February 4, 2019 / 8:13 AM / 4 months ago

Logistique: La volonté de M&A de DSV à nouveau contrariée

ZURICH (Reuters) - La volonté du groupe de logistique danois DSV de s’emparer de son concurrent suisse Panalpina Welttransport s’est heurtée au refus du principal actionnaire de ce dernier, DSV courant ainsi le risque d’essuyer un nouvel échec en quelques mois en matière de croissance externe en Suisse.

La volonté du groupe de logistique danois DSV de s'emparer de son concurrent suisse Panalpina Welttransport s'est heurtée au refus du principal actionnaire de ce dernier, DSV courant ainsi le risque d'essuyer un nouvel échec en quelques mois en matière de croissance externe en Suisse. /Photo d'archives/REUTERS/Arnd Wiegmann

Vers 12h15 GMT, le titre Panalpina plongeait de plus de 6% à 166,9 francs à la Bourse de Zurich tandis que l’action DSV reculait de 2,1%, soit le repli le plus marqué de l’indice OMXC 20 de la Bourse de Copenhague.

En réaction à l’offre en numéraire et en titres de plus de quatre milliards de francs suisses (3,5 milliards d’euros) de DSV, la fondation Ernst Goehner, qui détient près de 46% de Panalpina, a estimé que l’entreprise créérait plus de valeur en tant que “consolidateur” du secteur plutôt qu’en acceptant la proposition de DSV.

Les groupes de logistique s’efforcent d’accroître leur taille, le secteur comptant une multitude d’acteurs, souvent petits. DSV est passé à l’offensive sur Panalpina après l’échec à l’automne de sa tentative d’achat d’un autre groupe suisse, Ceva, qui a depuis resserré les liens avec le français CMA CGM, devenu le principal actionnaire de Ceva.

Avec Panalpina, qui est sous la pression de l’investisseur activiste Cevian pour participer au mouvement de consolidation du secteur, DSV veut devenir le numéro quatre mondial de la logistique, derrière DHL Logistics, une filiale de Deutsche Post, le suisse Kuehne & Nagel et DB Schenker, filiale de l’opérateur ferroviaire allemand Deutsche Bahn.

En rejetant l’offre, la fondation Ernst Goehner pourrait contraindre DSV à relever son prix pour emporter quand même l’adhésion des actionnaires du groupe. Le suédois Cevian a une part de 12,3%.

“Nous sommes convaincus que Panalpina peut créer davantage de valeur pour ses actionnaires, ses clients et ses salariés via une stratégie de consolidateur plutôt que par l’offre de DSV”, déclare dans un communiqué Thomas Gutzwiller, membre du conseil d’administration de la fondation.

De son côté, Panalpina dit que son conseil “continue de passer attentivement en revue la situation avec l’aide de conseillers professionnels”, après la prise de position de la fondation Ernst Goehner.

DSV a déclaré qu’il continuait à passer attentivement en revue la situation, ajoutant qu’il ferait de nouvelles déclarations en temps voulu.

Dès le 16 janvier, jour de l’annonce de l’offre de DSV, le titre Panalpina s’est envolé au-dessus du prix de 170 francs suisses par action proposé par le groupe danois et est resté jusqu’à ce lundi au-delà de ce niveau.

Le fait qu’un cours évolue durablement au-dessus du prix d’une offre signifie généralement que les intervenants de marché anticipent une surenchère.

Benoit Van Overstraeten pour le service français, édité par Dominique Rodriguez et Catherine Mallebay-Vacqueur

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