November 6, 2018 / 10:35 AM / in 9 days

Facebook prié de faire plus contre les contenus haineux en Birmanie

SAN FRANCISCO (Reuters) - Un rapport commandé par Facebook sur sa présence en Birmanie montre qu’il n’a pas fait assez pour limiter la diffusion de contenus haineux et empêcher l’incitation à la violence dans le pays, a déclaré lundi le premier réseau social.

Un rapport commandé par Facebook sur sa présence en Birmanie montre qu'il n'a pas fait assez pour limiter la diffusion de contenus haineux et empêcher l'incitation à la violence dans le pays, a déclaré lundi le premier réseau social. /Photo prise le 3 juin 2018/REUTERS/Régis Duvignau

Le rapport de Business for Social Responsibility (BSR), une organisation à but non lucratif basée à San Francisco, recommande à Facebook d’appliquer plus strictement son règlement en matière de contenus, de renforcer son engagement auprès des responsables birmans et des représentants de la société civile et de publier régulièrement des informations sur ses progrès dans le pays.

“Le rapport conclut qu’avant cette année, nous n’en faisions pas assez pour empêcher que notre plate-forme ne soit utilisée pour semer la division et inciter à la violence en dehors du réseau. Nous sommes d’accord que nous pouvons et devons en faire plus”, a déclaré Alex Warofka, responsable de la liberté d’expression sur Facebook, dans un message publié sur un blog.

BSR a également noté que Facebook devait se préparer à faire face à une vague de désinformation lors des élections de 2020 en Birmanie et à de nouveaux problèmes liés à l’utilisation croissante de son application WhatsApp dans le pays.

Une enquête Reuters en août a montré que Facebook n’avait pas tenu compte assez rapidement des nombreuses mises en garde des ONG en Birmanie concernant la diffusion de contenus haineux destinés à alimenter les attaques contre des groupes minoritaires comme les Rohingya.

En août 2017, l’armée a mené une opération de répression dans l’État de Rakhine, en Birmanie, en réponse aux attaques des insurgés Rohingya, poussant plus de 700.000 musulmans vers le Bangladesh voisin, selon des agences de l’ONU.

Depuis Facebook a supprimé les comptes du chef de l’armée birmane, le général Min Aung Hlaing, et de plusieurs hauts responsables militaires afin d’empêcher la propagation “de la haine et de la désinformation”.

Facebook a dit disposer à présent de 99 spécialistes linguistiques capables d’examiner des contenus potentiellement douteux dans le pays.

Human Rights Watch (HRW) en Asie a déclaré que le rapport montrait que Facebook travaillait dur pour résoudre les problèmes, tout en disant que le groupe devait intensifier ses efforts, en particulier pour lutter contre les discours de haine avant les prochaines élections.

Facebook compte environ 20 millions d’utilisateurs au Birmanie, selon BSR, qui note que le réseau social reste confronté à de multiples défis dans le pays.

Paresh Dave et Antoni Slodkowski; Claude Chendjou pour le service français, édité par Benoit Van Overstraeten

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