October 8, 2018 / 12:47 PM / 12 days ago

Wall Street attendue en baisse, dans le sillage de la Chine et l'Europe

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en légère baisse lundi et les Bourses européennes sont en repli à mi-séance, dans des marchés qui restent fragilisés par l’envolée des rendements obligataires et la chute des places chinoises liée aux craintes quant à l’impact sur la croissance des tensions commerciales avec les Etats-Unis. Les futures sur indices signalent une ouverture de Wall Street en baisse de 0,2% à 0,3% pour le Nasdaq, le S&P et le Dow Jones.

Wall Street est attendue en légère baisse lundi et les Bourses européennes sont en repli à mi-séance. À Paris, l'indice CAC 40 recule de 0,84% en début d'après-midi. À Francfort, le Dax cède 0,79% et à Londres, le FTSE perd 0,53%. /Photo prise le 11 septembre 2018/REUTERS/Lucas Jackson

À Paris, l’indice CAC 40 recule de 0,84% à 5.314,13 points en début d’après-midi. À Francfort, le Dax cède 0,79% et à Londres, le FTSE perd 0,53%. La Bourse de Milan chute de 2,22%.

L’indice paneuropéen FTSEurofirst 300 est en repli de 0,83%, l’EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,73% et le Stoxx 600 de 0,82%.

Pris au dépourvu la semaine dernière par la vive remontée des rendements des Treasuries, les investisseurs doivent faire face lundi à un regain de tensions sur le commerce entre les Etats-Unis et la Chine qui a fait chuter les Bourses chinoises pour leur réouverture après une semaine fériée.

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est en visite lundi à Pékin, mais les échanges avec le ministre chinois des Affaires étrangères ont été extrêmement tendus devant la presse.

Les critiques adressées samedi par la Commission européenne à l’Italie sur ses objectifs budgétaires ont par ailleurs relancé les tensions sur les actifs du pays: les rendements italiens grimpent et les valeurs bancaires du pays chutent.

Le vice-président du Conseil italien Matteo Salvini a qualifié lundi Jean-Claude Juncker et Pierre Moscovici, président de la Commission européenne et commissaire aux Affaires économiques, d’”ennemis de l’Europe”. Les inquiétudes des investisseurs face à la hausse des taux américains, la montée du protectionnisme dans le monde, la faiblesse des marchés émergents et les tensions en Europe autour du budget italien, ont entraîné une forte baisse des actions qui ont reculé globalement de 2% depuis le début du mois d’octobre. LES VALEURS À SUIVRE À WALL STREET

VALEURS EN EUROPE Le regain de tensions sur les taux italiens pèse sur les banques italiennes dont l’indice sectoriel chute de 4%.

Les craintes sur le front commercial plombent parallèlement le compartiment automobile (-1,31%), très sensible aux développements sur ce sujet.

Le secteur des technologies abandonne 1,15% dans la foulée du repli du compartiment vendredi soir à Wall Street. A Paris, STMicroelectronics cède encore 1,55%.

Les fabricants européens d’appareils auditifs sont chahutés en Bourse, les traders évoquant le fait que le nouvel appareil du concurrent américain Bose a été homologué par la Food and Drug Administration (FDA) américaine.

William Demant perd près de 10%, GN Store Nord recule de plus de 8% et Sonova décroche de 9,5%.

Le secteur pétrolier (-1,5%) est affecté par le net repli des cours du brut. A Paris, Vallourec perd plus de 6% et TechnipFMC cède 2,8%, lanternes rouges respectives du SBF 120 et du CAC 40.

TAUX Le marché obligataire américain est fermé ce lundi pour Columbus Day.

Cela offre un répit aux investisseurs après la vive remontée des derniers jours qui a porté le rendement des Treasuries à dix ans à un pic de 3,248%, un plus haut depuis mai 2011.

En Europe, les critiques de la Commission européenne sur le budget italien propulsent les rendements de la dette souveraine du pays à de nouveaux pics de quatre ans et demi.

CHANGES La chute des actions relance la demande de dollars dans un repli vers les actifs moins risqués. L’indice dollar, qui mesure l’évolution du billet vert face à un panier de devises de référence, gagne 0,3% environ, se rapprochant de son pic de 14 mois déjà touché mi-août.

L’euro, affaibli par les tensions autour de l’Italie, abandonne 0,4% autour de 1,1470 dollar, près de son plus bas niveau depuis le 20 août.

PÉTROLE

Les cours du brut sont orientés en nette baisse alors que les Etats-Unis ont semblé assouplir leur position sur les sanctions à venir sur les importations de pétrole en provenance de l’Iran. Un responsable de l’administration Trump a indiqué vendredi que Washington pourrait envisager des exemptions pour les pays ayant déjà fait des efforts pour réduire leurs importations de pétrole iranien.

Le ministre indien du pétrole a par ailleurs indiqué lundi que deux compagnies du pays avait commandé des barils en provenance de l’Iran pour le mois de novembre.

Le prix du baril de Brent revient sous 83 dollars après un pic à plus de 86 dollars la semaine dernière et celui du brut léger américain retombe à 73,24 dollars après avoir frôlé les 77 dollars il y a quelques jours.

ÉMERGENTS

En Asie, l’indice composite de la Bourse de Shanghai a décroché lundi de 3,72%, son plus fort repli journalier depuis le 19 juin, et l’indice CSI 300 des grandes capitalisations de Chine continentale a lâché 4,3%, soit sa plus forte baisse depuis le 25 février 2016.

Plutôt que de rassurer, l’intervention de la banque centrale chinoise, qui a réduit d’un point de pourcentage le taux des réserves obligatoires, a souligné au contraire les inquiétudes des autorités concernant l’impact des tensions commerciales avec Washington sur la croissance.

L’élection présidentielle au Brésil, où le candidat de l’extrême droite, Jair Bolsonaro, est arrivé très largement en tête du premier tour, favorise le real et devrait soutenir la Bourse brésilienne.

“Le résultat du premier est impressionnant (plus de 46%) et la hausse du real face au dollar depuis hier au soir montre que les marchés parient sans doute sur sa victoire au sortir du deuxième tour dans trois semaines”, dit Stéphane Déo chez LBPAM. “Ceux-ci font crédit à Bolsonaro d’un programme économique libéral. Même si les électeurs ont sans doute davantage voté pour l’éradication de la corruption que pour tel ou tel projet économique”.

Édité par Blandine Hénault

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