November 5, 2018 / 1:34 PM / 15 days ago

Prudence en vue à Wall Street à la veille des "midterms"

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue sans grand changement lundi à l’ouverture à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les Bourses européennes évoluant pour leur part en hausse modérée dans un contexte de marché toujours marqué par les craintes entourant le resserrement monétaire en cours aux Etats-Unis, le conflit commercial entre Washington et Pékin et le ralentissement de l’économie chinoise.

Wall Street est attendue sans grand changement lundi à l'ouverture à la veille des élections de mi-mandat aux Etats-Unis, les Bourses européennes évoluant pour leur part en hausse modérée dans un contexte de marché toujours marqué par les craintes entourant le resserrement monétaire en cours aux Etats-Unis, le conflit commercial entre Washington et Pékin et le ralentissement de l'économie chinoise. À Paris, le CAC 40 prend 0,27% vers 13h00 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,23% et à Londres, le FTSE avance de 0,43%. /Photo prise le 6 août 2018/REUTERS/Régis Duvignau

Les contrats à terme signalent une ouverture quasiment stable pour le Dow Jones et le S&P 500, et en repli de 0,15% pour le Nasdaq. À Paris, le CAC 40 prend 0,27% à 5.115,99 points vers 13h00 GMT. À Francfort, le Dax gagne 0,23% et à Londres, le FTSE avance de 0,43%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 progresse de 0,26%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,38% et le Stoxx 600 de 0,2%.

La prudence en ce début de semaine est alimentée notamment par la tenue, mardi, des élections de mi-mandat aux Etats-Unis. La banque centrale américaine, qui fera donc ses annonces jeudi, devrait opter pour le statu quo, en raison notamment des incertitudes liées aux “midterms”.

Les enquêtes d’opinion suggèrent que les démocrates pourraient reprendre la majorité à la Chambre des représentants tandis que les républicains conserveraient leur position dominante au Sénat.

En Europe, l’attention reste concentrée sur les négociations autour du Brexit tandis que l’Eurogroupe qui se tient lundi devrait être l’occasion de refaire le point sur la situation budgétaire italienne.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

La saison des résultats trimestriels marque une pause en ce lundi à Wall Street, où le sentiment de marché a été refroidi en fin de semaine dernière par des prévisions décevantes d’Apple et la persistance des craintes liées aux tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis.

VALEURS EN EUROPE

En tête du SBF 120, et parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, Ingenico grimpe de 3,6% après avoir annoncé le départ de son PDG Philippe Lazare dans le cadre d’une évolution de sa gouvernance qui se traduit par une séparation des fonctions de président et de directeur général.

Le groupe, devenu une cible après des performances décevantes, avait dit fin octobre réfléchir à une évolution de sa gouvernance. Les changements annoncés lundi sont plus incisifs et rapides que prévu, pointent les analystes de Bryan Garnier.

A la baisse, l’assureur spécialisé britannique Hiscox chute de près de 7% après avoir prévenu d’un ralentissement de sa croissance sur le quatrième trimestre.

L’annonce du repli de l’indice PMI Caixin/Markit du secteur des services en Chine, tombé en octobre à son plus bas niveau depuis septembre 2017, pèse sur le secteur du luxe. A Paris, Kering abandonne 1,99%.

TAUX

Le rendement des emprunts d’Etat américains à dix ans recule légèrement mais reste vigoureux, autour de 3,20%, après avoir grimpé jusqu’à 3,224% vendredi à l’annonce des chiffres de l’emploi et des salaires aux Etats-Unis, qui ont alimenté les anticipations d’une hausse des taux de la Fed en décembre.

Le rendement du Bund allemand de même échéance, référence pour la zone euro, suit la tendance et perd un peu de terrain, autour de 0,433%.

Les rendements des obligations souveraines italiennes grimpent en revanche sur fond de tensions persistantes sur la politique budgétaire de Rome, un thème qui devrait être au centre des débats de l’Eurogroupe.

Le taux italien à dix ans gagne près de cinq points de base, autour de 3,35%.

CHANGES

Le rapport sur l’emploi américain n’a que peu soutenu le dollar, qui varie à peine face à un panier de devises de référence. L’euro recule un peu, autour de 1,1369 dollar.

De son côté, la livre sterling a effacé une grande partie de ses gains face au billet vert après avoir touché dans la matinée un plus haut depuis le 22 octobre, dopée par des espoirs d’un accord prochain entre Londres et Bruxelles sur les conditions de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne.

Le secrétaire d’Etat britannique au Trésor, John Glen, a déclaré lundi avoir très bon espoir qu’un accord soit conclu de façon “imminente” avec l’Union européenne sur les services financiers après le Brexit.

PÉTROLE

Les cours du brut évoluent sans grand changement après la mise en oeuvre des sanctions américaines contre l’Iran, Washington ayant concédé des exemptions temporaires à plusieurs pays qui pourront continuer à importer du pétrole iranien.

Le baril de Brent se traite vers 73 dollars et le baril de brut léger américain autour de 63 dollars.

Édité par Blandine Hénault

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