November 13, 2018 / 9:52 AM / a month ago

Praet (BCE) évoque un ralentissement de la croissance

Les dernières données disponibles reflètent un ralentissement du rythme de croissance dans la zone euro, lié principalement à une perte de dynamisme de la croissance mondiale, a estimé mardi Peter Praet (photo), l'économiste en chef de la Banque centrale européenne. /Photo d'archives/REUTERS/Ralph Orlowski

LONDRES (Reuters) - Les dernières données disponibles reflètent un ralentissement du rythme de croissance dans la zone euro, lié principalement à une perte de dynamisme de la croissance mondiale, a estimé mardi Peter Praet, l’économiste en chef de la Banque centrale européenne.

La vigueur sous-jacente de l’économie de la zone euro continue toutefois de rendre la BCE confiante dans l’atteinte de son objectif d’inflation, a-t-il ajouté lors d’une conférence à Londres, en se félicitant par ailleurs que la communication avancée de la banque centrale en matière de taux soit “solidement ancrée” dans les anticipations de marché.

La BCE s’apprête à cesser ses achats d’actifs à la fin de cette année et prépare le terrain à une première hausse de taux au deuxième semestre 2019.

La banque centrale a mené pendant quatre ans son programme de rachats d’obligations d’un montant total de 2.600 milliards d’euros afin de stimuler l’inflation et l’activité économique. La fin de ce programme entraînera inévitablement une hausse des taux à long terme sur la dette de la zone euro, a observé Peter Praet.

“A un moment donné, la perte passive de maturité commencera à exercer une pression haussière sur les primes de terme”, a-t-il dit.

“Avec le temps, ce processus graduel aura pour effet de tendre la courbe de rendements puisque notre communication avancée sur l’orientation des taux maintiendra la partie courte de la courbe bien ancrée.”

Faisant manifestement allusion à l’Italie, où l’annonce d’un projet de budget expansionniste a accru les coûts d’emprunt, Peter Praet a souligné que le niveau des rendements obligataires dépendait non seulement de la politique monétaire mais aussi de la santé financière des émetteurs.

“D’autres facteurs tels que les fondamentaux économiques et la solvabilité des émetteurs, tels qu’ils sont perçus par les intervenants des marchés, demeurent des déterminants clés des niveaux de rendements et de spreads”, a-t-il dit.

Marc Jones, avec Francesco Canepa à Francfort; Véronique Tison pour le service français, édité par Marc Angrand

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