November 1, 2018 / 5:43 PM / 20 days ago

Les Bourses européennes en ordre dispersé, le pétrole chute, la livre monte

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé jeudi en ordre dispersé pour leur première séance de novembre, tiraillées entre le repli du pétrole et de solides résultats, alors que la livre profite d’informations évoquant un accord financier post-Brexit, sur fond de statu quo de la Banque d’Angleterre sur les taux.

Les Bourses européennes ont terminé jeudi en ordre dispersé pour leur première séance de novembre, tiraillées entre le repli du pétrole et de solides résultats. À Paris, l'indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,15%. Le Footsie britannique a perdu 0,19%, pénalisé par ailleurs par le bond en avant de la livre sterling, alors que le Dax allemand a avancé de 0,18%. /Photo d'archives/REUTERS/Kai Pfaffenbach

À Paris, l’indice CAC 40 a terminé en baisse de 0,15% à 5.085,78 points. Le Footsie britannique a perdu 0,19%, pénalisé par ailleurs par le bond en avant de la livre sterling, alors que le Dax allemand a avancé de 0,18%.

L’indice EuroStoxx 50 a cédé 0,21%, le FTSEurofirst 300 a pris 0,08% et le Stoxx 600 a progressé de 0,41%.

La Banque d’Angleterre (BoE) a maintenu jeudi son taux directeur inchangé et laissé entendre que les hausses de taux seraient un peu plus rapides si le Brexit se passait bien, tout en avertissant que tout serait à revoir si la sortie de l’Union européenne ne se faisait pas en douceur.

La séance a également été animée par une information du Times selon laquelle un accord aurait été trouvé entre Londres et Bruxelles sur l’accès des établissements financiers britanniques aux marchés de l’Union européenne après le Brexit.

Plusieurs responsables britanniques et européens ont démenti mais cette information, ce qui n’a pas freiné la hausse de la livre, qui a gagné plus de 1,5% face au dollar.

PÉTROLE

Sur le marché pétrolier, les cours reculent en raison de craintes d’un excès d’offre sur le marché mondial après des signes d’augmentation de la production en Russie à son plus haut niveau depuis l’effondrement de l’Union soviétique en 1991.

Les interrogations sur les niveaux de production sont également nourries par l’enquête Reuters publiée mercredi selon laquelle l’Opep a porté en octobre sa production à un niveau inégalé depuis 2016.

Dans ce contexte, le baril de Brent abandonne 2,93% à 72,84 dollars, un plus bas depuis le 22 août, et le brut léger américain cède 2,76% à 63,51 dollars, un creux depuis le mois d’avril.

VALEURS

En Bourse, la plus forte hausse sectorielle revient au compartiment du transport, dont l’indice Stoxx a pris 2,73%. Une hausse que les analystes attribuent à la baisse du brut et à une tendance à la reprise des valeurs cycliques.

Air France-KLM a gagné 6,57%, Lufthansa 7,32% et Ryanair 3,56%.

Le secteur lié à l’énergie en revanche a abandonné 2,29%. Total a cédé 2,54% et BP 4,55%, plus important contributeur à la baisse du Footsie.

Les ressources de base ont pris 2,2% et celui des télécoms 2,16%, profitant de la hausse du britannique BT (+8,61%) qui a relevé ses objectifs annuels.

Troisième plus forte hausse du Stoxx, ASM International a bondi de 10,82%, l’équipementier des semi-conducteurs ayant annoncé la veille des perspectives qui démentent les craintes d’un tassement du marché.

ING, qui a fait état d’un bénéfice trimestriel meilleur que prévu, a gagné 5,65%. Le secteur bancaire a terminé en hausse 1,1%.

A WALL STREET

A l’heure de la clôture de la séance européenne, Wall Street progresse, soutenue par des résultats trimestriels qui sont bien accueillis et des espoirs sur le front commercial. Le Dow Jones gagne 0,84%, Nasdaq 1,05% et le S&P-500 0,77%.

Les négociations commerciales progressent entre Washington et Pékin, a déclaré le président américain, Donald Trump, qui souhaite rencontrer son homologue chinois, Xi Jinping, lors du prochain sommet du G20, en Argentine.

Du côté des entreprises, le géant de la technologie Apple doit publier ses résultats après la clôture. Il devrait annoncer une hausse de 17,1% de son chiffre d’affaires à 61,57 milliards de dollars (54,33 milliards d’euros) et un bénéfice de 2,78 dollars par action, contre 2,07 dollars un an plus tôt, selon les estimations de 32 analystes recueillies par Refinitiv.

En attendant Apple, les investisseurs ont salués le lancement d’un programme de rachat d’actions et le bénéfice meilleur que prévu de DowDuPont, qui prend 6,99%, plus forte hausse du Dow Jones.

CHANGES

Principal mouvement sur le marché des devises, la livre sterling a bondi après une information de presse, qui a été démentie, selon laquelle les établissements financiers britanniques auront un accès a minima aux marchés de l’Union européenne après la sortie du Royaume-Uni.

“C’est une avancée significative pour le sterling car elle apaise certaines inquiétudes du marché quant à la manière dont Londres financerait son important déficit du compte courant”, a déclaré Ulrich Leuchtmann, chargé de la stratégie changes chez Commerzbank, le secteur des services financiers étant un acteur majeur de l’économie britannique.

La devise britannique prend 1,63% face au billet vert, à 1,2907 dollar, sa plus forte hausse journalière depuis fin janvier. Elle gagne aussi 0,88% face à l’euro.

Le regain d’appétit pour le risque profite à la devise européenne qui rebondit de 0,75% à 1,1395 dollar, s’éloignant d’un creux de plus de deux mois touché la veille à 1,1299.

Dans le même temps, le dollar cède 0,75% face à un panier de devises de référence et l’or gagne plus de 1,5%.

TAUX

Les rendements obligataires en Europe sont en hausse, avec la retour de l’attrait pour le risque et l’évocation d’un compromis pour le secteur financier britannique post-Brexit.

Le rendement du Bund allemand à 10 ans s’affichait à 0,398%, après un pic d’une semaine à 0,422%.

Echappant à la hausse quasi généralisée, les rendements italiens ont fini en baisse. Le dialogue entre l’Italie et la Commission européenne sur le projet de budget du pays ne sera pas un “échange de concessions”, a déclaré jeudi Giuseppe Conte au quotidien Corriere della Sera.

Le président du Conseil italien défend le projet de budget 2019 qui prévoit un déficit équivalent à 2,4% du PIB, malgré le rejet de la Commission européenne.

Sur le marché obligataire américain, le rendement des Treasuries à dix ans recule à 3,1436% après être brièvement remonté à 3,1740%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Du côté de la macroéconomie, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont baissé aux Etats-Unis à 214.000.

L’amélioration de la productivité du travail aux Etats-Unis a ralenti au troisième trimestre, comme attendu, et le coût unitaire du travail a rebondi, après avoir accusé sa plus forte baisse en près de quatre ans au deuxième trimestre.

L’activité manufacturière américaine s’est tassée en octobre pour le deuxième mois d’affilée, selon l’enquête mensuelle de l’Institute for Supply Management (ISM).

avec Saikat Chatterjee and Tommy Wilkes à Londres, édité par

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