October 24, 2018 / 5:02 PM / 21 days ago

Les Bourses n'ont pas résisté face aux incertitudes, l'euro en repli

PARIS (Reuters) - Les Bourses en zone euro ont terminé en baisse dans le sillage de Wall Street, l’aversion au risque faisant son retour après une courte accalmie, dans un contexte de fortes incertitudes à la veille de la réunion de politique monétaire de la Banque centrale européenne.

Les Bourses en zone euro ont terminé en baisse. À Paris, le CAC 40 a terminé en repli de 0,29%. Le Footsie britannique a pris 0,11% et le Dax allemand a perdu 0,73%. /Photo d'archives/REUTERS/Johannes Eisele

À Paris, le CAC 40 a terminé en repli de 0,29% à 4.953,09 points. Le Footsie britannique a pris 0,11% et le Dax allemand a perdu 0,73%.

L’indice EuroStoxx 50 a reculé de 0,34%, le FTSEurofirst 300 de 0,16% et le Stoxx 600 de 0,22%.

La Bourse de Milan a fini la séance en repli de 1,69%, au lendemain du rejet par la Commission européenne du projet du budget de l’Italie, que Rome ne compte pas modifier, a fait savoir dans la matinée le vice-président du Conseil, Matteo Salvini.

“On doit accepter que dans cette période de correction des marchés, nous avons des jours avec et des jours sans. Il y a quelques jours, les marchés étaient portés par l’annonce de la Chine sur les mesures de relance, puis un autre jour, ce sont les résultats d’entreprises, jugés mauvais, qui ont plombé les Bourses” commente Andrew Milligan, responsable de la stratégie chez Aberdeen Standard Investments.

Parmi les autres facteurs qui ont lourdement pesé sur les marchés, on peut également citer les risques géopolitiques avec l’Arabie Saoudite à la suite de la mort du journaliste et dissident Jamal Khashoggi, les négociations sur le Brexit et les craintes sur la croissance mondiale.

LES INDICATEURS DU JOUR

A ce sujet, les premiers résultats des enquêtes PMI auprès des directeurs d’achats ont montré un ralentissement plus important que prévu de l’activité des entreprises en zone euro.

“Il est évident que l’économie de la zone euro souffre des incertitudes nées de la guerre commerciale et d’une dynamique de croissance mondiale moins soutenue; cette faiblesse s’étend à l’économie locale”, dit Jan von Gerich, responsable de la stratégie de Nordea.

A SUIVRE JEUDI :

Cette évolution de la conjoncture dans la zone euro est une mauvaise nouvelle pour la Banque centrale européenne (BCE), qui compte mettre un terme à son programme d’assouplissement quantitatif (QE) en décembre.

Les investisseurs suivront donc avec attention le Conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne, en quête de commentaires sur les perspectives de croissance en Europe et sur le bras de fer entre l’Union européenne et l’Italie concernant son budget prévisionnel pour 2019.

Aux Etats-Unis, les inscriptions hebdomadaires au chômage seront à l’agenda.

Du côté des résultats, les poids lourds de la technologie que sont Twitter, Alphabet publieront avant l’ouverture de Wall Street alors qu’Amazon et Intel publieront après la clôture.

A WALL STREET

Pour le moment, le titre Boeing parvient à tirer son épingle du jeu avec un gain de 3,65% après avoir publié un bénéfice trimestriel supérieur aux attentes et relevé sa prévision de bénéfice annuel à la faveur d’une demande soutenue pour les avions de ligne.

En revanche, Texas Instruments recule de 3,88% après d’objectifs pour le trimestre en cours inférieurs aux attentes, lésé par un ralentissement de la demande pour ses produits.

AT&T et UPS perdent respectivement 6,54% et 2,98% à la suite également de leur résultats trimestriels, jugés décevants.

Les trois indices phares de Wall Street, après avoir hésité à l’ouverture, sont en baisse: le S&P-500 recule de 0,73%, le Dow Jones de 0,29% et le Nasdaq de 1,21%.

VALEURS

En Europe, le secteur automobile a enregistré la plus forte baisse: -2,39%. En sein de ce compartiment, Porsche a chuté de 5,75% - et le groupe Volkswagen auquel il appartient a perdu 4,29% - après avoir été sommé par la justice allemande de verser 47,2 millions d’euros d’indemnisation dans le cadre du scandale des moteurs diesel truqués.

Le secteur des ressources de base a perdu 1,93% et celui des hautes technologies 1,85%. Le fabricant de semi-conducteurs STMicroelectronics a chuté de 10,02%, sanctionné pour des prévisions jugées décevantes pour le quatrième trimestre dans un contexte de marché fébrile.

Parmi les plus fortes hausses du Stoxx 600, le groupe de luxe Kering a grimpé de 4,79% après un troisième trimestre nettement meilleur qu’attendu grâce entre autres à sa marque Gucci, ce qui rassure les investisseurs sur l’évolution de la demande chinoise.

Egalement dans le vert, Safran a gagné 3,99% et Vinci 3,71% après avoir fait état d’un chiffre d’affaires trimestriel supérieur aux attentes. Deutsche Bank a reculé de 4,76% après l’annonce d’un bénéfice trimestriel en chute libre et une prévision de contraction de son revenu annuel.

CHANGES

L’euro recule de 0,7% à 1,1389 dollar, un plus bas de deux semaines, plombé par des indices PMI décevants.

Cette faiblesse de l’euro a profité au dollar, qui grimpe de 0,45% face à un panier de devises de référence.

La livre sterling recule de 0,65% face au dollar, à un creux de plus d’un mois, sous pression face aux incertitudes persistantes sur le Brexit, alors que la Première ministre britannique, Theresa May, devait rencontrer dans la journée les députés de son parti à la Chambre des communes.

TAUX

Le rendement du Bund à 10 ans est tombé à 0,389% et son équivalent français à 0,77%, un plus bas de cinq semaines

Aux Etats-Unis, le rendement des Treasuries à 10 ans reculent à environ 3,123%.

La Réserve fédérale américaine devrait continuer à relever ses taux d’intérêt au moins deux - mais plus probablement trois - fois avant de se demander si de nouveaux relèvements de taux visant à freiner la croissance se justifient, a déclaré le président de la Fed de Dallas, Robert Kaplan.

PÉTROLE

Les cours du pétrole sont en hausse, après avoir touché un plus bas de deux mois dans le journée. Le Brent évolue autour de 76,8 dollars (+0,6%) et le brut léger américain de 67,3 dollars (+1,25%).

Les investisseurs ont pris connaissance des chiffres de l’Agence américaine d’information sur l’Energie (EIA) qui ont montré une augmentation plus forte que prévu des stocks de pétrole brut aux États-Unis, mais une nette baisse des stocks d’essence et de produits distillés, dont le diesel.

Édité par Juliette Rouillon

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