October 9, 2018 / 12:28 PM / 8 days ago

Wall Street attendue en baisse, dans le sillage de l'Europe

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue dans le rouge et les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance mardi, le sentiment général sur les marchés restant dominé par les préoccupations liées au ralentissement de la croissance mondiale, aux tensions commerciales, à la remontée des rendements obligataires ou encore à la politique budgétaire italienne.

Wall Street est attendue dans le rouge et les Bourses européennes creusent leurs pertes à mi-séance mardi. Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de 0,5% à 0,6%. /Photo prise le 3 octobre 2018/REUTERS/Brendan McDermid

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en repli de 0,5% à 0,6%. Si le Dow Jones a fini dans le vert lundi et le Standard & Poor’s 500 à l’équilibre, le Nasdaq Composite a déjà enchaîné trois séances consécutives de repli.

À Paris, le CAC 40, dans le rouge pour la quatrième séance consécutive, cède 0,47% à 5.275,51 points vers 11h35 GMT. Sa performance 2018 est repassée lundi en territoire négatif. À Francfort, le Dax recule de 0,6% et à Londres, le FTSE 100 perd 0,46%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en baisse de 0,35%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,59% et le Stoxx 600 recule de 0,54%, au plus bas depuis le 5 avril.

La clôture dans le vert de l’indice SSE Composite de la Bourse de Shanghai (+0,17%) après sa chute de la veille avait permis aux places européennes d’ouvrir en légère hausse mais elles ont reperdu du terrain en matinée.

Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance mondiale pour cette année et l’an prochain de 0,2 point de pourcentage, à 3,7% dans les deux cas, en mettant en avant les risques liés aux barrières douanières, aux sorties de capitaux des marchés émergents et aux risques politiques.

Pour la Chine, deuxième économie mondiale, le FMI a ramené sa prévision de croissance 2019 à 6,2% après 6,6% attendu pour cette année.

Ni le diagnostic ni les prévisions ne sont réellement surprenants mais ils soulignent une nouvelle fois les risques qui pèsent sur les perspectives économiques.

“Bien que nous restions optimistes sur la solidité des fondamentaux économiques au cours des prochains mois, le risque baissier inhérent à la montée des tensions commerciales nous incite à plus de prudence à l’égard des perspectives des actifs risqués à court terme”, explique dans une note Stewart Robertson, économiste senior d’Aviva Investors. “Par conséquent, nous sommes proches de la neutralité sur les actions.”

TAUX

Au-delà de la perspective d’un ralentissement de la croissance, les marchés actions souffrent de la remontée continue des rendements des emprunts d’Etat, favorisé par l’évolution des anticipations de taux aux Etats-Unis.

Alors que le marché obligataire américain était fermé lundi, les rendements des Treasuries américains à dix et 30 ans ont touché mardi de nouveaux sommets, de sept ans à 3,261% pour le premier et de quatre ans à 3,446% pour le second.

Leur progression ininterrompue soutient les rendements de référence européens, le dix ans allemand oscillant autour de 0,55%.

Les emprunts d’Etat italiens, eux, continuent de souffrir des incertitudes sur le budget 2019 du gouvernement de Giuseppe Conte, même si le ministre de l’Economie, Giovanni Tria, a plaidé au Parlement en faveur de discussions “constructives” avec la Commission européenne.

La Banque d’Italie a parallèlement mis en garde contre le risque d’un cercle vicieux lié au coût de la dette publique.

Les rendements des BTP à cinq et dix ans prennent l’un comme l’autre plus de dix points de base, au plus haut depuis plus de quatre ans. Quant au 30 ans, il a dépassé le seuil psychologique de 4% pour la première fois depuis plus de quatre ans.

VALEURS EN EUROPE

L’indice de référence des banques italiennes souffre de la nouvelle poussée des rendements obligataires du pays et cède 0,84%.

A l’échelon européen, la plus forte baisse sectorielle est pour le compartiment de la pharmacie et de la santé (-1,16%), pénalisé entre autres par la chute de 6,06% du français Ipsen, lanterne rouge du Stoxx 600 après l’abaissement de la recommandation de JPMorgan.

La baisse la plus spectaculaire du jour est pour le groupe allemand d’électronique grand public Ceconomy, qui chute de 17,66% après avoir annoncé que ses résultats annuels 2017-2018 seraient inférieurs à ses prévisions, pourtant abaissées le mois dernier. A Paris, Fnac Darty, détenu à 24% par Ceconomy, abandonne 1,2%.

A la hausse, le secteur du pétrole et du gaz (+0,84%) et celui des ressources de base (+0,41%) profitent de la hausse des cours des matières premières.

TechnipFMC (+2,72%) et Total (+0,85%) figurent parmi les plus fortes hausses du CAC 40.

LVMH est stable. Le numéro un mondial du luxe publiera son chiffre d’affaires trimestriel après la clôture.

PÉTROLE

Le marché pétrolier bénéficie de nouvelles informations sur la baisse des exportations de brut de l’Iran (troisième producteur de l’Opep) avant même l’entrée en vigueur de nouvelles sanctions américaines et de l’arrêt de certaines installations du golfe du Mexique à l’approche de l’ouragan Michael.

Selon des sources du secteur, les exportations iraniennes ont encore diminué la semaine dernière, les acheteurs se préparant à l’application des sanctions américaines, prévue pour le 4 novembre.

Les ventes de brut iranien à l’étranger seraient ainsi tombées autour d’un million de barils par jour (bpj) contre au moins 2,5 millions en avril.

CHANGES

Le dollar poursuit sa hausse contre un panier de devises de référence (+0,34%), profitant à la fois de la remontée des rendements des Treasuries et de la faiblesse de l’euro, handicapé par les craintes liées au budget italien.

La monnaie unique européenne cède 0,45% face au billet vert à 1,1438, au plus bas depuis le 20 août.

Le yuan chinois, lui, tente de se stabiliser autour de 6,92 pour un dollar après sa chute de lundi, conséquence des nouvelles mesures de soutien à l’activité économique prises par Pékin.

Édité par Blandine Hénault

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