January 22, 2019 / 6:08 AM / 5 months ago

Huawei: Washington confirme l'intention de demander l'extradition de Meng

WASHINGTON/DAVOS (Reuters) - Le département américain de la Justice a fait savoir mardi qu’il allait formuler une demande d’extradition de la directrice financière du groupe chinois Huawei, Meng Wanzhou.

Le département américain de la Justice a fait savoir mardi qu'il allait formuler une demande d'extradition de la directrice financière du groupe chinois Huawei, Meng Wanzhou. /Photo d'archives/REUTERS/Tim Chong

“Nous allons persévérer dans notre demande d’extradition de l’accusée Meng Wanzhou et respecterons les délais fixés par le traité d’extradition américano-canadien”, a déclaré le porte-parole du département de la Justice, Marc Raimondi.

La date limite pour formuler la demande est fixée au 30 janvier, au terme du délai de soixante jours consécutif à l’arrestation de Meng Wanzhou le 1er décembre à Vancouver.

A Davos, en marge du Forum économique mondial, le président du géant chinois des télécoms, Liang Hua, a souhaité un règlement rapide de cette affaire.

Le ministère chinois des Affaires étrangères a accusé les Etats-Unis et le Canada d’avoir une lecture abusive de leur traité d’extradition et réclamé une nouvelle fois la libération de Meng Wanzhou.

Le Canada est l’un des quelque 100 pays avec lesquels les Etats-Unis ont conclu des traités d’extradition. Une fois la demande reçue, un tribunal canadien doit déterminer dans les trente jours s’il existe suffisamment d’éléments pour justifier un transfèrement, qui doit être encore validé par le ministre de la Justice.

Meng Wanzhou, 46 ans, est la fille du fondateur de Huawei, société que les agences du renseignement américain présentent comme liée au gouvernement chinois.

Les Etats-Unis accusent Meng d’avoir dissimulé des liens existant entre l’équipementier télécoms chinois et une firme qui essayait de contourner les sanctions américaines contre l’Iran.

Plusieurs pays comme les Etats-Unis ou l’Australie ont imposé des restrictions sur l’utilisation des équipements 5G du groupe chinois, craignant pour la sécurité de leurs réseaux. Huawei a affirmé à de nombreuses reprises que ces craintes étaient infondées. Le Canada réfléchit lui aussi à des mesures de restrictions.

Meng Wanzhou a été libérée sous caution le 12 décembre dernier avec obligation de rester au Canada. Une nouvelle comparution en justice est prévue le 6 février.

Depuis l’arrestation de la directrice de Huawei, deux ressortissants canadiens ont été arrêtés en Chine et un troisième a été condamné à mort pour trafic de drogue, une condamnation qualifiée d’”arbitraire” par le Premier ministre canadien Justin Trudeau. Le président de Huawei a déclaré qu’il n’existait aucun lien entre ces arrestations et son groupe.

Michael Martin à Pékin Sijia Jiang à Hong Kong, Karen Freifeld à Washington, Allison Martell à Toronto; Arthur Connan, Jean-Stéphane Brosse et Eric Faye pour le service français

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