December 21, 2018 / 12:48 PM / in 7 months

Le rouge, couleur dominante pour les actions avant Noël

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en baisse et les Bourses européennes reculent à mi-séance vendredi, l’aversion au risque continuant de dominer sur les marchés face à la multiplication des facteurs d’incertitude économique, financière et politique.

Les Bourses européennes reculent à mi-séance vendredi. À Paris, le CAC 40 perd 0,45% vers 12h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,37% et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,25%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en recul d’environ 0,4%.

À Paris, le CAC 40 perd 0,45% à 4.671,49 points vers 12h25 GMT. À Francfort, le Dax cède 0,37% et à Londres, le FTSE 100 recule de 0,25%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,36%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,55% et le Stoxx 600 de 0,35%.

La baisse est plus marquée à Milan, qui cède 0,9% avec le secteur bancaire italien.

Wall Street a de nouveau fini en nette baisse vendredi (-1,99% pour le Dow Jones, -1,58% pour le Standard & Poor’s 500, -1,63% pour le Nasdaq) et s’achemine vers sa pire performance hebdomadaire depuis le mois de mars, en repli de près de 6%. L’indice de volatilité du CBOE, baromètre de la nervosité des investisseurs, a parallèlement atteint son plus haut niveau depuis la correction de février.

Wall Street se dirige ainsi vers son pire mois de décembre depuis les années 1930.

Aux craintes de hausse des coûts de financement des entreprises après le relèvement de taux décidé par la Réserve fédérale américaine mercredi est venue s’ajouter celle d’un “shutdown”, une fermeture des administrations fédérales aux Etats-Unis, après le refus du président Donald Trump de signer une loi de financement provisoire faute d’avoir obtenu des crédits pour la construction d’un mur à la frontière avec le Mexique.

“La Chine ralentit, la zone euro ralentit et certains indicateurs aux Etats-Unis ont été assez faibles récemment, mais la Fed a quand même relevé les taux et suggéré deux hausses supplémentaires pour 2019”, explique Michael Hewson, chef analyste de CMC Markets à Londres.

Le risque d’une récession prochaine aux Etats-Unis a augmenté, ajoute-t-il, et “la peur d’un ‘shutdown’ du gouvernement américain joue aussi un rôle”.

Les investisseurs étudieront donc de près les statistiques américaines du jour: les chiffres définitifs du produit intérieur brut (PIB) au troisième trimestre, ceux des commandes de biens durables en novembre et les chiffres mensuels des revenus et dépenses des ménages, qui incluent l’indice de prix PCE, la mesure d’inflation la plus suivie par la Fed.

Sur le plan politique, la démission du ministre de la Défense de Donald Trump, James Mattis, en désaccord avec le retrait des troupes américaines de Syrie, alimente également l’inquiétude.

VALEURS EN EUROPE

Parmi les plus fortes baisses sectorielles en Europe, l’indice Stoxx des banques cède 0,92%, au plus bas depuis août 2016. Dans le classement des plus mauvaises du jour au sein du Stoxx 600 figure la banque italienne UniCredit, qui perd 3,89% et l’autrichienne Erste Group (-3,21%).

A Paris, Crédit agricole abandonne 1,87% et Société générale 0,91%.

Parmi les hausses marquantes figurent principalement des sociétés concernées par des opérations de fusion-acquisition: le spécialiste allemand de la livraison de repas commandés en ligne Delivery Hero bondit ainsi de 10,35% après la vente au néerlandais Takeaway (+30,96%) de ses activités en Allemagne.

Spie prend pour sa part 5,27% après la vente de son activité de câblage sous-marin en Allemagne.

CHANGES

Le dollar efface une partie de ses pertes de jeudi mais reste parti pour sa plus mauvaises performance hebdomadaire depuis fin août face à un panier de devises de référence (+0,30%), conséquence des inquiétudes pour la croissance américaine et des risques liés la possibilité d’un “shutdown”.

L’euro, lui, abandonne autour de 0,2% contre le billet vert, pour repasser sous 1,1425, après le pic d’un mois et demi touché jeudi à 1,1486.

Les devises jugées plus sûres, comme le yen et le franc suisse sont orientées à la hausse.

TAUX

Les rendements des emprunts d’Etat européens de référence sont repartis de l’avant après trois séances de repli mais ils restent proches de leurs récents plus bas, sous 0,25% pour le Bund allemand à dix ans, qui reprend près de deux points de base.

Les rendements italiens eux, montent plus fortement, de près de six points pour le dix ans à 2,793%, après l’annonce d’une baisse du moral des ménages et des chefs d’entreprise en Italie.

PÉTROLE

Les craintes pour la demande continuent d’alimenter la baisse des cours du brut, qui évoluent désormais au plus bas depuis le premier trimestre 2017 après un repli de plus de 10% depuis le début de la semaine.

Le Brent perd près de 2% à 53,26 dollars le baril et le brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) cède 1% à 45,42 dollars.

Édité par Blandine Hénault

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