November 21, 2018 / 9:49 AM / 20 days ago

Les actions européennes tentent un rebond mais les craintes persistent

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes tentent de repartir mercredi en début de séance mais leur mission s’annonce ardue, les craintes grandissantes concernant la croissance menaçant toujours de réduire l’appétit des investisseurs pour les actifs risqués.

Les principales Bourses européennes tentent de repartir mercredi en début de séance mais leur mission s'annonce ardue. À Paris, l'indice CAC 40 prend 0,44% vers 08h40 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,83% et à Londres, le FTSE avance de 0,30%. /Photo prise le 6 août 2018/REUTERS/Régis Duvignau

À Paris, l’indice CAC 40 prend 0,44% à 4.946,30 points vers 08h40 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,83% et à Londres, le FTSE avance de 0,30%.

L’indice EuroStoxx 50 de la zone euro reprend 0,66%, le FTSEurofirst 300 0,43% et le Stoxx 600 0,46%.

Les inquiétudes politiques pourraient s’inviter dans la séance avec l’annonce attendue de l’ouverture par la Commission européenne d’une procédure disciplinaire à l’encontre de l’Italie pour déficit excessif (autour de 11h00 GMT).

VALEURS

Aux valeurs en Europe, Renault regagne un peu de terrain (+2,60%) après avoir confié mardi soir les rênes du groupe à un tandem composé de l’administrateur référent Philippe Lagayette, qui assurera la présidence du conseil d’administration, et du directeur général adjoint Thierry Bolloré, promu directeur général délégué.

Le conseil d’administration du constructeur automobile, ébranlé par l’arrestation de Carlos Ghosn au Japon, n’a en revanche pas voulu destituer officiellement ce dernier de ses fonctions de PDG.

Un tribunal de Tokyo a décidé le maintien de Carlos Ghosn en détention pendant 10 jours, rapporte l’agence de presse japonaise Kyodo.

A noter encore, le rebond des valeurs technologiques, très chahutées ces derniers jours, avec une progression de 0,54% de leur indice Stoxx. A Paris, STMicroelectronics prend 2,59%, la deuxième plus forte hausse du CAC 40 derrière Renault.

Les banques, qui avaient également souffert en début de semaine, relèvent elles aussi la tête (+1,36%).

La tendance est animée en outre par les changements de recommandations avec notamment un repli de 1,35% pour EssilorLuxottica, lanterne rouge du CAC après un abaissement par HSBC de son conseil sur la valeur.

A WALL STREET

La Bourse de New York a de nouveau reculé mardi pour tomber à son plus bas niveau depuis trois semaines et repasser en territoire négatif sur 2018, les résultats moroses de plusieurs distributeurs s’étant ajoutés à la chute des cours du pétrole et aux dégagements sur les valeurs technologiques.

L’indice Dow Jones a perdu 551,8 points, soit 2,21%, à 24.465,64 et le S&P-500, plus large, a cédé 48,84 points, soit 1,82%, à 2.641,89, après être avoir perdu jusqu’à 2,2% en séance.

Le Nasdaq Composite a reculé de 119,65 points, soit 1,7%, à 6.908,82, sa plus mauvaise clôture depuis début avril.

Ce dernier indice, frappé de plein fouet par la correction sur les FANG, accuse désormais un repli de près de 15% depuis son record de clôture de fin août.

Les contrats à terme signalent un rebond mercredi, à la veille de la fermeture des marchés américains pour la fête de Thanksgiving.

EN ASIE

L’atmosphère est morose également en Asie, où la Bourse de Tokyo a cependant réduit ses pertes en fin de séance pour reculer de 0,35%. L’indice MSCI regroupant les valeurs d’Asie et du Pacifique (hors Japon) abandonne pour sa part 0,6%.

TAUX

L’aversion au risque qui a alimenté la baisse des actions s’est traduite par un repli sur les actifs jugés les plus sûrs, comme les emprunts d’Etat, avec à la clé un retour des rendements des emprunts du Trésor américain à un creux de près de deux mois.

Le taux des Treasuries à 10 ans remonte toutefois mercredi autour de 3,08% près être tombé mardi en séance à 3,036%, son plus bas niveau depuis le 28 septembre.

CHANGES

La ruée vers les valeurs refuges a aussi profité au dollar, qui recule un peu mercredi après avoir progressé de 0,64% face à un panier de devises de référence sur la journée de mardi, sa plus forte hausse depuis dix jours.

L’euro, sous pression sur fond de confrontation entre Rome et Bruxelles, remonte vers 1,14 dollar après être retombé mardi sous 1,1375, cédant plus de 0,7% sur la séance.

En plus de la hausse du dollar, la monnaie unique européenne a de nouveau souffert du recul des actions européennes et des tensions liées au rejet du budget italien par Bruxelles.

PÉTROLE

Le pétrole amorce lui aussi un rebond après sa glissade de la veille. Les cours du brut léger américain (WTI) ont touché mardi en séance leur plus bas niveau depuis plus d’un an, le recul marqué de Wall Street étant venu renforcer l’impact des craintes de ralentissement de la demande mondiale.

Édité par Wilfrid Exbrayat

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