October 9, 2018 / 11:18 AM / 2 months ago

Services financiers: L'UE doit parer aux risques d'un Brexit dur, selon la BOE

La Banque d'Angleterre (BoE) (photo) appelle mardi l'Union européenne à faire davantage pour protéger les services financiers transfrontaliers des risques liés à un éventuel Brexit "dur" (sans accord), soulignant l'urgence qu'il y a à traiter le problème. /Photo prise le 23 septembre 2018/REUTERS/Henry Nicholls

LONDRES (Reuters) - La Banque d’Angleterre (BoE) appelle mardi l’Union européenne à faire davantage pour protéger les services financiers transfrontaliers des risques liés à un éventuel Brexit “dur” (sans accord), soulignant l’urgence qu’il y a à traiter le problème.

Moins de six mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l’UE, qui va potentiellement créer de nouvelles barrières pour les entreprises ayant des activités transfrontalières, la BoE a précisé que les secteurs de l’assurance, du trading de produits dérivés et du transfert de données étaient concernés.

“Il y a eu des progrès considérables réalisés au Royaume-Uni pour remédier à ces risques, mais seulement des progrès limités dans l’Union européenne”, a déclaré mardi le comité de politique financière de la banque centrale britannique dans un communiqué, à la suite d’une réunion qui s’est tenue le 3 octobre.

“Dans le temps limité qui nous reste, il n’est pas possible pour les entreprises de corriger complètement les perturbations des services financiers. Le besoin que les autorités complètent les mesures de correction est désormais pressant.”

Le secteur des produits dérivés, un marché qui représente une valeur nominale de 40.000 milliards de livres (près de 46.000 milliards d’euros), est confronté à l’incertitude après le Brexit, qui sera effectif le 29 mars, si l’UE ne prend pas de mesures pour assurer la maintien des règles existantes.

Dans l’assurance, même si les compagnies basées au Royaume-Uni mettent en oeuvre tous leurs projets de déménagement de leurs activités européennes hors du Royaume-Uni avant mars, environ neuf millions d’assurés de l’UE seraient encore dans l’incertitude après le Brexit, a ajouté le banque centrale.

De même, le comité a dit qu’il laissait inchangé le taux de réserves de fonds propres pour les banques, ayant remarqué une retenue des emprunteurs tout en s’inquiétant d’une accélération du crédit aux entreprises fortement endettées.

Les banques britanniques doivent constituer des réserves de fonds propres contracycliques de 1% seulement de leurs actifs pondérés du risque afin d’éviter de nouvelles opérations de sauvetage financées par le contribuable comme après la crise financière mondiale. Le comité de politique financière a précisé qu’il reverrait le niveau de ces réserves lors de sa prochaine réunion le 28 novembre.

Huw Jones et William Schomberg, Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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