October 25, 2018 / 5:00 PM / 18 days ago

Rebond inégal des Bourses européennes, Wall Street en hausse

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en hausse pour la plupart jeudi, le rebond entamé dès l’ouverture s’étant confirmé avec une ouverture positive de Wall Street et malgré des annonces diversement appréciées de la Banque centrale européenne.

Les Bourses européennes ont terminé en hausse pour la plupart jeudi. Le CAC 40 parisien a rebondi de 1,6% et le Dax allemand a repris 1,03% mais le Footsie britannique n'a pu faire mieux que +0,59%. /Photo prise le 23 août 2018/REUTERS/Peter Nicholls

Le CAC 40 parisien a rebondi de 1,6% et le Dax allemand a repris 1,03% mais le Footsie britannique n’a pu faire mieux que +0,59% et le SMI suisse a cédé 0,21%.

La Bourse de Milan a pris 1,78% et celle de Madrid 1,24%.

L’indice EuroStoxx 50 a terminé en hausse de 1,09%, le FTSEurofirst 300 de 0,5% et le Stoxx 600 de 0,51%, après six séances consécutives de baisse.

La BCE, à l’issue de sa réunion de politique monétaire, a comme prévu confirmé la fin de ses rachats d’actifs en fin d’année et a maintenu son diagnostic de risques “globalement équilibrés”, des annonces plutôt rassurantes pour les investisseurs.

Mais son président, Mario Draghi, lors de la conférence de presse qui a suivi, a reconnu une dégradation récente de la dynamique économique dans la zone euro et évoqué ce qu’il a présenté comme “un faisceau d’incertitudes” rassemblant le protectionnisme commercial, les difficultés de certains pays émergents et la volatilité des marchés financiers.

VALEURS

Le secteur automobile (+3,1%) a mené le rebond en Europe, sous l’impulsion de PSA qui s’est adjugé 6,69% après l’annonce d’une progression supérieure aux attentes de son chiffre d’affaires au troisième trimestre.

Schneider Electric (+7,48%) a signé la plus forte hausse de l’EuroStoxx 50 et du CAC après avoir de nouveau relevé plusieurs de ses objectifs au vu d’un solide troisième trimestre.

Les investisseurs ont aussi salué les résultats du logisticien allemand Kion (+12,93%), meilleure performance du Stoxx, du chimiste suisse Sika (+8,36%), de Capgemini (+6,41%) et d’UBS (+1,09%).

Les déceptions ont à l’inverse été lourdement sanctionnées. WPP, qui a revu à la baisse ses prévisions, a dévissé de 13,75% en entraînant à sa suite d’autres groupes de publicité comme Publicis (-4,99%), lanterne rouge du CAC.

Le brasseur AB Inbev (-10,38%) a aussi été puni après l’annonce d’un dividende divisé par deux.

A WALL STREET

Wall Street rebondit dans la matinée, de solides résultats de sociétés ramenant un peu de sérénité dans les esprits après la forte baisse de la veille, qui a fait basculer le Nasdaq en zone de correction.

L’indice Dow Jones gagne 0,73% à 24.763,04 points au moment de la clôture européenne et le Standard & Poor’s 500 reprend 0,82% à 2.677,82. Le Nasdaq Composite remonte de 1,35% à 7.204,30 points après sa chute de 4,43% mercredi, sa plus mauvaise séance depuis août 2011.

Microsoft, en hausse de 5,6%, Ford (+7,7%) mais aussi Tesla (+7,76%) et Twitter (+14,85%) soutiennent la tendance après la publication de résultats meilleurs que prévu. Intel, Alphabet et Amazon.com gagnent plus de 3% avant leurs publications attendues à la clôture.

L’indice S&P-500 des services de communication rebondit de 2,2% et celui des technologiques de 2,62%.

LES INDICATEURS DU JOUR

Les indicateurs européens du jour sont restés maussades au lendemain des PMI “flash” plus mauvais qu’attendu. En Allemagne, l’indice Ifo du climat des affaires s’est dégradé plus que prévu en octobre, à 102,8 contre 103,7 le mois précédent, et en France le nombre de demandeurs d’emploi a de nouveau augmenté au troisième trimestre, de 0,5%.

Aux Etats-Unis, les inscriptions au chômage ont augmenté à 215.000 la semaine dernière contre 210.000 la semaine précédente mais le nombre de personnes recevant régulièrement des allocations est tombé à son plus bas niveau depuis plus de 45 ans.

Les commandes de biens d’équipement industriels ont accusé un deuxième mois de baisse en septembre, suggérant une poursuite de la modération des dépenses d’équipement au troisième trimestre.

CHANGES

L’euro a cédé ses gains et viré à la baisse en réaction aux propos de Mario Draghi qui, bien que confiant dans l’issue du bras de fer entre Rome et Bruxelles sur le budget italien, a reconnu que l’union monétaire restait “fragile” en Europe. L’ouverture positive de Wall Street a par ailleurs entraîné un rally du dollar qui a accentué la faiblesse de la monnaie européenne.

Au moment de la clôture en Europe, l’euro abandonne 0,18% à 1,1371 dollar après être monté auparavant jusqu’à 1,1433.. L’indice dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, s’octroie 0,18% à 96,61, après un plus haut de deux mois de 96,681.

TAUX

Les taux longs européens sont légèrement remontés mais en restant proches de leur récents plus bas après la conférence de presse de Mario Draghi, qui s’est montré confiant dans l’évolution de l’inflation en zone euro mais a aussi reconnu une dégradation récente de la dynamique économique dans la zone euro.

Le rendement du 10 ans allemand, référence du marché européen, affichait une progression d’un point de base en fin de séance à 0,40%, après un creux de six semaines de 0,378% dans la matinée.

“Draghi a fait un assez bon travail de communication en disant que la BCE garde le cap pour retirer son soutien mais en même temps surveille les risques sans paniquer”, commente Pascal Segesser, analyste chez DZ Bank. “Il a aussi dit que si la stabilité des marchés ou des prix était en danger, des mesures pourraient être prises.”

Sur le marché américain, le rendement des Treasuries à 10 ans se maintient à 3,12% après avoir reculé jusqu’à 3,09% mercredi, un plus bas en trois semaines.

PÉTROLE

Le rebond boursier en Europe et à New York a permis aux cours du pétrole de repartir de l’avant après une ouverture en baisse.

Le Brent de mer du Nord, après avoir cédé jusqu’à 1,1% en début de journée, regagnait autour de 0,4% à 76,46 dollars au moment de la clôture européenne, en restant toutefois à 10 dollars de son plus haut de quatre ans de 86,74 dollars en date du 3 octobre. Le brut léger américain (WTI) prenait pour sa part 0,6%.

“Les craintes sur l’économie mondiale constituent maintenant un facteur plus important pour l’évolution des cours que les fondamentaux de l’offre et de la demande”, observe Fiona Cincotta, analyste chez Citi Index.

A SUIVRE VENDREDI :

Le gros morceau de la journée sera la première estimation du PIB américain du troisième trimestre à 12h30 GMT. Les économistes interrogés par Reuters prévoient en moyenne une croissance de 3,3% en rythme annualisé, contre 4,2% au deuxième trimestre.

Les investisseurs suivront également une nouvelle prise de parole de Mario Draghi, à 14h00 GMT.

Après la clôture des marchés, l’agence Standard & Poor’s fera le point sur sa note souveraine de l’Italie, dont elle pourrait abaisser la perspective.

Édité par Marc Angrand

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