January 10, 2019 / 5:16 PM / 4 months ago

Lampert soumet une nouvelle offre à cinq milliards de dollars pour sauver Sears

Le président de Sears Holdings, Eddie Lampert (photo), a soumis une nouvelle offre de reprise de plus de cinq milliards de dollars pour la chaîne américaine de grands magasins, selon un document boursier publié jeudi, ce qui augmente sensiblement les chances de survie de cette icône de la distribution aux Etats-Unis. /Photo d'archives/REUTERS/Peter Morgan

(Reuters) - Le président de Sears Holdings, Eddie Lampert, a soumis une nouvelle offre de reprise de plus de cinq milliards de dollars (4,34 milliards d’euros) pour la chaîne américaine de grands magasins, selon un document boursier publié jeudi, ce qui augmente sensiblement les chances de survie de cette icône de la distribution aux Etats-Unis.

Sears avait donné jusqu’à mercredi à Eddie Lampert pour lui soumettre une nouvelle offre après l’échec de son précédent plan de reprise de 4,4 milliards de dollars.

Le groupe, propriétaire notamment de l’enseigne Kmart, avait préparé une éventuelle demande de mise en liquidation lors d’une audience organisée mardi devant un tribunal de commerce de New York, avant de lui accorder un délai supplémentaire.

Cette nouvelle offre, soumise par l’intermédiaire d’un membre de ESL Investments, le fonds activiste d’Eddie Lampert, prend en charge plus de 600 millions de passifs, taxes et dépenses de Sears depuis que le groupe s’est déclaré en faillite en octobre dernier.

“Nous pensons que notre proposition apportera beaucoup plus de valeur aux parties prenantes que toute autre option, en particulier une liquidation, et constitue la meilleure voie à suivre pour Sears, ses collaborateurs et les nombreuses communes aux Etats-Unis accueillant des magasins Sears et Kmart”, déclare le porte-parole d’ESL dans un communiqué.

Sears comparera cette offre à une éventuelle procédure de mise en liquidation le 14 janvier, lors d’une mise aux enchères d’actifs.

Créé à la fin du XIXe siècle, Sears a connu le succès avec ses ventes par catalogue de produits aussi variés que les jouets, les médicaments, les gramophones, les voitures ou encore les pierres tombales, qui en faisaient une sorte d’Amazon de son époque.

Le groupe risque désormais de connaître le même sort que Toys’R’Us, première chaîne de magasins de jouets aux Etats-Unis, contrainte à la liquidation six mois après sa faillite en 2017.

Jessica DiNapoli, Mike Spector et Aishwarya Venugopal; Catherine Mallebay-Vacqueur pour le service français, édité par Bertrand Boucey

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