November 26, 2018 / 4:34 PM / 21 days ago

Zone euro: Le ralentissement pas suffisant pour changer de cap, dit Draghi

FRANCFORT (Reuters) - La croissance en zone euro a quelque peu perdu de son élan mais ce ralentissement est normal et n’est pas suffisant pour remettre en question le projet de la Banque centrale européenne (BCE) d’arrêter progressivement son programme de stimulation de l’économie, ont déclaré lundi son président Mario Draghi et deux autres responsables de l’institution monétaire.

Un ralentissement progressif de la croissance en zone euro est normal et en partie lié à des facteurs temporaires, a déclaré lundi le président de la BCE, Mario Draghi. /Photo prise le 16 novembre 2018/REUTERS/Ralph Orlowski

La croissance en zone euro a été décevante depuis l’été et l’Allemagne a même vu son économie se contracter au troisième trimestre par rapport au trimestre précédent, éveillant la crainte que la BCE ne réduise son soutien à l’économie au plus mauvais moment.

“Un ralentissement progressif est normal à mesure que l’expansion arrive à maturité et que la croissance converge vers son potentiel de long terme”, a déclaré Mario Draghi lors d’une audition devant la commission des Affaires économiques du Parlement européen à Bruxelles.

“Une part du ralentissement pourrait aussi être temporaire”, a-t-il dit. “En fait, les données les plus récentes montrent une certaine normalisation de la production dans l’industrie automobile qui a été freinée par des facteurs exceptionnels.”

Le climat des affaires s’est encore dégradé en Allemagne au mois de novembre, montre l’enquête mensuelle de l’institut Ifo publiée lundi, ce qui ne laisse présager qu’un rebond timide de la première économie d’Europe ce trimestre.

Mais Mario Draghi, tout comme Peter Praet, l’économiste en chef de la BCE, et Sabine Lautenschläger, membre du directoire de l’institut d’émission, ont tous trois affirmé que cela ne remettait pas en cause le projet de mettre fin au programme de 2.600 milliards d’euros de rachats d’obligations fin 2018, dans un contexte d’inflation en hausse et d’amélioration de l’emploi.

Peter Praet a ajouté que la baisse des cours du pétrole - de 30% depuis début octobre - était un élément favorable pour la zone euro qui est importatrice nette de pétrole.

La banque centrale s’est engagée à effectuer des réinvestissements “pendant une période prolongée”, mais il lui faudra apporter une formulation plus précise lors de sa réunion de politique monétaire du 13 décembre, a-t-il dit.

De son côté, Mario Draghi a également souligné que son évaluation de l’inflation en zone euro n’avait pas changé, même si le rythme de croissance est plus faible que prévu.

“Il y a de bonnes raisons d’être confiants dans le fait que l’inflation sous-jacente augmentera progressivement sur la période à venir”, a-t-il. “Les derniers développements confirment les précédentes évaluations du Conseil des gouverneurs sur les perspectives d’inflation à moyen terme.”

Balazs Koranyi, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Marc Joanny

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