February 4, 2019 / 7:13 AM / 19 days ago

Euronext prêt à améliorer son offre sur Oslo Bors, qui reste de marbre

PARIS/OSLO (Reuters) - Euronext a réaffirmé lundi sa détermination à acquérir la Bourse d’Oslo en envisageant d’améliorer son offre après la contre-attaque du Nasdaq sur l’opérateur norvégien, l’un des derniers indépendants en Europe.

Euronext a réaffirmé lundi sa détermination à acquérir la Bourse d'Oslo en envisageant d'améliorer son offre après la contre-attaque du Nasdaq sur l'opérateur norvégien, l'un des derniers indépendants en Europe. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Mais Bente Landsnes, la directrice générale de ce dernier, a aussitôt répété à Reuters la préférence unanime du conseil de la Bourse d’Oslo pour la proposition du Nasdaq, ajoutant qu’une éventuelle surenchère d’Euronext ne changerait rien à la donne.

“Nous avons procédé à une évaluation approfondie et la conclusion unanime de notre conseil d’administration est que le Nasdaq a la meilleure offre”, a-t-elle ajouté, réitérant la position adoptée par le conseil au moment de l’annonce, la semaine dernière, de l’offre du groupe américain.

En Bourse de Paris, après avoir ouvert en baisse de 0,4%, le titre Euronext avançait de 0,47% à 53,25 euros à 12h15 alors que le SBF 120 cédait de son côté 0,47% et l’indice regroupant les valeurs européennes liées aux services financiers 0,4%.

Nasdaq, qui a formellement lancé son offre ce lundi, a déclenché mercredi la bataille pour la prise de contrôle de la Bourse d’Oslo avec une contre-offre, soutenue par le conseil d’administration d’Oslo Bors, de 6,54 milliards de couronnes (environ 673 millions d’euros) au lieu des 6,24 milliards (646 millions d’euros) proposés par Euronext.

“Euronext est déterminé à acquérir la Bourse d’Oslo et prend acte du fait que le conseil d’administration d’Oslo Bors ne recommande pas son offre”, a déclaré l’opérateur paneuropéen dans un communiqué.

Se disant prêt à engager des “discussions constructives avec les actionnaires”, il ajoute qu’il “évaluera ses options pour ajuster son offre”.

NÉCESSAIRE FEU VERT DES AUTORITÉS NORVÉGIENNES

Euronext, qui avait acquis une participation de 5,3% dans Oslo Bors en décembre 2018, a pour sa part lancé son offre le 14 janvier. L’opérateur des Bourses de Paris, Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Dublin revendique le soutien d’une majorité d’actionnaires représentant 50,5% du capital d’Oslo Bors - y compris ses 5,3% - à travers des engagements irrévocables d’apports de titres.

Le groupe américain peut compter en revanche sur le soutien de la banque norvégienne DNB, premier actionnaire d’Oslo Bors avec une participation proche de 20%, qui avait déjà déclaré qu’elle lui apporterait ses titres.

Deux autres actionnaires comptent faire de même, le fonds de pension KLP et la banque Sparebanken Vest, avec des participations respectives de 10% et 1,6%.

Le Nasdaq détient l’essentiel des marchés d’actions de la région - au Danemark, en Finlande, en Suède, en Islande et dans les trois pays baltes.

Une source proche du dossier avait dit la semaine dernière que les actionnaires “qui s’étaient engagés à vendre à Euronext (...) ne pourront vendre au groupe Nasdaq que si certaines conditions de l’offre, comme un feu vert des autorités (...) ne sont pas remplies”.

Tout accord de rachat d’Oslo Bors devra nécessairement être avalisé par le ministère des Finances norvégien et par la Finanstilsynet (FSA), le régulateur financier du pays.

Avec la contribution de Gwladys Fouche à Oslo et de Claude Chendjou à Paris, édité par Jean-Michel Bélot

0 : 0
  • narrow-browser-and-phone
  • medium-browser-and-portrait-tablet
  • landscape-tablet
  • medium-wide-browser
  • wide-browser-and-larger
  • medium-browser-and-landscape-tablet
  • medium-wide-browser-and-larger
  • above-phone
  • portrait-tablet-and-above
  • above-portrait-tablet
  • landscape-tablet-and-above
  • landscape-tablet-and-medium-wide-browser
  • portrait-tablet-and-below
  • landscape-tablet-and-below