October 30, 2018 / 6:33 AM / in 16 days

BNP Paribas déçoit au 3e trimestre, banque de détail et BFI pèsent

PARIS (Reuters) - BNP Paribas a déçu le marché mardi en annonçant une contraction de ses revenus au troisième trimestre, au cours duquel les activités de banque de détail en Europe et de marché ont une nouvelle fois souffert.

BNP Paribas a fait état mardi d'une contraction de ses revenus au troisième trimestre, les activités dans les services financiers à l'international n'ayant pas compensé le recul dans la banque de détail et les activités de marché. /Photo prise le 6 août 2018/REUTERS/Régis Duvignau

La première banque française par la capitalisation boursière a vu son produit net bancaire (PNB) baisser de 0,4% à 10.352 millions d’euros alors que les analystes attendaient en moyenne 10.605 millions, selon le consensus Inquiry Financial pour Reuters.

Dans la banque de détail, les revenus ont reculé de 1,3%. Et ils ont à nouveau baissé de 3,5% dans la banque de financement et d’investissement où l’activité taux continue de peser avec une chute de 15% du PNB.

“L’activité de la clientèle est toujours faible sur les taux en Europe et le contexte de marché a été défavorable sur le change et dans une moindre mesure sur le crédit”, souligne la banque dans un communiqué.

Malgré le trou d’air dans les activités de marché, le groupe a confirmé les objectifs financiers à horizon 2020.

A la Bourse de Paris, l’action BNP Paribas abandonnait 4,12% à 45,52 euros vers 10h20 tandis qu’au même moment, l’indice bancaire européen cédait 0,66%.

Depuis le début de l’année, le titre a perdu près de 27% de sa valeur.

“Nous savons que les revenus (de la BFI-NDLR) peuvent être volatils mais nous n’avons trouvé aucune bonne surprise dans les chiffres d’aujourd’hui”, commente Pierre Willot, gérant de portefeuille chez Montaigne Capital.

HAUSSE DU COEFFICIENT D’EXPLOITATION

Les analystes de Jefferies notent de leur côté que les revenus dans la banque de détail en Belgique sont sous pression tandis que l’activité taux de la BFI signe sa plus faible performance depuis 2013.

Au cours de ce troisième trimestre, malgré une hausse de 4,3% de ses revenus, le pôle des services financiers à l’international, présenté comme le nouveau moteur de croissance de la banque, n’est pas parvenu à compenser la BFI et la banque de détail.

BNP Paribas a aussi vu ses charges d’exploitation augmenter de 2%, plus qu’anticipé, en raison notamment des dépenses en projets informatiques. Son coefficient d’exploitation s’élève en conséquence à 70,3% à fin septembre contre 68,6% un an plus tôt et 65,8% à fin juin 2018.

Ce coefficient d’exploitation des banques françaises est particulièrement surveillé par l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution qui avait constaté une nouvelle dégradation de ce ratio en 2017.

Pour BNP, le niveau des provisions pour mauvaises créances a été moins élevé que prévu au troisième trimestre mais ces provisions ont néanmoins augmenté sur douze mois du fait d’une hausse du provisionnement en Turquie, en proie à une crise financière.

Globalement, le résultat net de BNP Paribas a progressé plus fortement que prévu, de 4% à 2.124 millions d’euros. La banque a profité d’une baisse de la fiscalité aux Etats-Unis et en Belgique, ainsi que de gains exceptionnels comme une plus-value de cession de titres de sa filiale américaine First Hawaiian Bank.

Avec Sudip Kar-Gupta et Inti Landauro, édité par Bertrand Boucey

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