November 5, 2018 / 8:29 PM / in 13 days

Carrefour, Leclerc et Intermarché vont vendre les carburants à prix coûtants

Les distributeurs Carrefour, Leclerc et Intermarché ont annoncé lundi qu'ils allaient à titre exceptionnel distribuer des carburants à prix coûtants pour une période limitée sur fond de polémique en France concernant la hausse de la fiscalité sur l'essence et le diesel. /Photo d'archives/REUTERS/Régis Duvignau

PARIS (Reuters) - Les distributeurs Carrefour, Leclerc et Intermarché ont annoncé lundi qu’ils allaient à titre exceptionnel distribuer des carburants à prix coûtants pour une période limitée sur fond de polémique en France concernant la hausse de la fiscalité sur l’essence et le diesel.

La contestation contre l’augmentation des prix des carburants, forte notamment d’une pétition signée par plus de 700.000 personnes, s’est récemment cristallisée autour d’un appel au blocage des routes le 17 novembre prochain.

Dans des interviews publiées lundi, Emmanuel Macron a dit assumer l’augmentation de la fiscalité tout en se disant favorable à des solutions “innovantes” à l’égard des personnes devant se déplacer pour aller travailler.

“Dans un contexte de tension forte sur le pouvoir d’achat des ménages, les hypermarchés du groupe Carrefour se mobilisent pour le porte-monnaie des Français”, précise le distributeur dans un communiqué.

Le groupe distribuera les carburants à prix coûtants jusqu’au 17 novembre dans les stations-service intégrées à ses hypermarchés.

Michel Edouard-Leclerc, dirigeant du groupement de distributeurs Leclerc, a quant à lui annoncé la vente de carburants à prix coûtants jusqu’à la fin du mois.

“Il faut savoir choisir son camp : celui qui tire la croissance c’est le consommateur”, a-t-il dit sur Franceinfo.

“Cette grogne est légitime, on l’entend et il faut y répondre”, a-t-il ajouté.

Quelques heures plus tard, le PDG d’Intermarché, Thierry Cotillard, a annoncé sur RTL que l’enseigne allait vendre, à partir du 9 novembre, son carburant à prix coûtant tous les week-ends jusqu’à la fin de l’année. Lorsqu’on dépasse la barre de 1,5 euro, “ça peut inquiéter à juste titre nos clients”, a-t-il estimé.

Gwénaëlle Barzic et Catherine Mallebay-Vacqueur, édité par Benoît Van Overstraeten et Wilfrid Exbrayat

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