdaq a été pénalisé par Amazon, dont les prévisions ont déçu. [.NFR]

L’indice Dow Jones a gagné 64,0,26%, à 25.063,89 et le S&P-500 0,09% à 2.706,53 mais le Nasdaq Composite a reculé de 0,25% à 7.263,87.

Amazon a perdu 5,38% après une prévision de chiffre d’affaires pour le premier trimestre inférieure aux attentes des analystes. Dans son sillage, l’ensemble du secteur de la distribution a souffert, à l’image de Walmart (-2,10%) et Macy’s (-2,21%).

Sur l’ensemble de la semaine, le Dow a pris 1,32%, le S&P 1,58% et le Nasdaq 1,38%.

TAUX

Alors que les rendements obligataires de référence de la zone euro sont pratiquement inchangés - à 0,168% pour le dix ans allemand - ceux des emprunts d’Etat italiens ont inscrit des plus hauts de trois semaines en début de séance, les investisseurs restant préoccupés par les signes de dégradation de l’économie de la péninsule, entrée en récession fin 2018.

“Il y a un risque sérieux d’enregistrer un trimestre supplémentaire de croissance négative”, estime Chris Scicluna, responsable de la recherche économique de Daiwa Capital Markets à Londres, qui n’attend plus qu’une croissance de 0,1% du produit intérieur brut (PIB) italien sur l’ensemble de cette année.

Le rendement des BTP à dix ans prend quatre points de base à 2,775%.

CHANGES

Les craintes liées aux finances publiques italiennes ne font rien pour soutenir l’euro, qui recule face au dollar à 1,1445.

Le billet vert reste globalement bien orienté face aux autres grandes devises: l’”indice dollar”, qui mesure ses fluctuations contre un panier de référence, progresse de 0,1% environ, amplifiant ainsi ses gains de vendredi après les chiffres de l’emploi américain.

PÉTROLE

Le prix du baril de Brent, à plus de 63 dollars, évolue au plus haut depuis près de deux mois et celui du brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) au plus haut depuis fin novembre à plus de 55,30, un mouvement favorisé par la baisse de la production de l’Opep en janvier et la perspective de voir de nouvelles sanctions américaines visant le Venezuela exercer une pression supplémentaire sur l’offre globale.

Le Brent et le WTI avaient déjà pris respectivement 3% et 2,7% vendredi.

Samedi, Moscou a fait état d’une production en baisse en janvier, même si l’objectif de réduction de l’offre fixé par le gouvernement n’a été que partiellement atteint.

Aux Etats-Unis, le nombre de forages en exploitation est tombé à son plus bas niveau depuis huit mois.

Édité par Blandine Hénault

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