January 28, 2019 / 9:27 AM / 21 days ago

L'Europe dans le rouge, la prudence l'emporte sur la fin du "shutdown"

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge lundi en dépit de l’annonce de la levée du “shutdown” aux Etats-Unis, la prudence prenant le dessus à l’orée d’une semaine chargée en actualité économique, politique et monétaire.

Les principales Bourses européennes évoluent dans le rouge lundi en dépit de l'annonce de la levée du "shutdown" aux Etats-Unis. À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,53% à 4.899,75 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,36% et à Londres, le FTSE perd 0,43%. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Nicholls

À Paris, l’indice CAC 40 recule de 0,53% à 4.899,75 points vers 09h05 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,36% et à Londres, le FTSE perd 0,43%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro recule de 0,52%, le FTSEurofirst 300 de 0,50% et le Stoxx 600 de 0,39%.

Donald Trump a promulgué vendredi soir une loi garantissant le financement de l’administration fédérale pendant les trois prochaines semaines, soit jusqu’au 15 février, mettant temporairement fin au “shutdown” qui paralysait certains services depuis plus d’un mois.

Si cette annonce constitue une bonne nouvelle pour les investisseurs, trop d’incertitudes demeurent toutefois autour du Brexit et du différend commercial entre les Etats-Unis et la Chine.

Au Royaume-Uni, la Chambre des Communes se prononcera mardi sur plusieurs amendements destinés à éviter une sortie sans accord du pays de l’Union européenne.

Sur le front du dossier commercial, le vice-Premier ministre chinois Liu He se rendra aux Etats-Unis mercredi et jeudi pour un nouveau cycle de négociations commerciales avec les responsables de l’administration Trump.

Autre grand rendez-vous de la semaine, la réunion de politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) mardi et mercredi. Les investisseurs s’attendent à ce que la banque centrale américaine maintienne une certaine patience sur sa politique face au ralentissement perceptible de l’économie mondiale.

La montée en puissance du bal des publications de résultats d’entreprise, en Europe comme aux Etats-Unis, promet aussi d’animer la semaine sur les marchés. LVMH et Apple publieront notamment leurs comptes mardi.

VALEURS

Le secteur des ressources de base (+1%) signe de loin la plus forte hausse sectorielle parmi les rares progressions comptabilisées en Europe, à la faveur du rebond du groupe minier russe coté à Londres Evraz (+3,14%) après la levée par les Etats-Unis de leur sanctions à l’encontre du géant russe de l’aluminium Rusal. Le titre Rusal, coté à Hong Kong, a gagné 9,4%.

Les autres groupes miniers britanniques, tels que Rio Tinto (+2,65%) et BHP (+1,62%), profitent par ailleurs de la hausse des cours du minerai de fer en Chine, à un plus haut de 16 mois, après la catastrophe minière au Brésil qui a obligé Vale, le premier producteur mondial, à mettre à l’arrêt des installations. Le secteur est aussi soutenu par un commentaire optimiste de Jefferies sur la demande chinoise en minerai de fer.

En tête du Stoxx 600, le groupe britannique de supermarchés en ligne Ocado grimpe de 5,17%, dopé par une information de presse relatant des discussions avec Marks and Spencer (+2%) pour le lancement d’un service de livraisons de repas.

A Paris, CGG (+3,28%) évolue en tête du SBF 120 grâce à une recommandation favorable de Kepler Cheuvreux qui a initié son suivi à “achat” selon des sources de marché.

A l’inverse, Alstom recule de 2,08% après avoir confirmé avoir proposé à la Commission européenne de nouvelles concessions pour son projet de rapprochement avec Siemens (-0,38%) dans le ferroviaire, sans qu’un feu vert de Bruxelles ne soit pour autant garanti.

EN ASIE

La Bourse de Tokyo a terminé en repli de 0,6%, pénalisée par le renchérissement du yen et une certaine prudence avant les publications de résultats trimestriels attendus cette semaine.

De leur côté, les places boursières chinoises se sont orientées en légère baisse après avoir d’abord progressé grâce à l’annonce d’un remaniement à la tête du gendarme boursier en Chine. Mais la baisse continue des profits des groupes industriels chinois pour le deuxième mois d’affilée en décembre a pesé sur la tendance.

L’indice composite de la Bourse de Shanghai a clôturé en baisse de 0,18%.

A WALL STREET

La Bourse de New York a terminé vendredi en hausse assez nette, portée par l’annonce de la réouverture des administrations fédérales aux Etats-Unis et par les géants de la technologie, Apple en tête, à l’approche de la publication de leurs résultats trimestriels.

L’indice Dow Jones a gagné 0,75%, le S&P-500 a pris 0,85% et le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 1,29%.

Sur l’ensemble de la semaine, les indices ont peu varié (-0,26% pour le S&P, +0,09% pour le Dow et +0,11% pour le Nasdaq).

Signe que la prudence observée en Europe pourrait se propager lundi à Wall Street, les futures sur les indices américains sont orientés en baisse, de l’ordre de 0,6%.

TAUX

Le rendement des Treasuries à dix ans se stabilise autour de 2,745% lundi, après avoir rebondi vendredi dans la foulée de la hausse des indices actions à Wall Street.

En Europe, le rendement du Bund allemand est pratiquement inchangé, toujours sous le seuil de 0,2% qu’il a franchi à la baisse jeudi à la suite des annonces de la Banque centrale européenne (BCE).

CHANGES

Le dollar reste sous pression face à un panier de devises de référence, les cambistes estimant que la Fed devrait signaler mercredi une pause dans son resserrement monétaire.

L’annonce de la levée du “shutdown” aux Etats-Unis a aussi ravivé l’appétit pour le risque et pénalisé l’actif refuge que constitue le billet vert.

L’euro tente de se maintenir au-dessus du seuil de 1,14 dollar tandis que la livre sterling recule de 0,25% face au dollar avant le vote mardi de la Chambre des communes sur le Brexit.

La devise britannique a grimpé de 2,5% face au billet vert la semaine dernière, sa plus forte hausse hebdomadaire en 15 mois, portée par des espoirs sur un accord de sortie de Brexit.

PÉTROLE

Les cours du brut reculent de plus de 1,5% lundi, pénalisés par l’annonce de puits de forage supplémentaires aux Etats-Unis, signe que la production américaine pourrait croître encore.

Selon les données de Baker Hughes, les groupes d’énergie américains ont augmenté la semaine dernière le nombre de leurs plateformes de forage à 862, ce qui constitue une première hausse cette année.

Les signes de ralentissement de la croissance économique, notamment en Chine, pèsent également sur les prix du pétrole.

Le baril de WTI retombe sous les 61 dollars et celui du brut léger américain sous les 53 dollars.

MÉTAUX

Le cours de l’aluminium sur le marché londonien évolue en baisse de l’ordre de 1% après la levée par les Etats-Unis de leurs sanctions à l’encontre du géant de l’aluminium Rusal.

L’annonce de la mise en oeuvre de ces sanctions, en avril dernier, avait porté le cours de l’aluminium à un plus haut de sept ans.

Édité par Véronique Tison

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