October 10, 2018 / 3:30 PM / a month ago

Les banques en ligne et néobanques peinent à être rentables

PARIS (Reuters) - Les nouveaux acteurs bancaires, à savoir les banques en ligne et les néobanques, peinent pour la plupart à être rentables en raison des dépenses d’investissement et de marketing et de revenus structurellement faibles, indique mercredi l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (Acpr).

Les nouveaux acteurs bancaires, à savoir les banques en ligne et les néobanques comme Orange Bank, peinent pour la plupart à être rentables en raison des dépenses d'investissement et de marketing et de revenus structurellement faibles. /Photo d'archives/REUTERS/Charles Platiau

Dans une étude réalisée auprès de douze établissements bancaires et pour le seul marché français, le superviseur bancaire note que ces banques en ligne et néobanques comme Orange Bank, l’allemand N26 Bank, le britannique Revolut ou encore Compte Nickel (BNP Paribas) et Boursorama (Société générale), sont parvenus à s’imposer dans le paysage bancaire français et qu’elles contribuent à dynamiser l’innovation.

Selon l’Acpr, 6,5% des Français sont aujourd’hui clients de ces nouveaux acteurs bancaires et, surtout, un tiers des conquêtes de nouveaux clients ont été réalisées par ce type d’acteurs l’an dernier.

Reste que des facteurs comme le profil de leurs clients - jeunes, aisées et déjà bancarisés - et les dépenses commerciales, avec par exemple les primes de bienvenue, pèsent sur la rentabilité de leur modèle.

“Sauf quelques rares exceptions, ces nouveaux acteurs ne sont pas parvenus à dégager des résultats positifs en 2017”, souligne le régulateur.

“Bien que leur clientèle soit en moyenne plus aisée et plus urbaine, celle-ci est encore plus jeune et compte davantage de clients inactifs et moins de clients en banque principale.”

Pour l’Acpr, cette clientèle se révèle “moins profitable” que celle des réseaux bancaires classiques.

La moitié des établissements interrogés dans le cadre de l’étude déclare viser une rentabilité à fin 2020 mais l’Acpr met en doute leur capacité à atteindre cet objectif.

“Si les acteurs sondés (...) ambitionnent un total de 13,3 millions de clients à fin 2020, aucun élément ne laisse présager une croissance du marché français”, analyse l’Acpr.

“La population française est déjà fortement bancarisée, la croissance démographique reste faible et l’hypothèse d’une augmentation structurelle de la multi-bancarisation reste débattue”, insiste le superviseur qui n’exclut pas pour autant que ces néobanques puissent venir bouleverser les positions acquises par les banques traditionnelles.

Matthieu Protard, édité par Jean-Michel Bélot

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