October 24, 2018 / 8:06 AM / 20 days ago

Légère dégradation du climat des affaires en octobre

PARIS (Reuters) - Le climat des affaires s’est légèrement dégradé ce mois-ci en France pour redescendre à son plus bas niveau depuis plus d’un an et demi, tout en restant relativement élevé, selon les données publiées mercredi par l’Insee.

Le climat des affaires s'est légèrement dégradé ce mois-ci en France pour redescendre à son plus bas niveau depuis plus d'un an et demi, tout en restant relativement élevé, selon les données publiées mercredi par l'Insee. /Photo prise le 25 septembre 2018/REUTERS/Christian Hartmann

Le recul est plus prononcé dans l’industrie manufacturière, où le climat des affaires se dégrade dans la quasi-totalité des secteurs, exception faite des biens d’équipement.

Au plus bas depuis février 2017, l’indicateur global du climat des affaires, calculé sur la base des réponses de chefs d’entreprise, baisse d’un point, à 104, sa valeur de septembre - initialement annoncée à 106 - ayant été révisée en baisse d’un point.

Il s’inscrit en net repli par rapport au pic atteint en fin d’année dernière mais se maintient au-dessus de sa moyenne de longue période, 100, qu’il dépasse sans discontinuer depuis janvier 2016.

L’indicateur de l’industrie manufacturière a cédé trois points, à 104, son plancher depuis novembre 2016. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce qu’il reste stable, à 107.

A l’inverse, celui des services n’a pas varié, à 105, celui du bâtiment est aussi resté inchangé, à 108, mais l’indicateur du commerce de détail a plongé de quatre points, à 105.

L’indicateur de retournement pour l’ensemble de l’économie reste dans la zone indiquant un climat conjoncturel favorable, souligne l’Insee.

Quant au climat de l’emploi, il reste stable et s’inscrit pour le troisième mois consécutif à 107, soit bien au-dessus de sa moyenne de longue période.

Dans son enquête trimestrielle de conjoncture dans l’industrie manufacturière publiée parallèlement, l’Insee fait état des tensions persistantes sur l’appareil de production, malgré un léger repli.

Le taux d’utilisation des capacités de production recule de 0,1 point, à 85,2%. Il se situe en deçà de son pic de dix ans atteint en janvier - 85,8% - mais dépasse sa moyenne de longue période - 83,0%.

Les goulots de production restent importants et bien supérieurs à la moyenne et les industriels sont aussi nombreux qu’en juillet à estimer qu’ils ne pourraient pas produire davantage s’ils recevaient plus de commandes, souligne l’Insee.

La proportion d’entreprises confrontées uniquement à des difficultés d’offre recule d’un point mais se maintient à un haut niveau, autour de 30% depuis le début de l’année.

Cette enquête fait aussi apparaître une poursuite de l’érosion de l’optimisme des industriels sur l’évolution de la demande globale et étrangère prévue pour les trois prochains mois. Leurs anticipations sont retombées ce mois-ci à leur plus bas niveau depuis octobre 2016, alors qu’elles avaient atteint en janvier des sommets depuis 2000.

Myriam Rivet, édité par Simon Carraud

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