October 25, 2018 / 12:25 PM / in 24 days

Wall Street attendue en hausse avec le rebond en Europe

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse à l’ouverture jeudi après sa chute de la veille, dans le sillage des Bourses européennes, qui affichent des progressions de plus de 1% pour la plupart à la mi-séance.

Wall Street est attendue en hausse à l'ouverture jeudi après sa chute de la veille, dans le sillage des Bourses européennes, qui affichent des progressions de plus de 1% pour la plupart à la mi-séance. Le CAC 40 rebondit de 1,46% à 5.025,32 vers 11h15 GMT, après un creux en début de séance à 4.925, son plus bas niveau depuis le 1er mars 2017. Le Dax reprend 0,42% mais le FTSE londonien limite son avance à 0,12%. /Photo d’archives/REUTERS/Charles Platiau

Les futures sur indices new-yorkais signalent un rebond d’environ 0,8% pour le Dow et le S&P et de 1,4% pour le Nasdaq Composite, qui a subi mercredi sa plus forte baisse en pourcentage (-4,43%) depuis août 2011. Le Dow et le S&P ont pour leur part perdu 2,41% et 3,09%, passant en territoire négatif depuis le 1er janvier.

Wall Street a entraîné dans sa chute les marchés asiatiques mais les places européennes ont, après une ouverture timide, fait preuve de résilience et accentué ensuite leur avance en cours de matinée.

À Paris, le CAC 40 rebondit de 1,46% à 5.025,32 vers 11h15 GMT, après un creux en début de séance à 4.925, son plus bas niveau depuis le 1er mars 2017. Le Dax reprend 0,42% à Francfort mais le FTSE londonien limite son avance à 0,12%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 gagne 0,26% et l’EuroStoxx 50 de la zone euro 0,84%, aidés aussi par une hausse de 1,56% de la Bourse de Milan.

Le Stoxx 600 reprend 0,32% à 354,40 après avoir touché à l’ouverture un creux de plusieurs années à 349,58 qui portait ses pertes à près de 9% depuis le début du mois d’octobre.

“Il est encourageant de voir les valeurs européennes commencer à trouver leurs marques compte tenu de la tendance baissière des valeurs américaines”, commente Pierre Bose, responsable de la stratégie européenne chez Credit Suisse Wealth Management. “Si on peut trouver un soutien pour les valeurs non américaines, ce sera positif pour le sentiment général.”

Les investisseurs restent sensibles aux résultats d’entreprises, comme le montre la déroute de WPP, et attendent à 12h30 GMT la conférence de presse de Mario Draghi, le président de la Banque centrale européenne, à l’issue d’une réunion de politique monétaire qui ne devrait pas réserver de surprise.

LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

Microsoft et Twitter, dont les résultats ont dépassé le consensus des analystes, ainsi que Tesla, bénéficiaire pour la première fois depuis 2016, devraient mener le rebond attendu à Wall Street après le plongeon de mercredi.

Microsoft prend 4% en avant-Bourse, Twitter 12%, Tesla 10%.

Du côté des semi-conducteurs, à la peine ces derniers jours, les résultats d’AMD ne seront d’aucun secours: le titre perd 18% en avant-Bourse, après déjà une chute de 10% la veille.

L’après-Bourse sera encore chargé avec les publications trimestriels d’Alphabet, Amazon et Intel à la clôture.

VALEURS EN EUROPE

Le secteur automobile (+2,63%), les ressources de base (+1,68%) et les banques (+1,51%) mènent le rebond en Europe à la mi-journée, aidées par des publications de résultats positives.

En tête du CAC 40, PSA grimpe de 6,64%, soutenu par une progression légèrement supérieure aux attentes de son chiffre d’affaires au troisième trimestre.

Schneider Electric s’adjuge 7,31%, la plus forte hausse de l’EuroStoxx 50, après avoir de nouveau relevé plusieurs de ses objectifs au vu d’un solide troisième trimestre.

Les investisseurs saluent aussi les publications du finlandais Konecranes (+13,13%), meilleure performance du Stoxx 600, de Capgemini (+5,16%) et d’UBS (+2,49%).

Les déceptions sont à l’inverse lourdement sanctionnées. WPP, qui a revu à la baisse ses prévisions, dévisse de 16% en entraînant à sa suite d’autres groupes de publicité comme Publicis (-3,61%), lanterne rouge du CAC.

Le brasseur AB Inbev (-9,78%) est pareillement puni après l’annonce d’un dividende divisé par deux.

TAUX

Les rendements obligataires dans la zone euro évoluent peu dans l’attente de la conférence de presse de Mario Draghi, qui sera sans doute interrogé sur ses propos de septembre mentionnant une accélération plus vigoureuse que prévu de l’inflation.

La BCE devrait confirmer l’arrêt de son programme de rachat d’actifs en fin d’année mais les marchés ne la voient pas relever ses taux d’intérêt avant octobre 2019.

Le rendement du 10 ans allemand, référence de la zone euro, remonte à 0,403% après un plus bas de six semaines de 0,388% en début de séance..

Les rendements italiens se détendent d’une douzaine de points de base, dans le sillage des banques du pays dont l’indice boursier gagne 2,80%, sa meilleure performance en six semaines..

L’écart de rendement entre le 10 ans allemand et le 10 ans italien revient à 310,3 points de base après avoir atteint 323 points en début de séance, un plus haut d’une semaine et le deuxième plus important depuis 2013.

CHANGES

L’euro remonte légèrement face au dollar, après un creux de deux mois de 1,1378, tandis que le yen se stabilise autour de 112,25.

L’indice dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de devises, abandonne 0,1% après sa hausse de la veille.

En attendant la BCE, l’évolution la plus significative sur le marché des changes a été le recul de 0,3% du yuan offshore, à 6,9668 pour un dollar, sur fond d’inquiétudes sur la croissance mondiale et notamment en Chine. La monnaie chinoise tombe ainsi à son plus bas niveau depuis le début janvier 2017.

PÉTROLE

Le rebond boursier en Europe et la perspective d’une ouverture en hausse à Wall Street ont permis aux cours du pétrole de se stabiliser après une ouverture en baisse.

Le Brent de mer du Nord, en repli de 1,1% le matin, reprend ainsi autour de 0,3% à 75,35 dollars vers la mi-journée, en restant toutefois à plus de 10 dollars de son plus haut de quatre ans de 86,74 dollars en date du 3 octobre.

“Les craintes sur l’économie mondiale constituent maintenant un facteur plus important pour l’évolution des cours que les fondamentaux de l’offre et de la demande”, observe Fiona Cincotta, analyste chez Citi Index.

Édité par Marc Angrand

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