January 16, 2019 / 9:18 PM / in 5 months

Wall Street a fini en hausse avec les banques

NEW YORK (Reuters) - La Bourse de New York a terminé en hausse mercredi après la publication du Livre Beige de la Fed, soutenue par les bons résultats des deux grandes banques américaines, Goldman Sachs et Bank of America, tandis que la livre restait bien orienté à la suite du rejet de la motion de censure contre Theresa May.

La Bourse de New York a fini en hausse mercredi. L'indice Dow Jones a gagné 141,57 points, soit 0,59%. /Photo prise le 10 janvier 2019/REUTERS/Brendan McDermid

L’indice Dow Jones a gagné 141,57 points, soit 0,59%, à 24.207,16. Le S&P-500, plus large, a pris 5,80 points, soit 0,22%, à 2.616,10. Le Nasdaq Composite a avancé de son côté de 10,86 points (+0,15%) à 7.034,69 points.

La Première ministre britannique a survécu à la motion de défiance déposée la veille par le Parti travailliste dans la foulée du rejet massif par la Chambre des communes du projet d’accord qu’elle soutenait sur le Brexit.

La perspective d’un Brexit assoupli, qui pourrait intégrer l’idée du Parti travailliste d’une union douanière permanente, a apporté un soutien à la livre qui se maintenait mercredi soir près de ses plus hauts niveaux depuis deux mois.

A Wall Street, les gains se sont légèrement accentués après la publication du Livre beige de la Réserve fédérale américaine qui a signalé une hausse modérée des salaires.

Un bon démarrage de la saison des résultats trimestriels, l’optimisme sur les chances d’une sortie du conflit commercial sino-américain, ainsi que l’espoir que la Fed freine le rythme de relèvement des taux d’intérêt, ont permis au S&P de reprendre une partie de ses récentes pertes. L’indice est désormais à environ 12% de son record de clôture du 20 septembre.

“Le marché place ses espoirs dans la saison des résultats, et Goldman Sachs et Bank of America l’ont démarré du bon pied”, dit Jake Dollarhide (Longbow Asset Management).

“Tout ce que le marché pourra faire pour reprendre le cours normal de son activité, comme les fusions et acquisitions ou les introductions en Bourse, joueront en faveur d’une hausse.”

Selon les données IBES Refinitiv, les bénéfices trimestriels des entreprises du S&P-500 devraient avoir augmenter de 14%, un chiffre inférieur aux prévisions des analystes en octobre, qui tablaient sur une croissance des profits de 20,1%.

VALEURS

Aux valeurs, Goldman Sachs a bondi de 9,63%, affichant sa plus forte hausse quotidienne en sept ans, et Bank of America s’est adjugé 7,16%, toutes deux saluées par après avoir dépassé les attentes au quatrième trimestre 2018 en dépit de la volatilité des marchés en fin d’année.

Le secteur financier a gagné 2,2%, de loin la plus forte hausse des grands indices sectoriels du S&P-500, dopé par un indice des bancaires, en progression de 2,72%.

La tendance a été soutenue également par l’annonce du rachat par le fournisseur américain de technologie financière Fiserv de First Data, spécialisé dans le traitement des paiements, 22 milliards de dollars (19,3 milliards d’euros), soit l’une des plus importantes acquisitions jamais réalisées dans le secteur de la “fintech”.

Les compagnies aériennes (+1,49%) ont profité des résultats meilleurs que prévu de United Airlines dont la maison-mère, United Continental Holdings, a pris 6,35%.

Contre la tendance, Ford a perdu 6,28% après une prévision de bénéfice plus faible que prévu.

La chaîne de grands magasins Nordstrom a chuté de 4,70% en raison de ventes inférieures aux attentes sur la période des fêtes de fin d’année.

Alcoa prenait près de 4% après la clôture à la suite de la publication de résultats meilleurs que prévu.

CHANGES

Sur le marché des changes, la livre se traite à 88,50 pence pour un euro, contre 88,65 avant le vote et en hausse de 0,28% sur la journée, près d’un pic deux mois.

Face au dollar, le sterling progresse de 0,12% à 1,2885 dollar, contre 1,2850 peu avant le vote, après avoir touché un plus haut de deux mois aussi, à 1,2930 dollar lundi.

La devise américaine progresse face à l’euro qui est fragilisé par l’annonce mardi que l’Allemagne a connu son plus faible taux de croissance en cinq ans en 2018.

Face à un panier de devises de référence, le billet vert est quasiment stable.

LES INDICATEURS DU JOUR

Coté indicateurs, les prix à l’importation aux Etats-Unis ont baissé en décembre pour le deuxième mois d’affilée, et l’indice de confiance des professionnels du secteur de l’immobilier a progressé en janvier, selon l’enquête de la fédération professionnelle NAHB.

La fermeture des administrations fédérales faute d’accord sur le budget a de nouveau perturbé l’agenda économique avec le report des chiffres des ventes au détail de décembre.

LA SÉANCE EN EUROPE

A l’exception du Footsie à Londres, les Bourses européennes ont terminé en hausse mercredi au lendemain du rejet par les parlementaires britanniques de l’accord sur la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE) qui pourrait ouvrir la voie à un Brexit assoupli.

À Paris, le CAC 40 a gagné 0,51% à 4.810,74 points et le Dax allemand 0,36%. Mais le Footsie britannique a cédé 0,47%, pénalisé notamment par ses valeurs exportatrices et des annonces d’entreprises mal accueillies. L’indice EuroStoxx 50 a pris 0,3%, le FTSEurofirst 300 a gagné 0,3% et le Stoxx 600 a pris 0,54%.

“Les marchés semblent avoir intégré dans les cours une probabilité plus grande d’avoir un ‘Brexit doux’ (soft Brexit)”, dit Azad Zangana, économiste et stratège chez Schroders.

TAUX

La tendance est haussière sur les rendements des Treasuries, comme pour le Bund, le vote de confiance et la hausse des actions ayant détourné les investisseurs des actifs les plus sûrs, alors que les rendements des pays européens dits périphériques, comme l’Espagne, l’Italie et le Portugal, étaient pour leur part orientés à la baisse.

Le large rejet par les députés britanniques de l’accord de Brexit a fait grimper le rendement du gilt à 10 ans à un pic de plus d’un mois de 1,341% avant de retomber à 1,309%.

PÉTROLE

Le pétrole reste ferme après sa forte hausse de l’ordre de 3% la veille, à la suite de l’annonce par l’Agence américaine d’information sur l’énergie d’une baisse plus forte que prévu des stocks de brut, mais d’une hausse nettement plus importante que prévu des stocks d’essence et produits distillés et d’une production de brut record, la semaine dernière.

Le brut léger américain gagné 21 cents à 52,32 dollars le baril et le Brent LCOc1 64 cents (+1,06%) à 61,28.

Avec Medha Singh, Juliette Rouillon pour le service français

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